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  2. // 31è journée

Amauri offre un oeuf de Pâques à la Juve

Un but de l’ancien turinois Amauri permet à la Fiorentina de s’imposer sur la pelouse du Milan AC (1-2). La Juve, vainqueur de Palerme (0-2), en profite pour reprendre la tête de la Serie A. La Roma s’effondre à Lecce (4-2), l’Udinese dégomme Parme (3-1) et l’Inter fait match nul à Cagliari (2-2).

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Il fallait une belle histoire pour, peut-être, changer le cours de cette Serie A. Et celui-ci arrive justement le week-end de la résurrection de Jésus. Tiens, c’est drôle. Avec ses cheveux longs et sa barbe, Amauri Carvalho de Oliveira a justement des faux airs de Jésus. Le miracle est arrivé dans l’enceinte de San Siro (encore un Saint). 84ème minute du match entre le Milan AC et la Fiorentina. Les deux équipes n’arrivent pas à se départager. Et puis, le voilà. Qui descend de sa croix. Ou plutôt, qui quitte ce chemin de croix sur lequel il était embarqué depuis près d’un an. Amauri profite d’une erreur de Philippe Mexès, échange un ballon avec Jovetic, l’auteur du premier but florentin, et trompe Abbiati d’une frappe croisée. 2-1. San Siro est muet. On n’entend plus qu’Amauri, qui vient gueuler toute sa rage devant la caméra, et qui éclipse d'un coup d'un seul le retour d'un autre miraculé : Antonio Cassano. Le Milan AC ne s’en remettra pas, et s’incline pour la deuxième fois en quatre jours, après la défaite au Camp Nou contre le Barça. Et ce revers là fait mal, très mal. Car il s’agit d’une véritable offrande pour la Juventus, qui se déplace dans quelques minutes sur le terrain de Palerme.

Mis au courant de la défaite milanaise grâce au but décisif de leur ancien coéquipier (chassé par les dirigeants, faut-il le rappeler), les juventini ont donc rapidement compris l’enjeu : une victoire en Sicile, et ils reprennent la tête de la Serie A. Et les Turinois n'ont pas flanché. Comme contre l'Inter et contre le Napoli, les joueurs d'Antonio Conte ont attendu la deuxième période pour faire craquer un Palerme qui n'avait, de toutes façons, pas grand chose à proposer. Bonucci ouvre le score de la tête sur un corner de Pirlo (et cette fois-ci, pas d’ambiguïté, le but lui appartient) avant que Quagliarella ne double la mise d'une jolie frappe enveloppée. La Juve aligne là une quatrième victoire de rang sans encaisser le moindre but, et va pouvoir célébrer Pâques en regardant toutes les autres équipes de haut. Autoritaire, déterminée, la Juve a su profiter du faux pas du Milan AC pour lui chiper la première place. Il reste désormais sept journées pour réaliser un rêve que les tifosi attendent depuis 2006. Quant aux dirigeants bianconeri, ils ne manqueront pas d'envoyer une belle Colombe de Pâques à Amauri.

La Roma se fait dépouiller

Juste en-dessous du duel entre Milanais et Turinois, la lutte pour la troisième place qualificative pour la Ligue des Champions fait rage. Tout le monde, évidemment, attend le choc du soir entre la Lazio et le Napoli, décisif pour les deux clubs. En attendant, et indépendamment du résultat de ce soir, l’Udinese a déjà fait la bonne opération de la journée. Les Frioulans, incapables de s’imposer lors des cinq derniers tours, ont retrouvé le gout de la victoire face à Parme (3-1). Di Natale, qui n’avait plus marqué depuis trois matches (presque un record pour lui), offre d’abord l’ouverture du score à Asamoah, avant de doubler la mise, tout seul comme un grand. Parme, vainqueur de la Lazio la semaine dernière dernière, réduit l’écart en fin de rencontre, mais le crainte ne dure que cinq minutes, le temps pour Asamoah de claquer son premier doublé en Serie A. Succès fondamental pour l’Udinese, qui revient provisirement à hauteur de la Lazio, et qui va évidemment prier pour un match nul ce soir. Non, les hommes de Guidolin ne sont pas morts et enterrés, loin de là.

En revanche, cela va être très compliqué pour la Roma et l’Inter. Les Romains, qui avaient repris courage la semaine dernière avec son succès contre Novara, sont allés se scratcher sur la pelouse glissante du Via del Mare de Lecce (4-2). Les giallorossi, privés de Totti, ont réalisé une première heure de jeu à la limite du scandale, permettant au feu-follet Muriel et à Di Michele d’inscrire chacun un doublé. 4-0 sur la pelouse d’un relégable, Luis Enrique n’en croit pas ses yeux. En fin de rencontre, en l’espace de soixante secondes, Bojan et Lamela rendent moins amère la défaite. Mais les faits sont là : la Roma concède une douzième défaite cette saison, et va désormais devoir préparer un véritable choc de la dernière chance contre l’Udinese, mercredi soir. Et l’Inter ? Pour son deuxième match sur le banc nerazzurro, Andrea Stramaccioni est allé chercher un match nul sur le terrain de Cagliari (enfin, pas vraiment sur son terrain, puisque la rencontre se disputait à Trieste). Par deux fois, son équipe a été menée. Par deux fois, ses joueurs ont immédiatement réagi, d’abord par Milito, ensuite par Cambiasso. L’Inter prend un petit point, qui lui permet de revenir à une longueur de la Roma. Pour la troisième place, cela va être plutôt difficile, mais pour une place européenne, tout reste à jouer. Et sinon, on est toujours sans nouvelles du vrai Wesley Sneijder.

Le Genoa pas serein du tout

Cela bouge aussi dans la deuxième partie de tableau. Premier honneur au Chievo, qui, grâce à sa victoire contre Catane (3-2), obtient presque mathématiquement son maintien. Comme toujours depuis quelques années, cette équipe ne fait pas vibrer, ne paye pas de mine, mais s’en sort toujours. Il faut dire que cette saison, le duo Pellissier-Paloschi a quelque chose de diablement vintage et avant-gardiste à la fois. Ouais ouais. Le maintien est également tout proche pour Sienne. Les joueurs de Giuseppe Sannino sont allés gagner au buzzer sur la pelouse de l’Atalanta (1-2), qui avait pourtant ouvert le score en début de rencontre par Schelotto. Mais Sienne n’a rien lâché, et a fini par repartir avec trois points d’un stade où seuls le Milan AC et la Juve s’étaient imposés cette saison. Cette victoire permet à Sienne de remonter à la 11ème position, et de passer devant Cagliari, l’Atalanta et Bologne. Bologne, tiens. Les Bolognais ont offert le spectacle le plus triste de ce week-end de Pâques, avec un 0-0 tout nul sur le terrain du déjà relégué Cesena. Triste derby d'Emilie-Romagne.

Mais la vraie mauvaise opération de la journée, elle est pour le Genoa. Les Génois jouaient à Novara, avant-dernier du classement. Après avoir rapidement ouvert le score par Palacio, les rossoblù ont plié, plié, plié… et flanché. Mascara, à vingt minutes du terme, permet en effet à Novara d’obtenir un nul qui ne lui servira probablement pas à se sauver, puisque le promu compte encore dix points de retard sur le premier non-relégable. Et qui est le premier non-relégable ? Le Genoa bien sûr. Malgré le retour sur le banc de Malesani, les Génois voient passer devant eux la Fiorentina, victorieuse à San Siro, mais voient surtout Lecce se rapprocher dangereusement. Les joueurs des Pouilles ne comptent plus que quatre points de retard. Quatre petites unités qui séparent donc le Genoa de l’enfer. Autant dire qu’il vaudrait mieux gagner mercredi soir, contre Cesena. Car le Milan AC, dimanche prochain, n’aura aucune envie de se faire à nouveau surprendre à San Siro. Les tifosi génois n’ont pas fini de frémir. Ceux de la Sampdoria non plus.


Les résultats :

Cesena – Bologna 0-0
Chievo – Catania 3-2
Bradley 6’, Pellissier 20’, Paloschi 51’ / Andreolli (csc) 31’, Almiron 85’
Milan – Fiorentina 1-2
Ibrahimovic 31’ / Jovetic 47’, Amauri 84'
Novara – Genoa 1-1
Mascara 68’ / Palacio 7’
CagliariInter 2-2
Astori 5’, Pinilla 61’ / Milito 6’, Cambiasso 64’
Udinese – Parma 3-1
Asamoah 45’ et 90’, Di Natale 56’ / Lucarelli 84’
Lecce – Roma 4-2
Muriel 22’ et 49’, Di Michele 44’ et 56’ / Bojan 89’, Lamela 90’
AtalantaSiena 1-2
Schelotto 9’ / Larrondo 13’, Destro 90’
Palermo – Juventus 0-2
Bonucci 56', Quagliarella 69'
Lazio – Napoli, 21h

Eric Maggiori
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RahXephon Niveau : CFA
Aaaaaah, Mexès.
Le but le plus important de la carrière d'Amauri pour la Juve

Forza Juve
Le but le plus important de la carrière d'Amauri pour la Juve

Forza Juve
Marek Hamsik Niveau : National
Mexes, encore une boulette !


Vivement l'euro, qu'on le voit à l'oeuvre avec Rooney ou Ibra...
Incroyable victoire de la Fiorentina à Milan!

Et pourtant, le club toscan est le pire ennemi de la Juve (avec Naples, l'Inter, Milan, la Roma, Torino, Genoa, etc.)!
Attention Marek, tu vas te faire reprendre de volée, il y a du monde ici qui voit Mexès faire une bonne saison. Même que le 1er but du Barça il n'y est pour rien ses cartons et expulsions sont injustes et ceux qui le critique sont des mauvais français. Comme pour Gourcuff post Milan quoi.
waynerooney Niveau : CFA
Oui, Mexes fait une bonne saison avec Milan. Il fait deux conneries en deux matchs ça y est il devient nul? Non ça marche pas comme ça mon petit gars. Et puis Mexes Rami trouve moi mieux en edf.. Yanga Mbiwa? lolol, Sakho? LOL, Varane? mdr
Il n'a pas fait que 2 boulettes. Tu as vu ses fautes, ses cartons, ses relances ratées, ses placements ?
et parce qu'il n'y a pas mieux en magasin, il devient génial ? Tu es sur que ça fonctionne comme ça et que ça suffit ?
Tu te contentes de peu. Ceci dit, en ce qui me concerne, le Milan peut le garder, un mec qui fait marquer Amauri, respect.
Kaboul est beaucoup plus fort que Méxes...
Xeneize31 Niveau : DHR
Tout le monde critique Mexès a ce que je vois, maintenant dites moi ce que vous préfèrez; un Mexès, certes loin d'être irréprochable cette saison avec le Milan, mais pratiquement toujours au top en EDF sous l'ère Laurent Blanc, ou un Ribery, qui casse tout avec le Bayern, mais qui est transparent depuis des années en EDF? Ben moi, mon choix il est vite fait, je préfère un joueur performant avec ma selection, est donc je prend Mexès sans hésitation.

Sinon, en tant que Boquense, je voulais juste souligné l'énorme saison de Rodrigo Palacio, qui a marqué hier son 17ème but en Série A cette saison, dommage que son club lui, ne profites pas d'un tel joueur en terme de résultats et donc de classement....
C'est vrai que Mexès fait une saison plutôt en deçà des qualités démontrées à la Roma les saisons précédentes mais je ne trouve pas que ce soit catastrophique sur l'ensemble.
Par contre, la période actuelle est assez pourrie et on sent le défenseur qui doute. La pire des situations pour lui, c'est quand il a en face des attaquants ou des milieux qui pressent et qu'il est incapable de se dégager et de relancer proprement. En LDC, le Barça avait clairement identifié le maillon faible de la défense milanaise.
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