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Alors, il va donner quoi cet Albanie - Serbie ?

En octobre dernier, à Belgrade, la rencontre entre la Serbie et l'Albanie avait été arrêtée suite à de graves incidents. Et alors que les coéquipiers d'Ivanović ont été accueillis à Tirana par des jets de pierre, on se demande comment la rencontre va se passer à Elbasan.

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Pourquoi ce match sent la poudre ?


- Parce que les Balkans sont le baril de poudre de l'Europe, non ?

- Parce que pour des raisons politiques et historiques qui renvoient principalement au Kosovo, Serbes et Albanais ne passeront pas leurs vacances ensemble, ni ne partageront quoi que ce soit d'autre d'ailleurs, si ce n'est les livres d'histoire des gosses à la page « ennemis de la nation » où l'autre sera en tête d'affiche avec un couteau entre les dents et un chapeau blanc pour les Albanais ou vert pour les Serbes.

- Parce que le football qui réconcilie les peuples, personne n'y a jamais cru (salaud de Schumacher).

- Parce qu'il y a presque un an pile, le match aller a donné lieu à un scénario que personne à Hollywood n'aurait pu imaginer, avec des chants hostiles, un drone et un drapeau, une baston générale, un Ivan Bogdanov dont l'intervention sera ensuite saluée par la police à son procès, un match définitivement arrêté avec des Albanais sous les projectiles, et une bataille devant l'UEFA, puis le TAS pour prendre les trois points. Verdict favorable aux Albanais qui a eu le mérite d'offrir aux gazouilleurs un feud digne de vulgaires rappeurs du Val-de-Marne entre Edi Rama, Premier ministre albanais, et son homologue serbe Aleksandar Vučić. Gênant.

Qui est Ismail Morina ?


« Entre ici Ismail, avec ton terrible joystick. » Au panthéon albanais, il n'a fallu à Morina qu'une soirée pour s'inviter à la table d'Ismail Kadaré, Skanderbeg et Lorik Cana. C'est donc lui, ce jeune trentenaire hirsute et barbu, grutier en Italie (pratique pour le joystick) et père de deux enfants, qui a conçu et réalisé cette première mondiale à Belgrade. Le soir du match, planqué à l'église de l'Archange Gabriel toute proche du stade pour manipuler son drone, il est persuadé d'avoir raté son coup parce qu'il n'a capté que trop tard que les Albanais jouaient en blanc et non en rouge. C'est donc Stefan Mitrović qui chope le drapeau en premier, avant que les joueurs albanais ne foncent sur lui. Pourtant, dès qu'il parvient à se tirer et atteindre le Kosovo, les coups de fil se multiplient : Morina est célèbre. Son acte a déclenché des scènes de liesse à Tirana et Pristina. Un an plus tard, il a quitté l'Italie pour sa sécurité (il y a aussi quelques Serbes en Italie, on n'est jamais trop prudent), mais il ne se passe pas une journée sans qu'il fasse des photos et signe des autographes. Même les joueurs de la sélection albanaise ont posé avec le nouveau héros national, ce qui est déjà un peu plus douteux, mais après tout, il leur a rapporté trois points qu'ils n'auraient probablement jamais gagnés sur le terrain. Pas de panique, Morina ne sera pas au stade. Il a été arrêté hier chez lui avec un flingue (bof, qui n'en a pas ?) et une trentaine de tickets pour le match (vrais ? faux ? Où les a-t-il eus ? À 500 euros au marché noir, ça fait une petite somme). Peu importe la raison, mieux vaut le tenir au chaud le temps du match.

Pourquoi il ne va rien se passer ?


Amis parieurs, parfois, il faut savoir se mouiller et jouer la grosse cote. Voilà un an qu'on attend ça, tout le monde pense que les Albanais vont rendre la monnaie de leur pièce aux Serbes sur l'accueil qui leur a été réservé à Belgrade. Tout le monde pense qu'il y a forcément parmi les supporters serbes des esprits malins qui cogitent pour trouver quelque chose de spectaculaire à faire. On a déjà vu des stickers des Grobari du Partizan sur des panneaux du parc de Tirana, et les médias albanais bruissent depuis plusieurs jours sur la présence d'infiltrés serbes sur le territoire. Alors OK, la probabilité qu'il se passe quelque chose, même un petit truc, est forte. Après tout, une foule reste une foule, et si un Morina sait piloter un drone, un Morinić peut aussi bien le faire. Le bus des Serbes a d'ailleurs déjà été touché par une pierre entre l'aéroport et l'hôtel hier, mais ça reste raisonnable, balkaniquement parlant. Et pourtant, remballez tout, il ne va rien se passer. Primo, l'histoire ne repasse pas les plats, en tout cas pas tout de suite. Deuxio, le pays est en état de siège, dispositif exceptionnel, blocage de Tirana à l'arrivée des joueurs serbes et tout le tintouin. Les Serbes ont déjà prévenu qu'ils ne joueraient pas si leur bus était attaqué sur le trajet du stade, ça ferait mauvais genre. Tertio, dans la logique albanaise de chercher à se démarquer de ces barbares de Serbes aux yeux de l'Europe, il est dans leur intérêt bien compris de se tenir tranquille, on peut même espérer que les sifflets et insultes contre l'adversaire n'atteindront pas le niveau de Belgrade. Ministres, médias, joueurs et supporters sont tous sur cette ligne dans leurs messages. Quarto, l'Albanie joue quand même sa qualification à l'Euro, une grande première, ce n'est donc surtout pas le moment de déconner. On pousse les siens comme les Kuq e Zi (Rouge et Noir) savent si bien le faire d'habitude, tout en rajoutant quelques chants en l'honneur de l'UÇK (Armée de libération du Kosovo) qui, au pire, coûteront une amende et basta.

Pourquoi ça va faire match nul ?


Amis parieurs, parfois, il faut savoir se mouiller et jouer la grosse cote. Le problème est que la plus grosse cote, une victoire serbe, n'apparaît pas dans certaines maisons de paris en Albanie, true story. De toute façon, quand on facture trois victoires à l'extérieur depuis 2010 dont une aux îles Féroé, et qu'on est déjà éliminé et tourné vers 2018, on ne peut pas prétendre venir gagner à Elbasan. Il reste donc l'autre vraie grosse cote, le match nul, qui est pourtant d'une logique implacable. D'abord, dans l'autre match, le Portugal va conclure contre le Danemark et se qualifier. Dans le même temps, un point derrière le Danemark, les Albanais, tendus par l'enjeu, ne parviennent pas à prendre l'avantage face à une équipe serbe qui met le reste d'orgueil qu'elle a dans le match. Et là, c'est le drame. Faute de Cana sur Mitrović et coup franc pour Kolarov. Ficelle, évidemment. Mitrović, toujours simple d'esprit, nargue la foule et fait semblant d'être touché par un projectile, mais M. Rizzoli, qui en a vu d'autres, n'est pas dupe, et le jeune écervelé écope de son second carton jaune. Requinqués, les Albanais se ruent à l'attaque et jouent sur leur point fort, les coups de pied arrêtés. À dix minutes de la fin, le jeune Ergys Kaçe qui a, selon Wikipédia, « contribué à ridiculiser la France avec son coup franc le 13 juin 2015 » , remet le couvert et trompe un Stojković trop lent, comme souvent. Explosion de joie dans le stade. Mais malgré la pression mise par les locaux, plus rien ne sera marqué. À égalité de points avec le Danemark pour choper la 2e place qualificative, mais avec un match en moins, Gianni De Biasi emmènera ses hommes trois jours plus tard gravir le mont Ararat et prendre le petit point décisif en Arménie. Tirana verra l'Euro, et ce ne sera pas volé.

Pourquoi la Serbie déçoit toujours ?


- Parce que le monde des sélections nationales se divise en deux catégories. Celles qui ont des grands noms alignés sur le papier, et celles qui ont du mental, du cœur et des couilles. L'Albanie n'a aucun grand nom.

- Parce que contrairement à l'Albanie, les Serbes n'ont pas de coach capable de les faire progresser en tant qu'équipe soudée depuis le scandaleux limogeage de Radomir Antić, pas vrai Sinisa ?

- Parce que Branislav Ivanović dépérit à vitesse grand V, V comme Vidić, comme par hasard.

- Parce que la nouvelle génération n'a pas encore pris le pouvoir, mais Rajković, Gajić, Milinković-Savić, Marković, Živković, Mitrović avec Matić, Tošić et quelques autres, on sait déjà que ça n'ira jamais aussi loin que ça devrait.

Par Loïc Tregoures
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