Allemagne : la clé de 12 !

Malmenée en première mi-temps par une bonne équipe bosniaque en match préparatoire, la Nationalmannschaft renverse la vapeur en changeant de système en seconde période. État des lieux sur une équipe qui monte en puissance.

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2010 comme 2002 ?


Un 3-0 poussif contre Malte avec une équipe B voire C qui comptabilise les absences des joueurs bavarois, du Werder Brême et du capitaine Ballack. Le même score en Hongrie contre les Magyares ne répond à aucune interrogation sur les errances de l'équipe. Finalement, le 3-1 au Commerzbank Arena de Francfort, contre la Bosnie, montre une Nationalmannschaft à deux visages. Une préparation pigmentée par une cascade de blessures : si la disparition de Robert Enke était digérée, l'absence de René Adler, son successeur désigné dans les cages allemandes, n'était en revanche pas programmée. Simon Rolfes du Bayer Leverkusen doit déclarer forfait suite à une opération du genou en janvier. Puis arrive l'attentat en finale de la Cup sur Michael Ballack par le frère "Caïn" Boateng du Ghana. Enfin c'est au tour des polyvalents Träsch et Westermann de devoir renoncer à la Coupe du Monde. Une hécatombe qui ferait passer n'importe quelle équipe nationale pour un kit pieds-libres en plastique non assemblé. Partout sauf en Allemagne où le souvenir de 2002 est toujours vivace avec une finale de Coupe du Monde en Asie alors que les Bavarois Zickler, Scholl, les Dortmundiens Wörns, Heinrich ainsi que Deisler et Novotny manquaient le départ.

« C'est une bonne chose d'avoir un Lahm avec nous ! »


Le retour au bercail de Beck annonçait le replacement de Philipp Lahm à droite de la défense. Lui qui joua la majorité des matchs de qualification à gauche. En tout cas c'est en chœur que les anciens champions du monde 1990, Littbarski, Hässler et Matthäus déclarent : « C'est une bonne chose d'avoir un Lahm avec nous ! » Une fine lame nommée capitaine de la Nationalmannschaft et auteure d'un but d'anthologie contre la Bosnie. Si la défense accumule toujours les problèmes lorsqu'on la presse haut et qu'on lui joue dans le dos, Löw a donné quelques clés en titularisant l'expérimenté Friedrich au côté de l'indéboulonnable Mertesacker. Out les jeunots Tasci et Boateng ? Badstuber arrière gauche ! Le bloc Bayern en force, comme en 1974, surligné d'une préférence très claire pour la solidité plutôt que l'inconstance d'Aogo.

« Notre rêve, c'est de remporter le titre »


Dans le 4-5-1 modulable de Löw, Sami Khedira, impressionnant contre la Bosnie, a déjà fait oublier Ballack sous le regard de certains commentateurs. « Je veux aller de l'avant lors de la Coupe du Monde » annonce-t-il. Le champion d'Europe 2009 des moins de 21 ans (avec Neuer, Özil, Aogo, Marin et Boateng notamment) s'est tranquillement installé dans le costume de n°6 qu'on lui prédestine depuis longtemps outre-Rhin. Une accélération sportive, tout comme Neuer, liée à l'ancienne génération absente. A ses côtés, le seul rescapé de l'"espèce" Effenberg : Bastian Schweinsteiger, 25 ans et déjà 74 sélections : « Nous sommes meilleurs qu'en 2006 ! » Et voilà la confirmation des dires de la plaque tournante du jeu allemand, Mesut Özil : « Notre rêve, c'est de remporter le titre » .

« Je parie que je vais marquer à la Coupe du Monde »


La polnish connection avait commencé le match contre la Bosnie avec Podolski, Klose et Trochowski mais ne l'a pas terminé confirmant, pour ces trois joueurs, une saison faite de quelques hauts et de beaucoup de bas mais comment se séparer des deux premiers susmentionnés, le Prinz Poldi et le roi Klose, toujours décisifs en équipe nationale : « Je parie que je vais marquer à la Coupe du Monde » affirme “Miro”, fort de 10 buts en Coupe du Monde. En tout cas la concurrence est vive car Cacau ( « Je veux jouer » ) et Müller ( « J'essaie d'aider l'équipe » ) ont montré qu'ils étaient plus que des remplaçants en seconde mi-temps contre les Dzeko, Misimovic, Pranjic, Ibisevic et autre Salihovic.

12 hommes en colère !


Sydney Lumet le retour ! Non ! Mais c'est bien un précieux joker dont dispose la Nationalmannschaft avec Marko Marin. Le meilleur depuis des années selon l'opinion générale. Surnommé le "Messi allemand", le joueur formé à Mönchengladbach se souvient de son éviction juste avant le championnat d'Europe 2008 : « Cela m'a fait mal ! » 90 secondes après son entrée en jeu, il provoquait un pénalty contre la Bosnie.

La Nationalmannschaft s'est réinventée comme un puzzle à construire et à déconstruire. Löw sera-t-il l'homme-clé de la situation ?

Polo

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Merci Polo pour ce post. La nationalmannschaft ira loin dans cette CDM et ça malgré les blessés .
Bravo Polo pour l'article, très bien. Je pense que la NM sera bien présente dans cette CDM. Contre la Bosnie, ils ont su relever la tête et prouver qu'un match dure 90 minutes, certes sur penalties mais encore faut-il pouvoir (et savoir) s'en créer... Vivement la suite Polo.
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