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Alors, elle n'est pas sexy, cette nouvelle Serie A ?

Chaque saison depuis le scandale Calciopoli, on affirme que la Serie A n’attire plus les stars. Pourtant, lors des dernières saisons, Eto’o, Sneijder, Ibrahimović, Cavani, Balotelli ont signé et évolué en Italie, tandis que cet été, Llorente, Tévez, Higuaín, Callejón, Strootman et Mario Gómez y ont posé leurs valises.

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Ah, l’Italie, c’était mieux avant. Le football italien, un peu comme le pays, d’ailleurs, vit dans une nostalgie constante. Allez donc parler avec un tifoso du Milan AC. Il vous dira que son équipe a connu Van Basten, Maldini et Schevchenko, et qu’il se retrouve aujourd’hui avec Niang, Muntari et Bonera. Faites la même chose avec un supporter de l’Inter, qui vit encore aujourd’hui dans la nostalgie de Mourinho. Celui de la Juve a retrouvé de sa superbe, mais ne peut s’empêcher de regretter le temps de Platini, Zidane et Del Piero. Quant au supporter de la Lazio, il se souvient que son équipe a dominé l’Italie à la fin des années 90, avec Vieri, Nesta et Veron. C’était le temps où l’Italie remportait des Coupes d’Europe chaque année : 17, très exactement, en 17 saisons, entre 1983 et 1999 (5 C1, 4 C2, 8 C3). C’était le temps où tous les joueurs rêvaient de signer en Italie, jeunes promesses comme stars internationales. Il y a même une saison où Ronaldo, Batistuta, Crespo, Inzaghi, Del Piero, Vieri, Salas et Bierhoff se disputaient le titre de meilleur buteur du Calcio. Bref, l’Italie était un Eldorado. « Était » ? Apparemment, oui. Car le déclin financier des grandes puissances du pays, et le scandale Calciopoli, qui a envoyé la Juventus en Serie B lors de l’été 2006, ont brisé le mythe. Certains joueurs ont fui vers d’autres horizons, et, rapidement, l’Angleterre et l’Espagne sont devenues beaucoup plus attirantes, au point de reléguer l’Italie au rang de quatrième championnat européen, derrière l’Allemagne, aussi. La fuite des talents ? Peut-être. Ou peut-être pas.

Ça s’en va et ça revient

C’est le constat accablant que dresse la presse chaque été : les grands joueurs partent tous d’Italie. Ce n’est pas faux. En 2010, Trezeguet, Camoranesi, Kolarov et Huntelaar quittent la Botte. La saison suivante, en 2011, c’est le premier véritable exode. Eto’o, Pastore, Sirigu, Ménez et Alexis Sánchez vont voir ailleurs (là où il y a beaucoup plus d’argent, en fait), tandis qu’en 2012, c’est au tour de Thiago Motta, Zlatan, Thiago Silva, Nesta, Lavezzi, Gastón Ramírez, Maicon, Lúcio et Del Piero de dire « ciao » . Et 2013 n’échappe pas à la règle : Cavani s’en est allé, suivi de Jovetić, Giaccherini et Marquinhos. Dit comme ça, cela fait beaucoup. Il faut, toutefois, voir les raisons qui ont motivé ces joueurs à partir. Dans la plupart des cas, l’argent est le moteur. Eto’o, Pastore, Zlatan, Thiago Silva, Lavezzi, Cavani et Marquinhos n’ont pas quitté l’Italie parce qu’ils ne voulaient plus évoluer en Serie A. Ils l’ont quittée parce qu’un club avec beaucoup d’argent (en l’occurrence le PSG, mais aussi l’Anzhi) a proposé une somme mirobolante et le salaire qui va avec. Bah ouais, d’un côté, on dit que le PSG pille la Serie A. Mais de l’autre, a-t-on précisé que, grâce au seul PSG, la Serie A s’est enrichie de 269 millions d’euros en trois ans ? Des millions qui ont permis aux clubs respectifs d’ajuster leurs comptes bancaires (parfois dans le rouge) et de réinvestir intelligemment.

Car en Italie, fini le temps où les joueurs étaient surpayés. Le plus gros salaire, c’est Buffon, avec ses 6 millions d’euros. Tévez, qui vient tout juste d’arriver à Turin, va toucher 5,5 millions par an, mais devrait bénéficier de bonus qui pourraient le faire monter à 7. On est toutefois loin des salaires mirobolants offerts à Manchester City, au PSG ou au Real Madrid. Pourtant, malgré tout cela, malgré les affaires de paris truqués, malgré Calciopoli, malgré la perte d’une place en Ligue des champions, malgré les moyens économiques limités, la Serie A continue d’attirer les grosses pointures. Peut-être pas encore Messi et Cristiano Ronaldo, certes. Mais un cran en dessous, oui. Ainsi, lors des trois dernières saisons, ont posé leurs bagages sur le sol italien : Boateng, Krasić, Hernanes, Robinho, Zlatan, Iličić, Paletta, Armero, Muriel, Forlán, Ricky Alvarez, Vidal, Cissé, Klose, Osvaldo, Lamela, Borja Valero, Álvaro Pereira, Guarín, Pogba et Marquinhos. Tous n’ont pas eu l’explosion attendue (Krasić surtout), mais la plupart a réalisé de très belles choses. Marquinhos, par exemple, a été acheté 3,5 millions d’euros en 2012, et revendu 31,5 millions en 2013. Sacrée plus-value.

Des stars venues de Premier League et de Liga


Et l’été 2013 confirme cette tendance. Des gros joueurs sont partis, mais de gros joueurs arrivent. Le Napoli a frappé fort, avec les recrutements de Higuaín, Callejón, Raùl Albiol et Mertens. La Juve a répondu avec la doublette Llorente-Tévez. Mario Gómez, quant à lui, s’est engagé avec la Fiorentina, et la Roma a fait venir l’énorme talent néerlandais Strootman. Or, ce coup-ci, ce sont des joueurs qui évoluaient dans des grands clubs et dans des grands championnats (Real Madrid, Bayern Munich, Manchester City) contrairement aux années précédentes où, hormis quelques exceptions, les joueurs étrangers arrivaient surtout d’Amérique du Sud, d’Europe de l’Est ou du Portugal. À croire que les clubs italiens séduisent toujours, même sans pouvoir offrir des salaires équivalents à ceux que peuvent proposer les clubs espagnols, anglais et, désormais, français.

Mais pour redevenir aussi sexy qu’elle l’était il y a quelque temps, la Serie A doit désormais s’imposer en Europe. En même temps, sur ce sujet-là aussi, pas vraiment de quoi s’affoler. Tout le monde vante, à juste titre, les mérites du championnat allemand. Le Bayern a été sacré champion d’Europe, mais avant, à quand remontait le dernier sacre ? 2001. Entre-temps, les clubs italiens ont eu le temps de remporter trois fois la Ligue des champions. Milan en 2003 et 2007. Inter en 2010. Or, les trois représentants italiens pour la prochaine Ligue des champions partent avec des ambitions. La Juve, battue en quarts par le Bayern en 2013, veut faire mieux. Naples, avec un Benítez qui a fait de l’Europe sa spécialité, veut rêver en grand. Quant à Milan, cela reste Milan. Toujours capable d’une folie en Ligue des champions. Alors, la Serie A a peut-être perdu de sa superbe depuis sa période d’or lors des années 90. Mais les stars sont toujours là. Certaines partent, d’autres arrivent, d’autres reviennent. Et tout cela permet aux clubs italiens de s’enrichir et de se remettre à niveau. Le retour au premier plan passe par là. Inévitablement.

Par Eric Maggiori
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