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Alors, Valenciennois, c'était comment ce stage commando ?

Après une semaine en thalasso du côté de Dinard, en Bretagne, les joueurs de Valenciennes se sont plongés dans un stage dit de « cohésion-survie » . L’objectif était simple : souffrir ensemble pour souder la cohésion du groupe. Retour sur 48 heures à la mode Rambo.

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La scène est digne de Full Metal Jacket. Il ne manquait simplement qu’un joueur pour faire office de « sergent Baleine » . À voir la troupe de mastards, tous torse nu, ruisselants de sueur et chantant à l’unisson dans leur treillis militaire, arriver au pas de course dans le complexe sportif de la ville de Vannes, on comprend rapidement que ce stage de préparation n’avait rien d’une promenade de santé pour l’équipe de Valenciennes. Et pour cause, il s'agissait selon le programme d'un « stage cohésion-survie » . Boum, le décor est planté. Habituellement, afin de préparer les footeux à reprendre la saison du bon pied, on les fait courir et on les dorlote. Entre les deux entraînements quotidiens (physiquement exigeants, certes), les joueurs regagnent leurs hôtels quatre étoiles où les attendent piscine, table de ping-pong, hammam et sauna. Mais dans le Nord, les gens ont l’habitude de trimer. À l'image des Lensois qui, après avoir reçu une beigne face à Guingamp la saison passée (7-0), avaient eu le plaisir de se lever aux aurores pour un footing à la dure sur les terrils miniers, ce stage commando, « saugrenu » , selon les propres aveux de Daniel Sanchez, le coach de VA, avait pour objectif de créer union et solidarité au sein de l’effectif valenciennois. Quoi de mieux que de galérer collectivement pour obtenir un état d’esprit de battant ?

Fusils d’assaut, kayak et belle étoile

Après avoir passé quelques jours à la thalassothérapie de Dinard, les joueurs ont pris la direction de Vannes, dans le Morbihan. L’idée du stage, tenue secrète jusqu’au dernier moment, en a surpris plus d’un. « Au début, certains se sont demandé ce que ce stage avait à voir avec le foot » , raconte un ancien militaire des forces spéciales aujourd’hui reconverti dans le privé. Et en effet, de rapport au football, il n’y en a pas eu durant ces 48 heures. Au programme des footballeurs nordistes, d'abord, une simulation militaire (Airsoft). Armés de fusils d’assaut factices, il leur a fallu aller sauver un otage (en l’occurrence ici, le coach, Daniel Sanchez), pendant que des ennemis les canardaient avec des billes en plastique. « Pour des gens qui n’ont pas fait de service militaire, ça suffit à impressionner » , rigole ce bidasse comptant plus de 22 ans de service derrière lui. Le lendemain, direction la presqu'île de Conleau pour un raid en kayak dans le Golfe du Morbihan, suivi d’une course d’orientation sur l’île d’Arz, avant de finir par un parcours de descente en rappel. Le tout saupoudré par deux nuits à la belle étoile et, en guise de repas, des portions de bouffe à faire pâlir un Somalien. « Le but était de les mettre dans des conditions extrêmes, afin qu’ils s’énervent et qu’ils comprennent ensuite qu’il faut dépasser son stress et sa nervosité, afin de faire corps ensemble et de surmonter les problèmes par le collectif, via la discussion, la réflexion. Sur le terrain, c’est pareil, s’ils commencent à s’engueuler, ils en oublient de jouer… » , poursuit l’ex-militaire.

Génération 2.0 en milieu hostile


Des réfractaires, il y en a eu. Au début. « Les forts caractères, on les repère tout de suite. Je suis allé voir le coach, je lui ai montré ceux qui semblaient un peu réticents et il m’a confirmé que c’étaient effectivement ces joueurs-là qui pouvaient poser problème de temps à autre. Mais ils finissent par s’adoucir. Au début c’est : "Moi, je ferai rien", et puis une demi-heure après, ils me posaient tout un tas de questions sur les tactiques à employer pour réussir les missions. » De son côté, Daniel Sanchez est conscient que ce stage commando sort un peu de l’ordinaire : « Ben, quand vous sortez de la thalasso de Dinard, avec tout le confort, et que vous vous retrouvez à dormir à la belle étoile, forcément, ça fait un choc. Sur le coup, ils sont étonnés, mais après ça passe. Il faut jouer le jeu, évidemment, pour que ça ait un impact positif, ils en étaient conscients. Par la suite, on ne retient que les bons côtés de la chose. » Et les mauvais côtés ? L’absence de communication. Car au-delà du fait de jouer au petit Rambo en herbe et de ne manger qu’une ration de survie, les Valenciennois ont eu l’agréable surprise de se voir réquisitionner les téléphones portables. Pas de bouffe, pas de douche, des efforts physiques et des nuits dehors, passe encore. Mais allez priver des joueurs de leurs joujoux hi-tech, et vous verrez à quel point l’homme moderne est un drogué du 2.0. « Il y en a, on leur aurait annoncé un décès dans leur famille, c’était pareil !, confirme le coach de cette mission un peu spéciale. Certains ont même essayé de les récupérer. Mais on les a prévenus qu’on les fouillerait. » Alors coach Sanchez, pas trop compliqué de priver ses troupes de leurs smartphones ? « Compliqué, non, puisqu’ils n’ont pas eu le choix. Je pense qu’on peut s’en passer pendant deux jours, ce n’est pas quelque chose de dramatique. On arrive facilement à soigner ce genre d’addiction (sourires). » Mais comme la vengeance est un plat qui se mange froid, le coach nordiste aurait pu redouter des représailles. Pourtant, il balaie cette hypothèse d’un revers de la main : « Un esprit de vengeance ? Non, je ne pense pas. Au bout du compte, ils sont assez intelligents pour comprendre que c’est dans leur intérêt. Lorsque nous ferons le débriefing, je suis sûr qu’ils seront contents de l’avoir fait. Ils savent bien que ça va nous aider… Donc s’ils me jettent dans les douches, ce n’est pas très grave ! » Avant d'y envoyer leur coach, les joueurs ont shotgunné les points d'eau pour (enfin) prendre une bonne douche chaude. Pendant ce temps, le traiteur s’attelait à installer le buffet pour un (vrai) repas de fin de stage. Au menu, du gras, du gras et du gras. Enfin, c’est ce que le carton de gâteaux à la crème trônant dans le coffre de la voiture laissait présager. « Ce sont les joueurs qui ont choisi le menu » , précise la préposée au repas. Tu m’étonnes !

Par Aymeric Le Gall
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