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Alexis HK: « Le foot est la dernière religion universelle »

Il porte un regard singulier sur le football moderne. Alors qu'il s'apprête à jouer au Café de la Danse, Alexis HK explique pourquoi la crise fait du bien au ballon rond.

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La crise est partout, sauf dans le football. Pourquoi ?
Parce que c’est la dernière religion universelle. Et que la religion a toujours rapporté de l’argent, tout le temps. L’Eglise, à l’époque où elle était puissante, était une manne financière de folie. Aujourd’hui, son équivalent reste le football. C’est ce qui relie tous les gens. Ça parle à tout le monde, sur toute la Terre. Et c’est même, en cas de crise, tout ce qu’il reste comme exaltation. Quand tu es président d’un pays en crise, si tu veux t’en sortir, mets du foot ! Ça va calmer les gens, ça va les aider.

Selon toi, en quoi le football peut-il aider les gens ?
Ça rappelle un sentiment patriotique et, en même temps, le goût de la victoire, l’envie de gagner. Ça rassure les gens. Le football a aussi une fonction politique, sociologique. J’ai même entendu que dans certaines régions du Canada, il commence à y avoir plus de licenciés dans le football que dans le hockey. Tout comme aux États-Unis, où le soccer se développe énormément.

Les présidents devraient-ils utiliser le soccer pour convaincre leurs électeurs ?
De manière générale, tu peux être sûr que si sous ton règne, l’équipe de ton pays remporte des trophées, c’est favorisant pour toi. On se souviendra que c’est sous « ton » règne que l’on a gagné une Coupe du monde, par exemple.

Pas de grande victoire pour l’EDF sous l’ère Sarkozy ?
Ça a même été la lose absolue. La main de Thierry Henry, et tout le reste. Si on remonte dans l’histoire, en 1998, la France a gagné la Coupe du monde sous le gouvernement Jospin. En 2000, pour l’Euro, pareil. Et à partir de 2002, on a changé de cycle, avec Chirac, et on a commencé à tout perdre ! Et dans le souvenir collectif, c’est ça qui va rester. D’ailleurs, les politicards sont présents lors de tous les matchs importants. Même ceux qui n’aiment pas le foot vont au stade !

Cet engouement te plaît ?
Il me plaît et, selon moi, il est normal, car le foot représente tous les enjeux de la vie. C’est un jeu dont les règles sont parfaites. Il n’y a rien à redire sur la rythmique des règles et sur la justice de ces règles. Ce sport me fait penser aux échecs : là-aussi, il faut être stratège, rapide, ça demande de rassembler beaucoup de qualités. Il faut qu’il y ait des mecs super forts sur le terrain, mais s’ils ne sont pas reliés au reste de l’équipe, ils ne feront rien. C’est normal que ce soit universel, car dans sa conception, ce jeu est génial.

Génial à tous les niveaux ?
La loi du pognon m’intrigue, plus qu’elle ne m’agace. Et je me dis : les joueurs prennent-ils encore plaisir à jouer ? Ceci dit, je ne veux pas porter de jugement, car si je gagnais 350 000 euros par mois, j’achèterais sûrement la même bagnole qu’eux. Quand tu te mets à la place de ces gars-là, qui ont connu la richesse du jour au lendemain, tu n’as pas envie de les juger. Tu regardes un mec comme Benzema, tu sens qu’il a bossé, il ne vient pas d’un milieu bourgeois. Ce n’est pas un sport élitiste.

Le côté ascenseur social t’interpelle ?
Quand cela fait office d’ascenseur social, ça me plaît. Surtout pour des gars qui ont eu une chance et qui l’ont saisie, avec toutes les difficultés que cela implique. Parce que devenir champion planétaire de football, je pense que c’est une obsession perpétuelle, et que cela demande beaucoup de travail. Après, en termes de volume de pognon, je trouve ça très excessif par rapport à la crise actuelle.

Penses-tu que les grands joueurs ont un destin ?
Je pense qu’il y a un chemin. Il y a des aptitudes de départ, mais tout est dans la tête et dans la vista.

À part Windows, quels joueurs ont la vista ?

Zidane, Maradona, Messi. Quand tu réfléchis à la panenka de Zidane en finale de la Coupe du monde 2006, contre l’Italie, tu te dis qu’il y a pas mal d’ironie là-dedans. Pour moi, c’est ça le génie. Zidane misait sur la ruse et la finesse. Le mec avait deux longueurs d’avance.

Tu préfères les compétitions internationales ?
Les rencontres internationales m’emballent particulièrement car je sens des souffles autour de moi dans lesquels j’ai envie de m’inscrire. J’ai vu l’équipe de France, pendant l’Euro. J’ai eu le sentiment que les mecs ne portaient pas le même maillot et ça, ça manquait de noblesse, il n’y avait pas d’état de grâce et ça m’a fait de la peine. Quand tu vas jouer pour ton équipe nationale, ce doit être le moment où tu ne joues pas pour l’argent. Et quand tu vois ce type de comportement, ça fout les boules.

Qu’entends-tu par manque de noblesse ?
Je trouve que, dans les années 1980, il y avait un sentiment de sport pour le sport. J’aime bien les joueurs sobres et efficaces. Je ne suis pas trop Ibrahimović dans le style. Zidane me séduisait. Platini aussi. Comme Federer en tennis. En comparaison avec le football moderne, je trouve que Zlatan Ibrahimović est un grand joueur, c’est certain, mais avec des mecs comme Platini, on avait le sentiment que le jeu était plus noble, que le joueur pratiquait ce sport par passion, qu’il jouait une compète pour la compète. Tout ça a bien évolué, mais je reste ébahi par la puissance de ce sport. On n’est pas obligés d’aimer le football, mais on est obligés de constater qu'il rassemble dans le monde entier.

À écouter : Alexis HK, Le dernier présent (La Familia), album disponible

En concert le 14 décembre au Café de la Danse

Crédit Photo : Frank Loriou

Propos recueillis par Romain Lejeune
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