Italie - Serie A
Eric Maggiori
Alors, c’est comme ça qu’on se dit ciao ?
Del Piero, Inzaghi, Nesta, Gattuso, Di Vaio, Kaladze, Cordoba… La Serie A a, hier, salué une incroyable génération de champions. La fin d’une sacrée époque, qui coïncidence avec l’émergence de nouveaux talents.
Alors, c’est comme ça qu’on se dit ciao ?
C’est une page qui se tourne. Mais quelle page, bordel ! Hier, ils ont été nombreux à pleurer. Pas seulement les joueurs qui disaient au revoir. Mais aussi les entraîneurs, les présidents, les supporters, les journalistes. Comme cet aveu très fort de Carlo Nesti, légende du journalisme italien et immense supporter du Torino devant l’éternel, qui admet ce matin qu’il a « pleuré lorsque Del Piero est sorti du terrain ». Oui, car les adieux des champions dépassent même les frontières des rivalités. Ceux de Del Piero, par-dessus tous, marquent véritablement la fin d’une époque. Le nom même de Del Piero, en plus d’être lié pour toujours à l’histoire de la Juve, évoque également l’histoire récente du football italien. Après Roberto Baggio, Alex est probablement le plus grand joueur italien des années 90, c’est un fait.
Symboliquement, son départ de la Juventus fait naître une putain de nostalgie. La nostalgie de l’époque des Ronaldo, Batistuta et Bierhoff. L'époque où l'Italie régnait sur l'Europe. Aujourd’hui, la Serie A compte d’autres champions. Les Zlatan, Cavani, Milito, Pirlo. Mais personne n’est dupe : ce n’est plus la même chose. Ceux qui ont décidé de partir, hier (ou qui ont été forcés à le faire), représentent ce qu’il reste de la notion de bandiera. Ces joueurs qui donnaient tout pour leur équipe et qui n’envisageaient rien d’autre que de jouer pour un seul et même club. Leur club de cœur. D’ailleurs, la blague de Del Piero, hier, résume parfaitement la situation : « Je ne sais pas comment je vais faire : cela fait 19 ans que je ne me suis pas intéressé au mercato. » 19 ans de Juve, 13 d’Inter pour Cordoba, 13 de Milan AC pour Gattuso, 11 pour Inzaghi, 10 pour Nesta. Des chiffres qui, dans le football d’aujourd’hui, sonnent comme des exceptions. Voire des folies.

Voilà peut-être pourquoi, hier, tant de gens n'ont pas pu retenir leurs larmes. Ce ne sont pas seulement des joueurs qui nous quittent. C’est aussi un esprit, des chiffres, des buts, des chefs-d’œuvre, des déclarations d’amour, des titres en pagaille. En quittant le Milan AC, Inzaghi, Gattuso, Nesta et Seedorf emportent avec eux ces folles années où le Milan AC était souverain en Europe. Deux Ligues des Champions (2003 et 2007), deux Scudetti (2004, 2011) et même un Mondial des Clubs (2007). La fin d’une génération, dont il ne reste désormais que quelques survivants. Idem pour Cordoba, qui a connu les grandes Inter de Mancini et de Mourinho, reines d’Italie et d’Europe. Quant à Di Vaio, il quitte la Serie A après avoir écumé de nombreuses formations transalpines, de la Lazio à la Juventus, en passant par le Genoa, Parme et évidemment Bologne, son dernier amour. 142 buts en Serie A, que le buteur, passé aussi par Monaco, va désormais emporter dans ses valises à Montréal.

Alors voilà. Ces gars-là ont tout gagné, tout offert à leurs supporters. Ils laisseront forcément un grand vide derrière eux, qu’il sera compliqué de combler. Et c’est peut-être pour cela que Cesare Prandelli, hier, a inséré quelques surprises dans sa pré-liste de 32 joueurs pour l’Euro. Le sélectionneur azzurro a (intentionnellement ? ) convoqué plusieurs promesses du football italien. Parmi eux, Fabio Borini, 21 ans, Mattia Destro, 21 ans aussi, et surtout Marco Verratti, 19 ans, petite pépite de Pescara, actuel leader de Serie B. Un signal fort, comme pour dire que, si certains s’en vont, d’autres arrivent. Des jeunes qui n’en sont qu’aux balbutiements de leur carrière, mais qui ont toutes les cartes en règle pour prendre la relève de la génération qui part à la retraite. Cette "génération 90" conserve toutefois quelques ultimes rescapés. Si l’on ne pourra plus se délecter des coups-francs de Del Piero ou des interventions élégantes de Nesta, il faudra profiter, tant qu’il en est encore temps, des montées rageuses de Zanetti, et des frappes puissantes de Francesco Totti. Car bientôt, eux également tireront leur révérence. Et là aussi, ça chialera.
Symboliquement, son départ de la Juventus fait naître une putain de nostalgie. La nostalgie de l’époque des Ronaldo, Batistuta et Bierhoff. L'époque où l'Italie régnait sur l'Europe. Aujourd’hui, la Serie A compte d’autres champions. Les Zlatan, Cavani, Milito, Pirlo. Mais personne n’est dupe : ce n’est plus la même chose. Ceux qui ont décidé de partir, hier (ou qui ont été forcés à le faire), représentent ce qu’il reste de la notion de bandiera. Ces joueurs qui donnaient tout pour leur équipe et qui n’envisageaient rien d’autre que de jouer pour un seul et même club. Leur club de cœur. D’ailleurs, la blague de Del Piero, hier, résume parfaitement la situation : « Je ne sais pas comment je vais faire : cela fait 19 ans que je ne me suis pas intéressé au mercato. » 19 ans de Juve, 13 d’Inter pour Cordoba, 13 de Milan AC pour Gattuso, 11 pour Inzaghi, 10 pour Nesta. Des chiffres qui, dans le football d’aujourd’hui, sonnent comme des exceptions. Voire des folies.

Voilà peut-être pourquoi, hier, tant de gens n'ont pas pu retenir leurs larmes. Ce ne sont pas seulement des joueurs qui nous quittent. C’est aussi un esprit, des chiffres, des buts, des chefs-d’œuvre, des déclarations d’amour, des titres en pagaille. En quittant le Milan AC, Inzaghi, Gattuso, Nesta et Seedorf emportent avec eux ces folles années où le Milan AC était souverain en Europe. Deux Ligues des Champions (2003 et 2007), deux Scudetti (2004, 2011) et même un Mondial des Clubs (2007). La fin d’une génération, dont il ne reste désormais que quelques survivants. Idem pour Cordoba, qui a connu les grandes Inter de Mancini et de Mourinho, reines d’Italie et d’Europe. Quant à Di Vaio, il quitte la Serie A après avoir écumé de nombreuses formations transalpines, de la Lazio à la Juventus, en passant par le Genoa, Parme et évidemment Bologne, son dernier amour. 142 buts en Serie A, que le buteur, passé aussi par Monaco, va désormais emporter dans ses valises à Montréal.

Alors voilà. Ces gars-là ont tout gagné, tout offert à leurs supporters. Ils laisseront forcément un grand vide derrière eux, qu’il sera compliqué de combler. Et c’est peut-être pour cela que Cesare Prandelli, hier, a inséré quelques surprises dans sa pré-liste de 32 joueurs pour l’Euro. Le sélectionneur azzurro a (intentionnellement ? ) convoqué plusieurs promesses du football italien. Parmi eux, Fabio Borini, 21 ans, Mattia Destro, 21 ans aussi, et surtout Marco Verratti, 19 ans, petite pépite de Pescara, actuel leader de Serie B. Un signal fort, comme pour dire que, si certains s’en vont, d’autres arrivent. Des jeunes qui n’en sont qu’aux balbutiements de leur carrière, mais qui ont toutes les cartes en règle pour prendre la relève de la génération qui part à la retraite. Cette "génération 90" conserve toutefois quelques ultimes rescapés. Si l’on ne pourra plus se délecter des coups-francs de Del Piero ou des interventions élégantes de Nesta, il faudra profiter, tant qu’il en est encore temps, des montées rageuses de Zanetti, et des frappes puissantes de Francesco Totti. Car bientôt, eux également tireront leur révérence. Et là aussi, ça chialera.

Eric Maggiori
Coucou, revoilà Troyes !

















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sur le fond je suis d'accord avec toi. En revanche, concernant Eric Maggiori, c'est un des seuls a avoir une constance dans ses articles qui sont, le plus souvent bons, voire tres bons.
C'est sans doute l'exception. Malheureusement.
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Une certaine idée du foot qui s'endort, en même temps que ces joueurs tirent leurs révérence. Avec les Ronaldo, Nedved, Zidane, Baggio, Vieri, Cafu et tellement d'autres, ils SONT la Serie A !
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Combien d'idole de Chelsea sont partis de Manchester en faisant l'unanimité de leur pays tout en affirmant être fou de Chelsea? Combien du Barca au Réal? De Dortmund au Bayern...
Les idoles milanaises étaient des monstres dans leur équipe... Et pourtant c'est leur période milanaise qu'ils retiendront.
Valable pour Inzaghi, Zambrotta, Seedorf, Nesta voire Van Bommel à un degré évidemment moindre.
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Niveau nombre de joueurs emblématiques et charismatiques, sur les 2/3 dernières décennies, je ne pense pas qu'il y ait une plus grande qu'en Série A.
Et à la différence des grandes stars actuelles, ces individualités étaient aussi bien performantes en club qu'en sélection ... Après, l'avenir leur appartient encore à ces 2 là.
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Ces joueurs m'ont fait rêver et aimer ces clubs. Quelle joie de les voirs chaque dimanche donner pour leur club et leur club de leur rendre...
Chacun son joueur, chacun son poste, chacun son club mais tout le monde en avait un. Ces actions d'anthologies et ces milliers de buts. Ces moments où tu enfiles ton maillot et shoote ta balle au mur le plus proche en croyant recevoir une passe de Zidane et marquer sous les yeux ébahis de toute ton équipe et des supporters venus t'acclamer.
Merci pour tout !
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On est d'accord ! ;-)
Malheureusement on ne peut tous les énumérer ici ...
C'était l'époque où le barça, le real, manchester et le bayern faisaient office de résistants face à l'armada italienne. (purée, je suis grave nostalgique, j'ai jamais autant commenté sur sofoot avant aujourd'hui !!!)
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C'est normal d'être un peu nostalgique. Si tu dois pleurer un peu, laisse venir, ça fait du bien. :)
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et la j'ai les yeux tout rouge apres l'article du Sieur Maggiori (clairement meilleure plume de sofoot) et les posts.
Le foot est mort.
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F.Hardy "almost homeless" - tous droits réservés -
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Y a qu'une seule erreur, dans la dernière phrase. Capitano Zanetti ne prendra jamais sa retraite. Le Capitano est immortel !
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Avec ses durs-à-cuire comme Mihajlovic, Fernando Couto, Simeone, Sensini, Ambrosini, Gattuso, Stam
Avec ses personnages romanesques comme Baggio (le penalty en World Cup qui l'a rendu Bouddhiste), Alvaro Recoba (capable du pire comme u meilleur), Zamorano (je me souviens encore du floccage 1+8 à l'Inter) sans parler du
Avec ses tauliers défensifs comme Maldini, Nesta, Cannavaro, Thuram, Ferrara, Costacurta.
Avec ses killers en attaques qui empilaient les buts comme Batistuta, Vieri, Trézeguet, Crespo, Montella, Inzaghi (je me souviens à ce sujet du réveillon de l'an 2000 où un ami de mon père lui avait dit qu'il trouvait que Pippo avait un placement incroyable, j'aimerais bien receuillir son avis plus de 12 ans après).
Avec ses gardiens qui allaient du jeune prodige parmesan Bouffon au vieux soldat Pagliuca en passant pas Toldo, Dida et Peruzzi.
Putain* d'époque, il ne m'en reste que la nostalgie. Quoiqu'il en soit merci à Maggiori pour ce superbe article.
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Un de mes pires souvenirs restera son but en quart de finale de ligue des champions contre lyon à la 87è après que la balle frappe le potau ressort et la il surgit et il plante. Pffffffff
Ciao supper Pippo
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Une telle envie et une telle joie quand il marque à bientot 39 ans, chapeau !
Bonne continuation à tous ces anciens, une page se tourne, ça fait vraiment bizarre pour moi qui ai commencé à suivre le football dans les années 90 !
Respect à Gattusso, Seedorf et Nesta mais aussi à Del Piero et Cordoba. Au nom du foot merci les gars !
Forza Milan !
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En référence à mon post précédent, et comme le chantait le poète toulousain, "il faut tourner la page".
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Chacun sa vision des choses. Moi qui le supporte depuis 21 ans, je vois la chose de manière plus romantique.
Ca me fait plutôt penser à une grande famille où l'on a du mal à faire le deuil de joueurs qui nous ont fait rêver.
On repousse l'arrêt de carrière de certains ( comme Maldini ou Costacurta ) comme si on voulait les voir sur le terrain pour l'éternité, comme si lors d'un premier rendez-vous on repousse le moment du départ.
Je ne suis pas aveugle sur le système Berlusconi, il est ce qu'il est.
Mais l'entité Milan Ac sait aussi se détacher et être autonome. Si certains se moquent de ce club en le traitant de maison de retraite, eh bien j'en suis fier. En attendant, ces "retraités" m'on apporté des titres, de la joie, du bonheur, parfois des larmes comme en 2005. Mais ils m'ont aussi et surtout procuré des émotions. Enfin, tous les supporters du Milan AC ont eu cette impression, je pense, de grandir avec eux.
Alors, oui, on peut se moquer, mais je préfère un Inzaghi ou un Gattuso qui donnent tout ce qu'ils ont sur un terrain, font la fête de Noël du Milan AC avec femmes et enfants, plutôt que des petits cons& qui pensent au pognon, à leur voiture et à se faire des zahia dans une boite pourrie&.
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Mais ne nous en faisons pas, l'histoire du football nous à montré combien elle était cyclique, et maintenant attendons les Hazard, Varane, Hummels et tous les jeunes joueurs plein d'avenir que j'oublie, ils seront la pour les remplacer dans le coeur des supporters.
Si je parlais italien, j'aurais dit à Del Piero "profite de ta retraite, et merci pour tout"
PS:"et merci encore pour tous les matchs sur PES que j'ai gagné grâce à toi..."
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