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Alors, elle en est où la hype Swansea ?

Cette année, Swansea City semble bien moins séduisant et audacieux que la saison dernière. En difficulté en championnat, le club gallois enchaîne les contre-performances, pointe à la 19e place et paraît bien incapable de reproduire les exploits réalisés en 2015/2016. Alors, simple coup de moins bien ou réelle fin de hype ?

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Au fond, Swansea serait-il comme les pogs ou Vine, une mode éphémère ? Il suffit de comparer la situation du club en septembre 2015 et en novembre 2016 pour que la réponse s'affirme peu à peu : en un peu plus d’un an, les Swans sont passés d'une hype anglaise, mais aussi française et européenne, aux bas-fonds de la Premier League. Car oui : le club gallois n’en touche plus une depuis trois mois, s'installe un peu trop confortablement dans le bas du classement et semble naviguer à vue, sans plus aucune certitude. L'attaque ? La troisième plus mauvaise de Premier League. La défense ? En pagaille au moindre débordement. Le jeu ? Moribond. Même les supporters, pourtant traditionnellement en bons termes avec la direction, commencent à pointer du doigt les directives des dirigeants, regrettant notamment d'avoir été mis à l'écart des dernières négociations et accusant les anciens actionnaires d'avoir vendu le club dans un intérêt purement personnel.

La mode dure six mois


Il y a un an, pourtant, Swansea avait tout pour rêver. Porté par un recrutement intéressant et un duo offensif surprenant (Gomis-Ayew), les hommes de Garry Monk bouclent le mois d’août avec huit points, dont deux nuls à l’extérieur et une victoire à domicile face à Manchester United. Plus fort encore, le club impose en Premier League des noms jusqu’ici méconnus : derrière Gomis et Ayew, ce sont en effet Gylfi Sigurðsson, Ashley Williams et le latéral gauche Neil Taylor, ceux-là même qui s’apprêtent à briller quelques mois plus tard avec leurs sélections respectives à l’Euro, qui se révèlent et toquent à la porte des grosses écuries européennes. Malheureusement, la hype ne dure qu'un temps et les semaines qui suivent sont celles du contrecoup. Seulement onze points pris entre la 5e et la 21e journée... Il faut même attendre le 18 janvier 2016, et l’arrivée sur le banc de Francesco Guidolin, pour voir Swansea enchaîner deux victoires d’affilée. Sous les ordres de l’Italien, l’équipe élève d’ailleurs le niveau, prend vingt-huit points des quarante et un possibles, séduit les foules grâce à un jeu alléchant fait de pressing agressif et de mouvements collectifs fluides, et marque les esprits grâce à quatre victoires mémorables : deux à domicile (1-0 et 3-1 face à Chelsea et Liverpool), les autres à l’extérieur (2-1 et 4-1 à Arsenal et West Ham).

Mais les dirigeants ne peuvent se contenter d'une 12e place en Premier League. Ils savent que le club, visiblement capable de dompter les mastodontes du championnat, peut nourrir de plus grandes ambitions. Ils savent aussi que Swansea doit grandir en interne histoire de mettre tout le monde d’accord en 2016/2017. L’été dernier, les Swans s’internationalisent ainsi avec une participation majoritaire au capital prise par un consortium américain dont font notamment partie le boss des Memphis Grizzlies en NBA et l’ex-star du soccer US Landon Donovan. L’objectif ? Promouvoir et développer, commercialement du moins, l’image Swansea City AFC aux États-Unis.

Une équipe orpheline de ses meilleurs éléments


Pourtant, rien de foncièrement excitant sur le marché des transferts cet été : pour compenser les départs de Gomis, Ayew et Williams, les dirigeants se sont au contraire contentés d’aller débaucher Borja Bastón, Fernando Llorente ou encore Alfie Mawson dans les dernières heures du mercato. Bref, rien de bien folichon sur le papier. Et, forcément, on sent bien que le jeu de Swansea a ce petit quelque chose en moins par rapport à la saison dernière. Moins imprévisible, moins brillant, moins « frisson » . Alors certes, il n’y a eu aucune débâcle depuis août, quoique la défaite 3-1 sur le terrain de Stock lundi dernier faisait peine à voir, mais le club n’a gagné aucun de ses matchs à domicile, n’a pris le dessus sur aucun des favoris du championnat, encaisse plus d’un but par match en moyenne et peine à produire du jeu. Autant dire que les dix premières places vont (déjà) être difficiles à aller chercher, ce qui serait évidemment un pas en arrière pour le club qui en nourrissait l’ambition et qui, à entendre les déclarations des dirigeants ci et là, doit d’ores et déjà se contenter d’une lutte pour le maintien.


À Bob Bradley, débarqué du Havre le 3 octobre dernier et premier entraîneur américain à exercer en Premier League, certainement dans l’optique de poursuivre cette internationalisation du club, de permettre à Swansea de s’appuyer à nouveau sur une ossature forte, un collectif bien huilé, et une confiance retrouvée. À l’ancien sélectionneur des USA également de prouver que les Swans ne sont pas en bout de course, et qu’ils peuvent encore se réinventer, malgré un projet de plus en plus flou en interne.

Par Maxime Delcourt
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