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Allegri, la Champion’s, puis l’avenir

Ce soir, le Milan AC de Massimiliano Allegri reçoit l’AS Roma, pour un match qui devrait permettre aux rossoneri de valider leur billet pour le tour préliminaire de la C1. Après quoi, le coach décidera de son avenir. Un avenir milanais… ou romain ?

Avec ceux de Conte et d’Higuain, le nom de Massimiliano Allegri est probablement le blase qui est apparu le plus sur la Une des gazettes italiennes cette semaine. Pourquoi ? Parce que le coach du Milan AC n’est pas encore assuré de l’être la saison prochaine. En cause, une relation que l’on dit tumultueuse avec Silvio Berlusconi, qui lui aurait vivement reproché de ne pas avoir fait jouer El Shaarawy lors de la dernière journée de championnat (Milan s’est imposé 4-0 à Pescara). Evidemment, le principal intéressé nie tout en bloc. « J’ai toujours eu la confiance du président, même lors du moment le plus délicat de la saison  » a-t-il affirmé il y a quelques jours. N’empêche que les doutes planent quant à l’avenir de l’entraîneur.

Lui-même n’a jamais affirmé qu’il allait rester, tout comme il n’a pas émis une particulière envie de s’en aller. «  A en croire la presse, tous les clubs de Serie A s’intéressent à moi. Il ne me semble pas juste d’en parler maintenant, attendons la fin du championnat » a-t-il expliqué. Tous les clubs de Serie A, peut-être pas, mais au moins deux, oui. Le premier, c’est justement la Roma, adversaire des Milanais ce soir, en quête d’un coach pour la saison prochaine. Le second, c’est le Napoli, qui n’a pas encore reçu la garantie que Mazzarri allait rempiler. Mais avant de penser au Napoli ou à la Roma, Allegri doit penser… à la Roma. Pour le match de ce soir, hein.

La fabuleuse remontée

En effet, Allegri doit avant tout valider son billet pour le tour préliminaire de la Ligue des Champions. Les rossoneri comptent quatre points d’avance sur la Fiorentina (qui joue en ce moment même face à Palerme), et ont donc besoin d’une victoire, ce soir, pour assurer mathématiquement leur troisième place au classement. Même si les rossoneri auraient préféré éviter le tour préliminaire, cette qualification sonnerait tout de même comme un petit miracle. Car il faut rappeler que le 11 novembre, après une défaite 3-1 à domicile face à la Fiorentina (12e journée), le Milan AC comptait déjà 12 points de retard sur la troisième place, alors occupée par le Napoli, et 13 sur l’Inter, à l’époque deuxième. Six mois plus tard, les rossoneri comptent 15 points d’avance sur leurs cousins interisti, qui ne joueront pas l’Europe la saison prochaine. Comme quoi, le travail d’Allegri a été exceptionnel, surtout compte-tenu des forces en présence, après un été où la plupart des gros calibres et des cadres (Zlatan, Nesta, Thiago Silva, Inzaghi, Seedorf, Gattuso) se sont barrés.

Et ça, les derniers survivants de l’ère Ancelotti, comme Ambrosini, en sont parfaitement conscients. « Si nous arrivons troisièmes, ce serait effectivement très courageux de virer un entraîneur qui, en trois ans, a réalisé ce qu’a réalisé Allegri. Le Milan AC doit lui réaffirmer sa confiance » a-t-il affirmé. Parole d’un type qui a tout gagné avec le maillot rossonero, et qui sait de quoi il parle. Reste que malgré les excellents résultats obtenus sur le terrain, notamment depuis le mois de novembre, Allegri reste dans le collimateur de Berlusconi. L’un des proches du Cavaliere, Giorgio Squinzi, patron de la Confindustria et du club de Sassuolo (sur le point d’être promu en Serie A), a d’ailleurs confié à Sky Sports que « Silvio Berlusconi, de temps en temps, m’appelle pour me dire qu’Allegri ne comprend rien  » . Sympa. La meilleure réponse du technicien est évidemment la réponse du terrain : si l’on ne prenait en compte que la phase retour du championnat, le Milan AC serait deuxième, à seulement cinq points de la Juve et avec un match en moins, à disputer ce soir. Une stat qui ne sert pas à grand chose, à part à prouver qu’Allegri a su redresser une équipe que l’on disait bonne à jeter à la poubelle.

Duel Totti-Balotelli, au bon souvenir de 2010


Ce soir, San Siro risque bien d’être rempli comme un œuf pour voir le Milan AC assurer sa 11e qualification à la Ligue des Champions lors des 12 dernières saisons (seule qualif’ manquée en mai 2008, Milan termine 5e et se qualifie pour la Coupe UEFA, ndlr). C’est aussi une revanche sur le début de saison. Au mois de décembre, le Milan AC avait littéralement sombré sur la pelouse de la Roma, un revers 4-2 qui laissait penser que jamais cette équipe ne jouerait les premiers rôles cette saison. L’arrivée de Balotelli en janvier a changé les choses, et a relancé les ambitions rossonere. Depuis son arrivée, Bali Balo a inscrit 11 buts en 11 apparitions (dont 5 pénaltys, quand même) et a pris une nouvelle dimension. Cette semaine, la fièvre l’a tenu au lit, mais il a insisté pour être présent ce soir. Et puis, Mario a également un compte en suspens avec la Roma. La dernière fois que l’attaquant azzurro avait affronté les giallorossi, c’était en finale de la Coupe d’Italie, en mai 2010. L’Inter s’était imposée 1-0 (but de Milito), mais Balotelli avait reçu un coup de pied extrêmement violent, volontaire, de Totti en fin de rencontre. Le Capitano avait été exclu et avait reçu quatre matches de suspension.

Depuis, les deux hommes ne se sont jamais recroisés, et Totti n’a pas franchement eu envie de s’excuser. La vengeance est un plat qui se mange froid, et Mario aimerait régler ça sur la pelouse, avec un but qui ferait beaucoup de bien au Milan AC, mais surtout beaucoup de mal à la Roma. De fait, après leur défaite 1-0 face au Chievo, mardi soir, les Romains ne sont plus du tout assurés de se qualifier pour l’Europa League. Ils sont actuellement septièmes, et vont devoir espérer des faux pas de la Lazio et de l’Udinese cet après-midi. C’est d’ailleurs une fin de saison dingue qui attend la Roma : Milan ce soir, Napoli la semaine prochaine, et enfin la Lazio en finale de Coupe d’Italie. Une victoire à San Siro, comme en décembre 2010 (la dernière en date), serait la manière idéale de lancer ce fou sprint final. Avec, toujours, une pensée pour Max Allegri. Peut-être le prochain entraîneur du Milan AC. Peut-être le prochain entraîneur de la Roma. Allez savoir.

Eric Maggiori
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