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Allemagne/Brésil: dans quel ordre?

Footballistiquement, ce mercredi est plutôt gâteur: un duel de Latins entre Italiens et Espagnols, un combat de style entre Français et Chiliens, et enfin une joute entre deux équipes qui souhaitent, chacune à leur manière, imposer un nouvel ordre mondial: l'Allemagne et le Brésil.

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Claudemir Jeronimo Barreto est un homme heureux. Pour la première fois de sa vie, il va affronter son pays natal sous la tunique de son pays d'adoption, le tout dans son jardin préféré. Car oui, il est bien question ici de Cacau, l'attaquant couleur chocolat de la Nationalmannschaft. Celui qui est arrivé il y a douze ans en Allemagne et qui est aujourd'hui capitaine du VfB Stuttgart a été appelé par Joachim Löw pour jouer contre le Brésil, à défaut de jouer avec. Comme les choses se passent à fond, la rencontre aura lieu chez lui, à la Mercedes-Benz-Arena. Pour l'événement, Cacau a dégotté pas moins de soixante billets pour sa famille et ses proches: « La seule condition que je leur impose, c'est d'être derrière l'Allemagne » , rigole-t-il en conférence de presse.

Un autre qui doit être tout aussi content d'avoir été nominé, c'est Ilkay Gündogan. L'histoire ne dit pas si le nouveau joueur du Borussia Dortmund a lui aussi invité toute sa smala, mais ce qui est sûr, c'est qu'Ilkay, lui, risque d'être en froid très vite avec un type du genre Hamit Altintop, qui lui reprochera certainement d'avoir opté pour la Mannschaft, lui, le Turc d'origine. On se souvient de la colère qu'avait piqué le joueur du Real, qui avait tapé sur son actuel coéquipier Mesut Özil, coupable à ses yeux d'un manque de respect envers la maison-mère, la Turquie. Sa colère ne devrait pas tarder à changer de cap. En attendant, Gündogan savoure: « Je n'ai jamais caché mon intention de vouloir jouer pour la Nationalmannschaft. Mais que ça aille aussi vite – c'est vraiment un rêve » . Il devrait pourtant le savoir: chez Löw, plus c'est jeune, plus ça a de chances d'être appelé. Qu'il demande à son coéquipier du Borussia Mario Götze, le prodige de 19 ans, déjà six sélections à son actif.

Outre Gündogan et Götze, Joachim Löw a nominé deux autres cadres du Borussia, Mats Hummels et Sven Bender. Avec huit membres, l'équipe du Bayern Munich est la plus représentée. Normal, après tout: après chaque désillusion en championnat, l'ogre bavarois tente de rallier les meilleurs joueurs allemands à sa cause. Neuer et Boateng font partie du nouveau cru. Crevés après leur trip aux US et en Chine, Mesut Özil et Sami Khedira sont au repos. Sinon, Joachim Löw a fait dans l'éclectisme, en piochant dans la moitié des équipes de Bundesliga. Et que je te prends un joueur du Werder, et un de Hambourg, et un de Wolfsburg, et ainsi de suite. Seul le Bayer en compte deux, en la personne de Simon Rolfes et André Schürrle. On peut donc considérer que l'aventure est définitivement terminée pour le dénommé M.B. (Michael Ballack, ndlr), qui donc ne fera pas partie du jeu.

Face à elle, la Mannschaft aura une équipe du Brésil encore traumatisée par sa déconvenue face au Paraguay (0-0; 0-2), en Copa America. Mais Mano Menezes, le coach, ne se formalise pas pour autant: « Nous avons vendangé neuf occasions franches face au Paraguay. Si l'on en avait mis qu'une seule au fond, on parlerait aujourd'hui de notre formidable performance, et non pas des quatre tirs au but que nous avons ratés par la suite » . Celui qui a pris ses fonctions il y a pile un an à la place de Dunga continue à sa manière la reconstruction de la Seleção: des tests-matchs contre des équipes lourdes, le plus possible. Il y a eu les Etats-Unis, l'Argentine, la France, les Pays-Bas. Puis ce sera deux fois contre l'Argentine, encore. Là, c'est l'Allemagne qui se dresse. Un adversaire qui ne l'a plus battu depuis 1993, grâce à des buts du bourrin Guido Buchwald et de l'esthète Andreas Möller. Mais aujourd'hui, les choses sont différentes. Les deux pays savent qu'ils peuvent revêtir le costume de favori pour la Coupe du monde 2014. Avant la compétition planétaire, Mano Menezes aimerait bien que ses ouailles aillent chercher l'or olympique à Londres, et enchaînent avec une Coupe des Confédérations satisfaisante. De son côté, Joachim Löw a l'Euro en Ukraine/Pologne en ligne de mire. Pour l'instant, il n'y pense pas. Ou en tout cas, fait semblant de ne pas y penser. Ce qui importe à Löw pour le moment, c'est de montrer à tous que, face au Brésil, à la Mercedes-Benz-Arena, ses A ont plus la classe qu'un maillot jaune et vert.

Par Ali Farhat

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Italie-Espagne, les deux derniers vainqueurs de la coupe du monde.

Allemagne-Brésil, les deux favoris de 2014.

Angleterre-Pays Bas, on aurait eu les éventuels demi-finalistes.

France-Chili, un improbable quart-de-finaliste.
"Un adversaire qui ne l'a plus battu depuis 1993"

Allemagne 1 - Brésil 2
le 26.03.1998

Mouais...
C'était dans le sens que l'Allemagne n'avait plus battu le Brésil depuis 93'.

Remets ton slip.
L'Allemagne aura juste l'avantage de pratiquer un football 20 fois plus spectaculaire, 20 fois plus efficace et 20 fois plus beau que la plupart des équipes actuelles...

Et Tokouille sinon t'avais juste à citer la finale de la Coupe du monde 2002...

Remets ton slip 2 fois.
De toute façon, ils viennent de les battre 3-2...
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