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Allemagne-Italie, le jour d'après

Pour la première fois de son histoire, la Mannschaft est parvenue à éliminer la Squadra Azzurra lors d'une compétition officielle. Outre-Rhin, si beaucoup sont ravis que la bande de Löw soit parvenue à vaincre la malédiction, il y en a aussi pour râler après la tactique ou encore pointer certains joueurs du doigt.

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Libérée, délivrée. Au terme de « 656 secondes de tirs au but dignes d'un thriller » , il y a eu un « Happy End » , titre la Rheinische Post. « L'Allemagne bat l'Italie et vainc son traumatisme » , estime la Süddeutsche Zeitung, tandis que le Spiegel verse dans l'ironie : « Une malédiction ? Quelle malédiction ? » Outre-Rhin, la presse fête ses héros : Manuel Neuer bien sûr, mais aussi Jonas Hector, n'oubliant pas de rappeler qu'il y a encore quelque temps, le latéral du 1.FC Cologne était encore joueur amateur et sévissait du côté du SV Auersmacher, en Sarre. Les journaux qui rendent également hommage à la tactique prônée par Joachim Löw, qui a décidé de remettre au goût du jour la défense à trois pour mieux contrôler l'adversaire italien. Pour Pit Gottschalk de la WAZ, « le changement de tactique a été un chef-d’œuvre. À aucun moment, les Italiens n'ont pu développer le jeu qui leur avait permis d'éliminer le tenant du titre lors du tour précédent » . Ou bien comme il le dit en une ligne au début de son billet d'humeur : « Le sélectionneur a tout fait comme il fallait. Basta. »

Scholl allume le staff...


Si les médias tiennent tant à mettre en avant la performance tactique de Joachim Löw, c'est parce que les journalistes font certainement partie des 8,96 millions de personnes qui ne sont pas allées klaxonner dans la rue et qui ont suivi le résumé et le débrief du match sur l'ARD (ils étaient 28,32 millions à avoir suivi la finale, meilleur score durant cet Euro). Un débrief au cours duquel Mehmet Scholl a tout simplement flingué le staff de la Mannschaft. « Il ne s'agit pas de râler, mais pourquoi une équipe qui fonctionne si bien doit-elle forcément s'adapter à l'adversaire ? » , a demandé le champion d'Europe 1996, avant de livrer son analyse. « En 2008, l'équipe s'est adaptée à l'Espagne : elle a perdu en finale. En 2010, pareil : élimination. En 2012, elle s'est adaptée à l'Italie : élimination. » Aigri, le Mehmet ? On ne sait pas vraiment. En tout cas, il justifie sa thèse en mettant le titre de champion du monde en avant : « Le clou du spectacle, c'est qu'en 2014, Löw a ignoré les conseils de son staff à partir des quarts de finale. Il a fait confiance à son équipe. » Pour le résultat qu'on connaît. D'où la cartouche finale à Urs Siegenthaler, le maître tactique de la Mannschaft : « Monsieur Siegenthaler devrait faire son travail, rester au lit le matin et laisser les autres aller à l'entraînement. » PAN.

...Özil critiqué par un député conservateur


Autre individu qui cherche des coupables malgré la victoire au bout de la nuit, Markus Söder. L'homme politique, membre de la CSU (la CDU version bavaroise, donc parti conservateur) n'a pas aimé qu'on joue avec son cœur durant la séance de tirs au but. Il s'est donc trouvé une tête de Turc, en la personne de... Mesut Özil. « C'est la folie ! 40 ans qu'on attendait ça. Seulement, il ne faut plus qu'Özil tire les penaltys. À l'avenir, seuls les jeunes joueurs devraient tirer. » Il est vrai que Mesut avait déjà raté son penalty contre la Slovaquie. Seulement, étrange que le député de la CSU s'attaque comme par hasard à Özil, et non à Müller et Schweinsteiger, qui ont eux aussi raté leur tir au but. Sans doute parce qu'ils sont bavarois, eux.


Quoi qu'il en soit, Söder se fera allumer sur les réseaux sociaux. Il aura beau effacer son tweet et « corriger » son point de vue, personne n'est dupe. Söder est désormais logé à la même enseigne qu'Alexander Gauland, le vice-président de l'AfD qui s'était mangé de critiques pour avoir dit que « les Allemands n'aimeraient pas avoir Jérôme Boateng comme voisin » .


23 joueurs soudés


Au terme d'une nuit de folie, l'Allemagne se réveille donc en demi-finales de l'Euro, et se demande ce qui pourrait bien l'arrêter. Ce n'est même pas de l'arrogance, juste un constat effectué après avoir battu l'autre meilleur équipe du tournoi. « Avec tout le respect dû au Portugal, au pays de Galles, à la France et à l'Islande – celui qui est capable de battre ce monstre est désormais inarrêtable » , écrit Bild. Le Spiegel, lui, estime que cette équipe ira loin si elle respecte sa philosophie de base. « Au-delà de la formation ou de la tactique, chaque joueur fait preuve d'une grande discipline. » Et quel que soit l'adversaire – France ou Islande –, il aura beaucoup de mal face non pas aux 11, mais aux 23 joueurs allemands, qui sont tous soudés. Et la perspective d'une demi-finale contre le pays hôte ne semble même pas impressionnante, rappelle l'hebdo de Hambourg : il n'y a qu'à se rappeler 2014 et le 7-1 encaissé par les Brésiliens. Mais pas sûr que la Mannschaft y pense au moment de fouler la pelouse du stade Vélodrome. Au final, il n'y a pas de moment plus important que le moment présent. Ici et maintenant.

Par Ali Farhat
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