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  1. // Milan AC
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  3. // Billet d'humeur de Vikash Dhorasoo

Ambro, ciao bello !

L'information passe un peu inaperçue, pourtant, après Inzaghi, Gattuso et Seedorf, c'est un nouveau monument qui va laisser un grand vide dans les vestiaires et sur la pelouse de San Siro : Massimo Ambrosini au Milan AC, c'est fini. Lui qui portait le maillot rossoneri depuis 1995…

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Massimo Ambrosini s'en va car Massimo Ambrosini n'est pas Filippo Inzaghi, n'est pas Paolo Maldini. Parce qu'Ambrosini ne fait pas partie des « Immortali » du grand Milan AC. Lui, à la différence des deux autres, ne choisira pas où et quand il arrêtera de jouer pour le Milan. Milan voulait peut-être le prolonger, qui sait. Mais pourquoi garder un joueur qui va de moins en moins jouer ? Lui voulait peut-être rester, qui sait. Mais comment accepter de passer tout son temps sur le banc ? En tout cas, la saison prochaine, « Ambro » portera les couleurs d'un autre club. Et ça, ce sera étrange. Pourtant, Ambrosini reviendra sans doute un jour au Milan, car le Milan a de la mémoire. Celle qui fait tant défaut au foot.

Oui : le football n'a pas de mémoire. Raúl avant lui, Gattuso, Seedorf plus récemment, Juninho, voire Lampard peut-être bientôt, s'en sont allés. Parce que le football ne vaut rien face au réalisme de la victoire. Rien face à la réalité économique. Le réalisme des uns n'est pas forcément le réalisme des autres : certains croient aux rêves et aux histoires, d'autres aux victoires, aux titres et aux pépettes. Mais à la fin, les histoires sont toujours plus fortes que le « réalisme » *.

Alors, je sais, moi aussi, j'ai cédé face au réalisme en quittant Le Havre pour aller dans un meilleur club et gagner plus d'argent. J'aurais aimé rester au Havre toute ma vie, j'aurais aimé y revenir, mais la réalité était trop forte. Je voulais essayer de jouer avec les meilleurs et contre les meilleurs. Et j'y suis parvenu. J'aurais aimé qu'Ambrosini reste à vie au Milan AC, que Raúl finisse au Real, que Juninho ne quitte jamais Lyon. Ça, c'était le sens de l'Histoire, pas le sens du réalisme, le succès du système, de l'économie et de la victoire à tout prix. Oui Ambro, Gattuso et Seedorf devraient - pourraient – encore être des joueurs du Milan parce que l'histoire, l'attachement, la fidélité c'est plus beau que gagner ou perdre et c'est même plus fort que les titres. Certes, mais les joueurs passent, le club reste et les trophées s'entassent.

Heureusement pour Galliani, Aulas, Perez et leurs copains, les supporters eux non plus n'ont pas de mémoire, ou alors la mémoire courte, et ils oublieront Ambrosini comme ils ont oublié les autres. Un nouveau joueur est déjà là pour raconter une nouvelle histoire. La saison peut recommencer. Ambro va néanmoins laisser un grand vide dans le vestiaire désert des « Seigneurs » du Milan. Ambro a marqué l'histoire de ce club et il manquera dans les couloirs de Milanello. Quand Ambro est là, ça ne se voit pas spécialement. Mais quand il n'est pas là, ça se voit forcément. Et il vous manque. Sur le terrain, même refrain. Le grand et fort Massimo Ambrosini avance sur l'adversaire comme un rouleau compresseur, et c'est toute l'équipe qui avance avec lui. À l'aller face au Barça, cette saison, il a sonné la charge et porté avec lui la fierté du Milan avant d'être balayé au match retour. À Eindhoven, en 2005, le Milan est éliminé de la Ligue des champions... jusqu'à son coup de tête. Ambro, c'est le gladiateur, celui qui se blesse et qui revient, qu'on écarte et qui revient encore. Ambro, c'est la classe. Une classe qui va désormais manquer au grand Milan…


Vidéo

* C'est ce réalisme que défend l'association Tatane. Tatane sait que personne n'est indispensable. Le foot se joue à onze et se joue toujours à onze même après l'arrêt de Pélé, Platini, Maradona, Zidane... Même Lionel Messi arrêtera un jour aussi, mais le Barça ne jouera pas à dix pour autant. Tatane ne renonce pas face au système. Le foot pro, le foot business peut s'arrêter demain, mais le foot des quartiers, des banlieues, des villages continuera toujours. Et Tatane ne s'arrêtera pas de croire aux belles histoires.

Par Vikash Dhorasoo
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