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Alors, il vaut vraiment 17 millions d'euros, André Ayew ?

Six mois après son départ de l'OM libre, le joueur de Swansea serait l'objet d'une offre de 17 millions d'euros de la part de Sunderland. Pourquoi une telle bascule ?

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C'est ce qui s'appelle une belle revanche. En juin dernier, alors qu'il est en fin de contrat avec l'OM, André Ayew signe à Swansea. Les moqueries vont bon train pour un joueur décrit alors comme un bon petit mercenaire. Ce qui fait les gros titres, c'est son salaire, mais aussi la jolie prime à la signature empochée par son père. Six mois après, sur le plan collectif, André Ayew ne peut pas trop la ramener : avant de jouer contre Watford ce lundi en match décalé de la 22e journée du championnat, son club est 18e et premier relégable. Mais sur un plan individuel, le Ghanéen s'est fait connaître pour de bon en Angleterre : il n'a raté qu'un match de Cup et la réception de Crystal Palace pour être également le meilleur buteur de son équipe (7 pions), avec certaines réalisations spectaculaires qui font le bonheur de Vine, comme contre Sunderland où il fait un tour sur lui-même balle au pied pour humilier son défenseur avant de frapper petit filet opposé. Six mois après son arrivée, selon L'Équipe, Chelsea, Liverpool, Leicester et « un club de Manchester » seraient intéressés par ses services. C'est aussi le cas de Sunderland qui aurait proposé 17 millions d'euros. Tout de même.

Une offre Willy McKay


Autant d'argent pour un élément libre il y a six mois, cela a de quoi interpeller. Si les Black Cats le veulent à ce point, pourquoi ne se sont-ils pas penchés sur son profil la saison dernière ? Tout simplement parce que Dick Advocaat a laissé sa place sur le banc à ce bon vieux Sam Allardyce. L'ancien entraîneur de Bolton, Newcastle ou West Ham n'a jamais été relégué en Premier League. Mais il est aussi connu pour son goût des belles opérations de transfert avec son ami Willy McKay, l'agent qui fait office de passerelle entre la France et l'Angleterre depuis les années 90. La technique du duo est rodée : l'entraîneur assure à sa direction qu'il faut absolument un joueur, l'agent fait le transfert en n'oubliant pas de redistribuer derrière à tout le monde bien comme il faut.


C'est ainsi par exemple qu'Alou Diarra a quitté l'OM pour West Ham en 2012 avant de se rendre compte que les Hammers n'avaient absolument pas besoin de lui. Un joueur de Ligue 1 racontait récemment comment il avait été approché par l'ami Willy : « Il est venu me voir, il y avait Portsmouth qui était sur moi à l'époque. Il m'a dit : "Écoute, je ne suis pas ton agent, moi. J'ai la licence, mais je ne suis pas agent. On fait l'affaire, tu prends ton argent, je prend le mien, et c'est fini. Tu ne m'appelles pas pour me dire que tu veux des crampons ou que t'as des problèmes avec l'entraîneur." Au départ, je me disais qu'il était fou, mais au final, c'est la meilleure méthode dans ce milieu. » McKay connaît bien Ayew, mais également son père, puisqu'il travaillait à l'époque de Pape Diouf, mais aussi parce qu'il a géré les mouvements de Barton, M'Bia ou encore Rémy. Cette offre de 17 millions d'euros, c'est donc peut-être un petit coup de pouce, de la pub à moindre frais.

Un profil pour club en difficulté


Car il est évident que Swansea ne va pas laisser partir son meilleur joueur pour un concurrent direct dans la lutte pour le maintien. Mais se dire que le joueur vaut autant, cela peut attirer les autres clubs en difficulté. Donc Chelsea, Liverpool et Leicester, qui se disent qu'un joueur qui mouille le maillot, susceptible de contaminer le reste du vestiaire, est sur le marché. Car c'est la force d'André Ayew. Avec sa combativité, sa rage et son abattage, il fait le bonheur d'une équipe en difficulté. Il paraît peut-être moins indispensable dans une formation qui tourne, où on demande à un joueur de se cantonner à son poste et par exemple à un milieu offensif gauche de percuter sur son côté. La chance du joueur, c'est aussi que Jürgen Klopp et Claudio Ranieri le savent parfaitement. C'est contre eux, respectivement alors à Dortmund et Monaco, qu'il a peut-être sorti ses plus gros matchs sous le maillot de l'OM. Reste à convaincre le reste du board. Et pour cela, certains préfèreront attendre probablement la fin de la saison. Au pire, les autres potes entraîneurs de Willy McKay, comme Harry Redknapp ou Steve Bruce, retrouveront bien la Premier League à un moment donné.


Par Romain Canuti
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