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Alors, c’est comme ça qu’on se dit ciao ?

Del Piero, Inzaghi, Nesta, Gattuso, Di Vaio, Kaladze, Cordoba… La Serie A a, hier, salué une incroyable génération de champions. La fin d’une sacrée époque, qui coïncidence avec l’émergence de nouveaux talents.

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C’est une page qui se tourne. Mais quelle page, bordel ! Hier, ils ont été nombreux à pleurer. Pas seulement les joueurs qui disaient au revoir. Mais aussi les entraîneurs, les présidents, les supporters, les journalistes. Comme cet aveu très fort de Carlo Nesti, légende du journalisme italien et immense supporter du Torino devant l’éternel, qui admet ce matin qu’il a « pleuré lorsque Del Piero est sorti du terrain » . Oui, car les adieux des champions dépassent même les frontières des rivalités. Ceux de Del Piero, par-dessus tous, marquent véritablement la fin d’une époque. Le nom même de Del Piero, en plus d’être lié pour toujours à l’histoire de la Juve, évoque également l’histoire récente du football italien. Après Roberto Baggio, Alex est probablement le plus grand joueur italien des années 90, c’est un fait.

Symboliquement, son départ de la Juventus fait naître une putain de nostalgie. La nostalgie de l’époque des Ronaldo, Batistuta et Bierhoff. L'époque où l'Italie régnait sur l'Europe. Aujourd’hui, la Serie A compte d’autres champions. Les Zlatan, Cavani, Milito, Pirlo. Mais personne n’est dupe : ce n’est plus la même chose. Ceux qui ont décidé de partir, hier (ou qui ont été forcés à le faire), représentent ce qu’il reste de la notion de bandiera. Ces joueurs qui donnaient tout pour leur équipe et qui n’envisageaient rien d’autre que de jouer pour un seul et même club. Leur club de cœur. D’ailleurs, la blague de Del Piero, hier, résume parfaitement la situation : « Je ne sais pas comment je vais faire : cela fait 19 ans que je ne me suis pas intéressé au mercato.  » 19 ans de Juve, 13 d’Inter pour Cordoba, 13 de Milan AC pour Gattuso, 11 pour Inzaghi, 10 pour Nesta. Des chiffres qui, dans le football d’aujourd’hui, sonnent comme des exceptions. Voire des folies.


Voilà peut-être pourquoi, hier, tant de gens n'ont pas pu retenir leurs larmes. Ce ne sont pas seulement des joueurs qui nous quittent. C’est aussi un esprit, des chiffres, des buts, des chefs-d’œuvre, des déclarations d’amour, des titres en pagaille. En quittant le Milan AC, Inzaghi, Gattuso, Nesta et Seedorf emportent avec eux ces folles années où le Milan AC était souverain en Europe. Deux Ligues des Champions (2003 et 2007), deux Scudetti (2004, 2011) et même un Mondial des Clubs (2007). La fin d’une génération, dont il ne reste désormais que quelques survivants. Idem pour Cordoba, qui a connu les grandes Inter de Mancini et de Mourinho, reines d’Italie et d’Europe. Quant à Di Vaio, il quitte la Serie A après avoir écumé de nombreuses formations transalpines, de la Lazio à la Juventus, en passant par le Genoa, Parme et évidemment Bologne, son dernier amour. 142 buts en Serie A, que le buteur, passé aussi par Monaco, va désormais emporter dans ses valises à Montréal.


Alors voilà. Ces gars-là ont tout gagné, tout offert à leurs supporters. Ils laisseront forcément un grand vide derrière eux, qu’il sera compliqué de combler. Et c’est peut-être pour cela que Cesare Prandelli, hier, a inséré quelques surprises dans sa pré-liste de 32 joueurs pour l’Euro. Le sélectionneur azzurro a (intentionnellement ? ) convoqué plusieurs promesses du football italien. Parmi eux, Fabio Borini, 21 ans, Mattia Destro, 21 ans aussi, et surtout Marco Verratti, 19 ans, petite pépite de Pescara, actuel leader de Serie B. Un signal fort, comme pour dire que, si certains s’en vont, d’autres arrivent. Des jeunes qui n’en sont qu’aux balbutiements de leur carrière, mais qui ont toutes les cartes en règle pour prendre la relève de la génération qui part à la retraite. Cette "génération 90" conserve toutefois quelques ultimes rescapés. Si l’on ne pourra plus se délecter des coups-francs de Del Piero ou des interventions élégantes de Nesta, il faudra profiter, tant qu’il en est encore temps, des montées rageuses de Zanetti, et des frappes puissantes de Francesco Totti. Car bientôt, eux également tireront leur révérence. Et là aussi, ça chialera.



Eric Maggiori
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