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Allan St Maximin, le Vert de l'espoir

Pépite de Christophe Galtier, Allan Saint-Maximin, 17 ans, apprend la patience. Joueur de talent, ce gamin toujours en avance bosse dans l'ombre avant de crever l'écran. Portrait d'un précoce du 92.

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Dans ce petit monde de brutes qu'est la préformation francilienne, l'orange et blanc de l'AC Boulogne-Billancourt est un gage de qualité, une sorte d'appellation d'origine contrôlée. D'ailleurs, quiconque connaît le stade Le Gallo sait que l'on parle là d'un des bastions les plus difficiles à conquérir de la région parisienne. C'est là, coincé entre la Seine, le pont de Sèvres et la petite Ville-d'Avray chère à Boris Vian qu'Allan Saint-Maximin s'est mis à tuer tous les petits affreux. Des adversaires, en langage correct, des faire-valoir, pour être plus exact, tant le joueur enchaîne les promenades de santé depuis le plus jeune âge. Né le 12 mars 1997, un peu plus au sud, à Châtenay-Malabry, le gamin est du genre précoce. Ceux dont on dirait qu'ils ont toujours eu de l'avance. Une idée que son père, Alex, confirme d'ailleurs sur le site internet Poteaux carrés : « Je me suis aperçu qu'il n'était pas comme les autres dès qu'il a commencé à marcher. Il était très en avance, tant dans le langage que la motricité. » Contrairement à d'autres joueurs qui ont vu le dieu du football se pencher sur leur berceau, Allan a la chance d'avoir un tempérament perfectionniste. Oui, à une heure où partir en avance signifie parfois arriver en retard - et même ne pas arriver du tout -, l'ancien joueur de l'ACBB vit un début de carrière serein et posé. Vainqueur du titre national avec les U17 de l'AS Saint-Étienne, le gamin de 17 piges grappille de plus en plus de temps de jeu avec les professionnels. Auteur de sa première passe décisive lors d'un déplacement sur la pelouse de l'Olympique de Marseille, Saint-Maximin est un crack et un bosseur. Autant dire que les Verts tiennent là une perle rare.

Allan le conquérant


Guillaume Sabatier a un nom à aimer la Bundesliga, mais il a surtout eu la chance d'entraîner le phénomène du côté de Boulogne. Et évidemment, comme en amour, ce qui l'a marqué le plus, c'est sa première rencontre avec le phénomène. « Un samedi, on me l'amène et on me dit "tu vas voir, il est très bon, fais le jouer". Sur le premier match, alors que je ne le connaissais pas du tout, il a mis 8 buts. J'ai été marqué par sa vivacité et son explosivité » , confie-t-il, comme s'il n'avait jamais oublié cette rencontre. La vérité, c'est que comme quelques autres gamins à cet âge-là (entre 10 et 13 ans), Allan Saint-Maximin change le cours des matchs et est capable d'éliminer quatre joueurs pour aller marquer tout seul, sans se soucier des autres. Responsable de l'école de foot de l'ACBB, Bertrand Rebours parle d'un gamin « largement au-dessus du lot, qui montrait déjà des dispositions techniques et mentales, avec un gros esprit de compétition  » . Des qualités qui ont poussé Nicolas Colombel, éducateur à l'US Ris-Orangis, le club dans lequel le Stéphanois a commencé à jouer sérieusement, à le surclasser. Lui aussi évoque un « gamin bien meilleur que la moyenne » et d'un « mental de vainqueur » . Une attitude conquérante qui fait de Saint-Maximin l'une des attractions des nombreux tournois de jeunes que dispute l'AC Boulogne-Billancourt. « Il a fallu gérer cet aspect, le "bord du terrain", car forcément, cela peut perturber n'importe quel gamin, se remémore Sabatier. Parfois, on gagnait 20-0. Même dans des tournois internationaux, les gens connaissaient Allan. J'arrivais et des gens de clubs belges ou suisses me demandaient "Tu as amené le petit Saint-Maximin ?" »

S'il attise cette curiosité, c'est que le natif du 92 n'est pas un simple précoce. C'est un phénomène. Ancien recruteur à l'AS Saint-Étienne, Dominique Fernandez confie aisément qu'il « n'a jamais vu ça, en 20 ans de carrière » . « Il avait 12 ans quand je l'ai observé pour la première fois dans un tournoi U13. Cette disponibilité, cette soif de ballon, de football, c'était du jamais vu. Il avait des qualités de vitesse et de technique individuelle hors normes. Pourtant, mon métier, c'est de reconnaître les talents » , sourit-il. S'il ne travaille plus chez les Verts, Fernandez a de quoi être content, car, après lui, les recruteurs faisaient la queue pour admirer le prodige. Droit dans ses bottes, le jeune homme a toujours privilégié Saint-Étienne selon Bertrand Rebours : « Son club de toujours, c'est Saint-Étienne, car c'est le premier club à s'être clairement positionné et cela a son importance. » Un petit tour de six mois à Clairefontaine plus tard, Saint-Maximin est à l'Étrat. Un cadre de travail qui convient très bien à ce perfectionniste dans l'âme.

Gym, décathlon et cross-country


Concrètement, le terme « échouer » ne fait pas partie du vocabulaire d'Allan Saint-Maximin. Sur le terrain et en dehors. « Il est perfectionniste, même à l'école. Il voulait être le meilleur partout » , admet Nicolas Colombel. Un goût de la réussite qui peut le pousser à être un peu kamikaze si l'on en croit Bertrand Rebours : « Il n'y a rien d'impossible pour lui. Il n'y a aucune situation de jeu où il se dit "je ne vais pas m'en sortir". Il peut y avoir trois joueurs devant lui, il va tenter quelque chose. Rien ne lui fait peur, il est désinhibé, il ne tergiverse pas. » Une spontanéité et un goût du risque pas toujours apprécié en France et qui font peur à Dominique Fernandez. « Pour moi, c'est un surdoué du football. Je pense qu'en France, on n'a pas les compétences au niveau pour l'aider à s'épanouir, on va trop vouloir le formater alors qu'Allan, il faut lui laisser une liberté d'expression. Celui qui comprendra ça permettra au gamin de donner sa pleine mesure » , tranche-t-il. Un message reçu cinq sur cinq par Christophe Galtier qui a offert quatre apparitions en Ligue 1 à l'intéressé depuis le début de la saison. Intégré dans le groupe pro, Allan va pouvoir montrer ce qu'il sait faire. Sur le terrain et sur la piste. Champion d'Île-de-France de décathlon et de cross, surdoué en gymnastique, Saint-Maximin est du genre à tout donner en stage, à demander du rab en charge de travail et à s'attarder sur sa progression et ses chiffres. « Il pense beaucoup à ses stats. Un exemple : à sa sortie contre Marseille, il a de suite évoqué sa première passe décisive  » , évoque un Sabatier qui l'a vu donner sa pleine mesure en stage. Rafraîchissant au micro de Laurent Paganelli, Saint-Maximin sait toutefois qu'il lui reste énormément de boulot. Pour Bertrand Rebours, « il faut qu'il progresse en régularité, ou plutôt en efficacité devant le but. Il est aussi très joueur, mais au niveau professionnel, il faut une certaine retenue, notamment par rapport à l'adversaire. Pour un joueur de ce talent-là, ce n'est pas toujours facile de se fondre, s'adapter aux besoins du collectif. Il doit aussi apprendre à utiliser ses coéquipiers, notamment face à des défenseurs très intelligents. Il faudra qu'il arrive à s'appuyer sur le jeu collectif pour pouvoir s'en sortir contre des joueurs du niveau de Philip Lahm. Aujourd'hui, il ne pourrait pas passer ce type de joueur car il n'utilise pas assez l'appui de ses coéquipiers » . Après cela, l'horizon d'Allan, où les nuages ont déjà peu de place, sera complètement dégagé. De quoi faire plaisir à Guillaume Sabatier. Mais pas de quoi le surprendre : « Allan, c'est une belle histoire, mais une histoire prévisible. »

Par Nicolas Jucha
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