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Amauri et Zlatan face aux sept milliards

Quand on est en haut de la montagne, le vent souffle fort. Pour y rester, il faut du talent, mais ça n'est généralement pas ce qui manque. Il faut surtout une tête, un mental, une envie sans répit. Parce que c'est dur. Même pour les géants. Un jour, Amauri a voulu monter tout en haut de la montagne. Sur son chemin, il a croisé Zlatan Ibrahimović. Fou, ou tout simplement sûr de lui, il pensait pouvoir arriver plus haut que le Suédois.

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Zlatan Ibrahimović a gagné 23 titres en 15 saisons. Il a écrit des moments et une époque : un style, un verbe, un charisme. Pourtant, la terre entière aime répéter qu'il est « mauvais » dans les grands moments, en Ligue des champions, parce qu'il n'est jamais tombé au bon endroit au bon moment. Le monde aime le répéter, parce que l'homme aime certainement penser que l'arrogance ne doit pas gagner à la fin. Puisque Zlatan parle tant, le monde a naturellement envie de lui répondre. Et peu importe si le Suédois est l'un des joueurs les plus travailleurs et professionnels qui soient. Xavi, derrière ses airs de petit prêtre du beau jeu, est pourtant plus arrogant que Zlatan. Mais Xavi n'a jamais commis le péché de penser pouvoir devenir le meilleur. Zlatan, lui, vit pour cette quête. Il le dit et il le montre, parce que c'est vrai. Alors, l'arrogance, ça permet de dire la vérité avec le sourire. Mais derrière l'humour et sa légèreté, il y a la haine, la colère, l'envie démente, le combat quotidien. C'est irrationnel de vouloir être le premier parmi sept milliards. « Quand je suis arrivé à Amsterdam, j'étais un tigre prêt à affronter le monde » , raconte Zlatan. Et un jour, un certain Amauri a pensé être assez fort pour participer à cette folie…

Il était une fois, il y a six ans…


En 2008-2009, le binôme Mourinho-Ranieri fait la loi en Serie A. En conférence de presse, les deux entraîneurs se cherchent et se provoquent. Sur le terrain, ils peuvent tous les deux compter sur leur héros, leur buteur, leur bête. D'un côté, Zlatan Ibrahimović. De l'autre, Amauri. La saison précédente, le Brésilien a marqué 15 buts pour Palerme, pas très loin des 17 du Suédois à Milan. L'homme au bouc est alors un personnage de la Serie A. De septembre à décembre, le Brésilien marque 11 buts en 17 journées de Serie A, et se permet même une tête de la victoire contre le Real Madrid en Ligue des champions. Avant d'essayer de le faire venir à Madrid en 2010, José Mourinho affirme que le Brésilien est « le joueur qu'il craint le plus en Serie A » .

Le 16 décembre 2008, Tuttosport annonce la couleur en Une : « Amauri a chassé Ibra » . Justification : « Le Brésilien a démoli les regrets et la colère des tifosi de la Juve envers le Suédois. » Et quand sa Juve affronte Chelsea en huitième de finale de C1, le choc est présenté comme un duel Amauri-Drogba. Rien que ça. Pierluigi Casiraghi, sélectionneur des U21 italiens, présente : « L'Ivoirien a plus d'expérience internationale, mais Amauri a quelque chose en plus, dans le jeu aérien. De la tête, il est unique. » Dans la bouche du grand Guidolin, Amauri est même « le Drogba blanc » . Durant quelques semaines, Amauri est donc sur le ring. Mais au terme de cette saison 2008-2009, un Zlatan transformé par Mourinho finit enfin meilleur buteur d'Italie (25 buts), tandis qu'Amauri perd pied et chute, les ailes brûlées (12 buts).

Le théâtre parmesan


Mais Amauri aussi est capable de numéros extraordinaires. À l'entraînement, il fait certainement toutes les semaines des gestes de grand buteur. Des gestes à la Ibra. En commun, ils ont bien la taille, une coupe de cheveux de sombre chevalier et le goût de la différence. Mais la réalité de la compétition, là où vous êtes « seul contre le reste du monde  » comme le dit Dani Alves, est différente. Le meilleur, c'est le meilleur des meilleurs, le plus fort parmi les plus forts. L'attaquant qui marque doit se défaire d'un défenseur entraîné comme un pitbull face à un gardien araignée. C'est jordanesque ! Deux épisodes, ayant eu lieu tous les deux à Parme, reflètent la différence de grandeur et les similitudes des deux héros. Acte I. Le 18 mai 2008, l'Inter se déplace à Parme pour le compte de la 38e journée de Serie A. Une ultime journée décisive dans la course au Scudetto. Le genre de match sur lequel toute une saison se joue : après, c'est le vide, l'été, les vacances, l'Euro aussi, et surtout du temps. Du temps pour se demander ce qui s'est passé, jouir des satisfactions et sangloter sur les désillusions. À Parme, Ibra est blessé. 0-0 à la 51e minute : la Roma est virtuellement championne d'Italie. Alors, Roberto Mancini fait entrer le Suédois, pour l'espoir. Onze minutes plus tard, un crochet sur Couto, une frappe dans le petit filet. 1-0. À dix minutes du terme, Ibra pense aussi à mettre au fond un centre de Maicon pour assurer le succès des siens. 2-0 et un héros qui ne s'arrêtera plus : d'autres victoires et exploits viendront, à Barcelone, à Milan et enfin à Paris.


Acte II. Six ans après cet épisode parmesan, le football allait à nouveau faire appel aux grands esprits le dimanche 19 mai 2014 pour la 38e journée de Serie A au Stadio Tardelli. Loin des projecteurs internationaux, le Parma de Donadoni joue sa qualification pour la Ligue Europa contre Livourne. Ce dimanche, Amauri n'est pas blessé, mais il est sur le banc parce qu'il n'a tout simplement jamais su gagner sa place dans le onze du Mister. Le Brésilien ressemble à un vieux boxeur à l'âme blessée. Une saison à 6 buts, quoi. Donadoni lui préfère le trident Cassano-Biabiany-Schelotto, trois anciens Intéristes. Alors, le destin le pousse une fois de plus dans ce précipice qu'est le dangereux parallèle avec Zlatan. Comme six ans plus tôt, passée la mi-temps, le score est de 0-0. À la 53e, Roberto (encore, tiens) demande à son buteur de remplacer Schelotto, autre oriundo. Neuf minutes plus tard, sur un corner tiré par Cassano à la Cassano, Amauri saute plus haut que toute la planète pour le 1-0. Puis, une deuxième fois, à dix minutes du terme – encore – Amauri s'impose dans les airs. Bardi s'interpose. Mais Amauri reprend. Un but en deux fois, en galère, à l'image d'une carrière qui aura mis du temps à trouver son chemin. Mais qui aura fini au fond des filets. Comme Zlatan, Amauri fête ce doublé comme s'il venait de sauver le monde à lui tout seul, avec cette joie unique du buteur salvateur, cette sensation chimique d'être quelque chose entre Achille et Tiger Woods. Bizarrement, pour une histoire d'égo et de chemin parcouru, Amauri se sent certainement plus que jamais Amauri à ce moment-là. Mais si l'exploit est complètement amauresque, c'est aussi parce qu'il s'avérera tout à fait inutile, puisque Parme sera privé de coupe européenne par l'UEFA pour des raisons financières.

Numéro 9 et combat de boxe


Entre 2009 et 2014, Amauri aura joué pour les couleurs de la Juve, Parme, la Fiorentina, Parme encore, et enfin le Torino. En tout, tandis qu'Ibrahimović aura marqué 119 buts, il n'aura fait que 31 célébrations. Comme à Parme, il aura parfois rappelé qu'il a eu la chance de se battre une fois les yeux dans les yeux avec Zlatan. À San Siro, il aura aussi marqué un but du talon, et il aura mis quelques bicyclettes. Mais rappeler ce combat contre Zlatan, c'est rappeler une défaite... Comme pour boucler la boucle, après treize saisons et neuf clubs en Italie, Amauri s'est engagé cet été avec le Torino. Une équipe à son image, celle d'un club à forte personnalité qui vit aux yeux de tous dans l'ombre d'un géant, intimement persuadé d'être plus grand. Malgré l'histoire, et malgré les défaites.

Quand on est si fort, et que l'on se croit encore meilleur, tomber sur encore plus fort peut s'avérer cruel. Plus généralement, dans n'importe quelle profession, qu'il est dur d'affronter ses limites. Un job qui nous file entre les doigts, un concours manqué, une fille dont le regard ne s'illumine pas. Un peu plus au nord de l'Italie, un autre buteur a préféré ne jamais en faire l'expérience, par peur de se brûler les ailes : Antonio Di Natale. Lui, il a refusé la Juve comme il aurait refusé de grimper la montagne. Silvio Baldini, son entraîneur à Empoli, l'expliquait ainsi : « Il préfère être le Saint-Père à l'Udinese qu'un bon joueur à la Juve. » Sans vouloir se plonger dans la psychologie d'Amauri, Amauri semblait s'entraîner pour battre Zlatan. Ses records à la Juve, son titre de meilleur buteur, sa réputation. Il aura même joué pour l'équipe nationale italienne pour convaincre le pays. Mais au contraire, dans sa propre quête, Zlatan a toujours répété qu'il ne pensait qu'à son propre jeu, parce qu'il était tout simplement persuadé qu'il était meilleur que tous les autres. Les numéros 9 sont des boxeurs en crampons. Et en 2009, la carrière d'Amauri avait été mise KO par un Suédois aux manières de Mohamed Ali.

Par Markus Kaufmann À visiter :

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Ca vous manquait d'écrire sur Zlatan hein ?
kris prolls Niveau : CFA2
Pourtant, la terre entière aime répéter qu'il est « mauvais » dans les grands moments, en Ligue des Champions, parce qu'il n'est jamais tombé au bon endroit au bon moment.
Je susi fan du Z et jaimerai qu'il gagne une coupe d'Europe, mais bon "jamais tombé au bon endroit au bon moment" c'est juste que oui Zlatan est un joueur de championnat, parce que Juventus,Inter,Barcelone,Le psg new look il était au bon endroit au bon moment.
Très bel article, le parallèle est intéressant et c'est bien tourné!
Note : 3
justifié que zlatan n'a pas gagné la LDC uniquement "parce qu'il n'est jamais tombé au bon endroit au bon moment"

Saison 2009-2010 Ibra débarque au barça champion d'europe en titre, son ancien club remporte la LDC
2010-2011 il quitte le barça, club qui gagne la LDC cette saison là

simple hasard ou réalité scientifique ?

ça devient vraiment malsain cette fixette sur zlatan. je veux qu'on se paluche parce que pour une fois y'a une star en L1 mais quand même ... on frôle l'indécence
Mr. Anderson Niveau : DHR
C'est vrai très bel article, à ceci près que Zlatan n'est pas le meilleur, et que, malgré l'hypertrophie médiatique autour de lui depuis qu'il est en Ligue 1, il y a bien une trentaine de joueurs meilleurs que lui
Une trentaine MDR
La bonne blague.
Zlatan depuis qu'il est a Paris, il est dans le top 5 des meilleurs joueurs du monde.
Qu'est ce qu'il faut pas lire sans dec..
Une trentaine .. J'en reviens pas, t'as osé putain
C'est plus de la branlette à ce niveau...
Message posté par Baygon
Une trentaine MDR
La bonne blague.
Zlatan depuis qu'il est a Paris, il est dans le top 5 des meilleurs joueurs du monde.
Qu'est ce qu'il faut pas lire sans dec..
Une trentaine .. J'en reviens pas, t'as osé putain


Lionel Messi, Cristiano Ronaldo, Arjen Robben, Diego Costa, Gareth Bale. Je m'arrête à 5 hein. Puis bizarrement, je me dis que quand on joue contre des coiffeurs tous les week-ends, c'est un peu plus facile d'avoir des stats de psycho. Il les a jamais eu en serie A ou en liga. Et c'était pas faute de jouer avec des grands joueurs.

Le mec a joué avec les plus grands et n'est jamais sorti du lot, il a toujours été un bon parmi les grands et il n'a jamais réussi à faire franchir un vrai palier à une équipe (le fait qu'il n'ait jamais gagné de C1 malgré les équipes de fous furieux dans lesquelles il a joué en sont la preuve).

Bref, un très bon joueur mais pas un grand joueur, ça ne l'a jamais été et ne le sera jamais. Désolé pour les fans de Zlatan, du PSG et les afficionados de L1 qui sont juste trop heureux d'avoir un mec bankable dans leur championnat.

Costa c'est une seule saison a plus de 20 pions dans sa carrière ...
Difficile de rester calme et polis en lisant cette connerie ...
Meilleur passeur de la Ldc y a 2 piges... En s'arrêtant en quart..
Deuxième meilleur BU de la Ldc l'an passe en s'arrêtant en quart encore une fois ...
Ouais il est juste bon pour la l1 t'as raison.
"Xavi, derrière ses airs de petit prêtre du beau jeu, est pourtant plus arrogant que Zlatan."

Ha mais carrémment, le donneur de leçons absolu ce Xavi. Chambreur et haineux, qui ne comprend pas comment on peut jouer au foot autrement que comme lui le fait, parceque c'est la seule manière qui procure du plaisir.

He bien non.
Costa, c'était pour parler des joueurs meilleurs "aujourd'hui". Si tu veux remonter sur les 5 dernières années, je saurais pas par où commencer.

Quant à tes classements (dont je ne suis pas certain de l'exactitude mais on va dire que oui), tu t'es pas dit que c'était juste parce qu'une équipe somme toute talentueuse jouait pour lui et quasi exclusivement pour lui ?

Au lieu de faire ton nerveux, tu ferais mieux de regarder les stats de la carrière de Zlatan : à l'ajax il était dans un championnat au niveau faiblard, à la juve, c'était un joueur parmi tant d'autres, au barça il a poncé le banc à juste titre, au milan, il n'a du sa place de titulaire qu'au fait que ce n'était déjà plus le grand milan (j'aurais bien rigolé le voir souffrir la concurrence d'un shevchenko par exemple). Bref, il a du attendre le PSG et la Ligue 1 pour être considéré comme une super star.

Je persiste et signe, zlatan est un très bon joueur, a une jolie carrière mais il a jamais fait partie et ne fera jamais partie du gratin et c'est pas ses quelques prouesses techniques ou ses stats dans un championnat de seconde zone qui me feront dire le contraire.

D'ailleurs malgré tes stats, il a emmené le PSG nul part encore que je sache
Larry_Shaker Niveau : District
Message posté par ajde59


simple hasard ou réalité scientifique ?



C'est quoi une réalité scientifique?


Message posté par gck69
ça devient vraiment malsain cette fixette sur zlatan. je veux qu'on se paluche parce que pour une fois y'a une star en L1 mais quand même ... on frôle l'indécence


D'ailleurs t'as cliqué!
J'avais oublié l'Inter pardon. M'étais sorti de l'esprit qu'il était parti tapiner chez les 3 clubs de riche d'Italie ;)
C'est encore là qu'il a été le plus "décisif" bien que, bizarrement, l'Inter ait remporté la C1 juste après ... le départ de ce même zlatan
Vous cherchez un peu la petite bête les mecs, le sujet de l'article était pas vraiment Zlatan, mais plutôt comment Amauri a violemment heurté son seuil de Peter en voulant se mesurer à lui...
La comparaison avec Di Natale est d'ailleurs très juste, lui a préféré être un gros poisson dans une petite mare, de peur de se cramer à l'échelon supérieur.
Perso j'ai bien kiffé cette "branlette", j'en redemande.
"Le stadio tardelli (!)" Le champion du monde 1982 remercie l'auteur, victime d'un lapsus (peut-être révélateur de sympathies envers la juventus) qui voulait évoquer le stadio ennio tardini de parme.
allo maman bobo Niveau : Loisir
Message posté par gck69
J'avais oublié l'Inter pardon. M'étais sorti de l'esprit qu'il était parti tapiner chez les 3 clubs de riche d'Italie ;)
C'est encore là qu'il a été le plus "décisif" bien que, bizarrement, l'Inter ait remporté la C1 juste après ... le départ de ce même zlatan


Comme pirlo et Baggio du gland
Message posté par Baygon
Une trentaine MDR
La bonne blague.
Zlatan depuis qu'il est a Paris, il est dans le top 5 des meilleurs joueurs du monde.
Qu'est ce qu'il faut pas lire sans dec..
Une trentaine .. J'en reviens pas, t'as osé putain


allez hop on peut mettre dix des mecs sur la pelouse de Madrid samedi dernier, la moitié du Bayern, on est deja a 15...

Zlatan est un grand joueur de petit championnat, il en impose et sublime ces partenaires dans ces cas la.
Par contre il n'est pas assez fort pour faire la difference face aux autres teams et plante son equipe car il ne s'en rend pas assez compte, ne se met pas assez au service de l'équipe.

Messi est aujourd'hui en train de se zlataniser par certains aspects car il n'a plus toutes les capacités physiques pour faire la diff tout seul et doit donc encore plus jouer pour l'équipe.

Ronaldo est aujourd'hui énorme car contrairement a la légende, il ne bouffe pas les ballons avec Madrid mais fait aussi profiter des boulevards qu'il ouvre a ses coéquipiers comme samedi soir
Message posté par bofbof2004
"Xavi, derrière ses airs de petit prêtre du beau jeu, est pourtant plus arrogant que Zlatan."

Ha mais carrémment, le donneur de leçons absolu ce Xavi. Chambreur et haineux, qui ne comprend pas comment on peut jouer au foot autrement que comme lui le fait, parceque c'est la seule manière qui procure du plaisir.

He bien non.


un peu de respect quand meme

Quand Xavi dit le Real a gagne en contre il décrit le match, il dit pas qu'ils ne méritent pas la victoire

On parle quand meme du mec qui a fait tourner le Barca double champion d'Europe et l'Espagne aux trois titres


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