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Algérie – Burkina Faso : une finale de CAN !

C’est ce soir à Blida (19h15) que finiront les qualifs de la zone Afrique. Un contexte très continental qui place cette rencontre explosive comme un sommet émotionnel garanti. Tout est possible, rien n’est joué : l’Algérie n’a besoin que d’un but pour effacer la défaite de l’aller (2-3) et aller au Brésil. Mais le Burkina a aussi des arguments…

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Ça chambre, ça chambre sur les réseaux sociaux ! Les supporters des Fennecs s’en donnent à cœur joie, eux qui envisagent déjà la qualif. Celle-là, qui ironise sur une élimination des Bleus : « Et Benzema et Nasri sur leurs canapés qui seront en train de pleurer et qui se demanderont pourquoi ils n'ont pas choisi l'Algérie ! » Ou bien celle-là : « Incha'Allah mon frère. Les Français ne vont rien comprendre quand ils nous verront défiler dans leurs villes. Paris, Marseille, Lille... Ça va être peint en vert, rouge et blanc ! » Au fait… Est-ce que le ministère de l’Intérieur de la France a prévu un dispositif-sécurité à Paris pour aujourd’hui ? Ne rigolez pas… Imaginez si ce soir l’Algérie et la France se qualifient pour le Mondial. Imaginez l’Avenue des Champs-Élysées investie des supporters des deux équipes ! Là, il n’y aura pas polémique sur les chiffres, car on peut tabler sur des centaines et des centaines de milliers de fans ! Un vrai France-Algérie sans enjeu mais qu’on espère festif et joyeux… On n’en est pas là because les Burkinabés et les Ukrainiens méritent eux aussi de s’envoler pour le Brésil en juin prochain. Si l’avantage de l’aller à Ouagadougou récolté par les Étalons apparaît moins décisif (3-2) que pour les Jaune et Bleu à Kiev (2-0), il constitue néanmoins pour les Fennecs l’obsession détestée de tous les footballeurs de la planète : marquer un but, juste un but (et ne pas en prendre). Un truc en apparence facile mais ressassé depuis un mois sur fond de polémique arbitrale pas vraiment digérée et exacerbé à la puissance mille par une pression populaire coutumière en Afrique. Les joueurs algériens vont devoir être très forts mentalement.

Les regrets algériens de l’aller

« Sans l’arbitre, on serait déjà qualifiés, avec un nul là-bas » . Vahid Halhilodzic, sélectionneur de l’Algérie, l’a toujours en travers de la gorge, ce péno sifflé à 2-2 vers la 86e minute sur une « faute de main » plutôt au torse de son défenseur Belkalem. Ce dernier était pourtant hors de la surface, les bras bien collés au dos, comme l’exige l’arbitrage FIFA… Bancé avait transformé et permis aux Étalons de l’emporter (3-2). On se rappelle que la presse algérienne s’était déchaînée contre le trio arbitral qui disputait ensemble son premier match international. « Cet arbitre est un salaud » avait affiché en « Une » le quotidien Compétition du lendemain. « Ils ne nous ont battus qu'avec l'aide de l'arbitre » , renchérissait le quotidien Le Buteur, annonçant vertement la couleur pour le retour, « On les bouffera ! » Plus modéré, le Quotidien d'Oran avait à juste titre pointé un fléau du foot africain ( « L'arbitrage maison, une dure réalité en Afrique » ). Vahid Halilhodžić avait carrément boycotté la conférence de presse d'après-match… Plus d’un mois après, la rage du Bosnien n’est pas retombée. Mais la lucidité affleure, car au-delà de l’arbitrage, il revient sur l’essentiel, le jeu : « Je n’oublie pas qu’on aurait dû marquer sur nos nombreuses occasions. » Des regrets, Vahid ?

Sûrement. Car l’Algérie peut en avoir… À Ouagadougou, elle n’a pas su concrétiser les quelques occases de la première demi-heure. Mais surtout, elle ne s’est pas donné les moyens de l’emporter véritablement. C’est durant les courtes périodes qui ont suivi ses deux égalisations (à 1-1 par Feghouli à la 50e puis à 2-2 par Medjani à la 68e), qu’elle a raté le coche. Voire la qualif ? Car outre les occases manquées (ce duel perdu par Soudani face au gardien Diakité !), les Fennecs n’ont pas mis la densité nécessaire dans le jeu et dans le nombre pour enfoncer des Burkinabés coupés en deux et atteints au moral. Les conditions étaient pourtant optimales. À domicile, les Étalons, déjà limités tactiquement, avaient dû faire le jeu, laissant à leurs adversaires toute attitude pour contrer et exploiter des beaux espaces. Ils avaient de plus perdu le Lyonnais Bakary Koné, dans l’axe défensif, à dix minutes de jeu à peine. Or, l’Algérie n’en a pas profité. Certains joueurs burkinabés ont même senti que les Verts maghrébins se contenteraient d’un nul. Dans l’attitude des Algériens sur le terrain et dans leurs propos d’après-match (gonflés, certes, de la rage occasionnée par l’arbitrage), on avait aussi perçu une « assurance » que la qualif se jouerait « facile » au retour à Blida. Le deuxième but burkinabé de D. Koné fut un monument de laxisme défensif. Tout comme le premier but de la tête de Pitroipa, seul devant Mbolhi, à quelques secondes de la pause ! Dommage…

Au mental, d’abord ?

Car les choses ont changé. Aujourd’hui, le Burkina Faso est quasi au complet. Bakary Koné sera bien là et le Lorientais Alain Traoré, même de retour récent après sa blessure, tiendra lui aussi sa place au milieu. Le Burkina dispose d’un avantage qui lui permet de blinder derrière avec sa paire axiale B.Koné-Koulibaly, et devant le midfield D. Koné, Traoré et Kaboré. Du costaud. Un bloc d’autant moins facile à bouger qu’à l’aller car les Étalons n’ont plus à faire le jeu. Pas sûr que les attaquants algériens auront les mêmes espaces d’expression de la première manche… Et puis le Burkina ne vient pas que pour défendre. Il ne se privera pas d’exploiter la moindre opportunité, comme l’avertit Bertrand Traoré : « Ce serait une grave erreur de regarder jouer les Algériens devant leur public. Si on les laisse tisser leur toile, ils prendront vite de la confiance » . Gare aux contres : Pitroipa ou D. Koné (auteur déjà d’un slalom-but à l’aller, celui du 2-1 à la 65e) peuvent infliger des raids motels. Qui plus est encore, le Pays des Hommes Intègres est sur une série de 5 victoires d’affilée qu’un nul ou une défaite subies face aux Fennecs auraient pu enrayer pour de bon. Du coup, la dynamique burkinabée se poursuit, suite à son étonnante participation à la finale de la dernière CAN 2013 (un petit 0-1 face au Nigeria). Enfin, la vision objective du match aller ne doit pas faire oublier le penalty manqué par Bancé juste avant la mi-temps (bel arrêt de Mbolhi à 0-0) ni le loupé « miraculeux » de Pitroipa juste devant les buts sur un centre de Traoré (95e). Mauvais arbitrage ou non, l’addition aurait pu être beaucoup plus salée…

Comme pour les Bleus, la priorité de l’Algérie se situera d’abord au niveau mental. Un but suffira… Les Fennecs auront 90 minutes pour ça. Détail : en cas de tirs au but, il faut rappeler que leurs adversaires de ce soir avaient sorti le Ghana en demies de CAN 2013 (1-1, puis 3 tab à 1). Sur le papier, la force de frappe offensive des locaux a de quoi rendre optimiste (le déménageur Slimani, plus Soudani, Feghouli et sûrement Brahimi). À l’impact physique, les Fennecs avaient également répondu présents à Ouagadougou. Sur coups de pied arrêtés, les golgoths axiaux, Bougherra (1m90) et Carl Medjani (buteur de la tête sur corner à 2-2), peuvent aussi faire la différence. Tactiquement aussi, l’Algérie avait pris le dessus, mais on le répète : les Burkinabés forcés de faire le jeu avaient permis au milieu algérien de bien trouver ses attaquants… Pronostic pas évident, à l’image du duel des sélectionneurs : le charisme de Vahid contre la froide détermination du Belge Paul Put, toujours maître de ses émotions (un plus pour les Étalons ?)


L’Afrique en folie…

Voilà. C’est l’Algérie, c’est le Burkina Faso, c’est du foot, c’est l’Afrique ! Ce sera d’un côté une explosion de joie et des pleurs inconsolés de l’autre : le Continent Noir vit sa passion foot sans retenue. Ce sera beau, irrationnel… et tragique. Après le Égypte-Ghana retour à 17 heures, ce sera aussi la fin des éliminatoires de la Zone Afrique, pour l’instant privée de représentants du Maghreb. D’où la pression supplémentaire sur les épaules des Verts d’Algérie mandatés aussi par la « Nation arabe » (l’Iran déjà qualifié est perse, pas arabe). La fédé algérienne a bien doublé la prime de qualif à 200 000 euros promise à chaque joueur mais on se doute bien que les Fennecs seront plutôt plus inspirés par des motifs beaucoup plus sportifs. Comme ce match amical, Algérie-Burkina Faso du dimanche 2 juin, dans ce même stade de Blida (où l’Algérie est invaincue depuis son premier match ici en mars 2002). Les Verts avaient gagné 2-0 grâce à des buts de Soudani et Slimani. Ce soir, un petit but suffirait…

On souhaite bien du plaisir aux Étalons, plongés ce soir dans l’enfer du stade Mustapha Tchaker de Blida, chaudron tellurique que la petite piste d’athlé protégera à peine du souffle rugissant des 35 000 spectateurs. On souhaite aussi bien du plaisir à l’arbitre désigné pour officier dans cette fosse aux lions, le Sénégalais Badara Diatta, considéré comme l’un des meilleurs sifflets du continent. Il faudra bien ça… Il va sans dire qu’en cas d’élimination des locaux, Vahid-le-coach serait limogé quasi automatiquement : il le sait, ses joueurs aussi. Vahid aimerait tant disputer une Coupe du monde, après son larguage express à la tête des Éléphants Ivoiriens qu’il avait pourtant qualifiés au Mondial 2010. L’Algérie veut voir Rio, après avoir vu l’Afrique du Sud. Et le Burkina rêve de disputer enfin sa première Coupe du monde. Ce sera beau, irrationnel et tragique. L’Afrique, quoi…

Par Chérif Ghemmour
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