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Alors ça en est où, la hype Paul-Georges Ntep ?

Joueur le plus spectaculaire de Ligue 1 l'an dernier, Paul-Georges Ntep est dans le dur désormais avec une saison à blessures. Comment cela va-t-il finir ?

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Paul-Georges Ntep est, quelque part, comme Javier Pastore ou Mesut Özil : un joueur clivant. Mais là où les deux meneurs de jeu divisent le monde entre ceux qui trouvent que ce sont des génies et ceux qui les voient avant tout comme des nonchalants, l'ailier aux grosses cuisses ouvre un autre débat. Et comme bien souvent quand il s'agit de football en France, les deux polémistes les plus populaires ont choisi leur camp, histoire de bien incarner les deux jugements possibles. D'un côté, il y a donc Daniel Riolo, qui voit en lui le prototype du joueur moderne détestable, dans le sens où il serait dépourvu d'intelligence de jeu. De l'autre, Pierre Ménès qui le décrit comme un vrai joueur fraîcheur, qui ne se prend pas la tête et qui ne se force pas à rester tout le temps dans le politiquement correct. En attendant de savoir qui a raison ou tort, l'horloge tourne. Il y a deux ans, Ntep avait beau jouer en Ligue 2, il avait l'Europe à ses pieds. Rennes a alors la préférence du joueur avec un plan simple. On explose en Ligue 1 et on ne s'éternise pas pour rejoindre Dortmund, Arsenal ou l'Inter Milan. Mais alors qu'il soufflera ses 24 bougies l'été prochain, ce n'est pas dit que des clients aussi prestigieux toquent à la porte. Si tout s'était déroulé sans accroc jusque-là, cette saison, il y a cassure. Ou plutôt fracture de fatigue.

La rechute de novembre qui fait parler


Après une première saison découverte, où il a fait entrevoir son talent en Ligue 1 et son personnage avec son fameux but chambreur à Reims, Ntep a tout cassé la saison dernière. Plus belle raison de regarder le championnat de France malgré la saison moyenne de Rennes, il finit par un séjour en équipe de France où il a donné aux forceps un but à Fekir. Malheureusement, cette saison est celle du contrecoup. Il attend fin août pour reprendre. 2 buts, 1 passe décisive pour ses trois premières titularisations. Puis la tuile : il se blesse à Monaco, alors que Deschamps l'avait de nouveau sélectionné. Touché au tibia, Ntep revient pour un match en novembre, un mois et demi plus tard. Il claque une passe dé, mais rechute. Son vrai retour s'est effectué fin janvier. Et visiblement, il va avoir besoin de temps pour retrouver son statut dans un championnat qui frissonne désormais avec Hatem Ben Arfa (blessé pour les 4 prochaines semaines). Du coup, sa blessure est un peu un sujet de crispation à Rennes. Est-ce la faute du staff médical ? L'intéressé jure que non, lui qui a fait de la cicatrisation osseuse à base d'ondes de choc.

Humain après tout


Forcément, il ne peut empêcher ses détracteurs de penser à son hygiène de vie, puisque c'est déjà l'origine de bon nombre de blessures chez les joueurs de son âge. Une hypothèse qui ne tient pas la route pour Bernard Casoni, qui l'a entraîné à Auxerre : « J'ai passé un an avec lui, je me suis régalé. Avec son style de jeu, on a tendance à l'oublier, mais ça reste un humain. » À comprendre le vainqueur de la Coupe des clubs champions en 93, il faudrait peut-être plus chercher du côté de son club qui a un peu trop tiré sur la corde. Pour son retour, la formation bretonne va peut-être se rattraper avec son nouveau technicien, Rolland Courbis, réputé pour trouver un nouveau poste aux éléments prometteurs. Ça n'a pas manqué, à Lille, Ntep a été aligné... dans l'axe. « La priorité, c'est qu'il retrouve tous ses moyens. Il a été longtemps arrêté, c'est important de retrouver ses sensations. C'est donc mieux de le mettre là où il sait ce qu'il a à faire » , coupe Casoni. C'est aussi l'avis du joueur, qui n'ignore pas que Deschamps n'a pas 36 ailiers capables de déborder sous la main. Il sait également qu'en étant dans le groupe France pour l'Euro, il mettra tout le monde d'accord, fermant ainsi le clapet de ceux qui le voyaient revenir gratter en bout de course une place en sélection camerounaise, alors qu'il avait refusé de faire son passeport pour aller jouer le Mondial 2014 avec les Lions indomptables. Rendez-vous donc dans trois mois pour peut-être la fin d'un débat qui ne va pas manquer d'être animé dans les prochaines semaines. Surtout qu'Hatem Ben Arfa, out pour les quatre prochaines semaines, va lui laisser un peu le champ libre.

Par Romain Canuti
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