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Alexandrie, Alex Sandro

Transféré du FC Porto à la Juve pour 25 millions d'euros (peut-être 30 en comptant les bonus), Alex Sandro attise la curiosité des spécialistes italiens. Mature et complet, le Brésilien de 24 ans a pourtant une bonne gueule de valeur sûre.

Pinto da Costa a une vieille tradition. Quand l'un de ses joueurs phares manifeste son envie de quitter le FC Porto pour un plus grand club, il essaye de le convaincre de rester un an de plus en lui promettant de partir l'été suivant. Comme preuve de sa bonne foi, il renouvelle le contrat du joueur insatisfait en diminuant le montant de sa clause libératoire. Ça avait marché pour Deco, en 2003, et Jackson Martínez en 2014. Pour Alex Sandro, le président portista a cru pouvoir réaliser le même coup. Mais plus les négociations avec le joueur traînaient, plus ce dernier donnait la sensation d'être sur le départ. La - brillante - participation du Brésilien au premier match de championnat du FC Porto n'y a rien changé. Tout était clair dans sa tête. Il voulait partir pour voler plus haut. Quand la Juventus a manifesté son intérêt pour le latéral gauche auriverde, ce dernier ne pensait plus qu'à rejoindre la Vieille Dame. Après avoir perdu Danilo au début de l'année 2015, les Dragons ont donc laissé filer leur autre latéral. Mais, comme souvent, la transaction n'est pas donnée. Les champions italiens vont verser 25 millions d'euros aux vice-champions portugais en trois fois, plus d'éventuels bonus de 5 millions d'euros en cas de bons résultats de la Juve. Vu la supériorité de cette dernière sur ses rivaux de Serie A, il ne fait aucun doute que la transaction s'élèvera à 30 millions d'euros. Quoi qu'il arrive, Porto franchit pour la première fois de son histoire la barre symbolique des 100 millions d'euros gagnés en vente de joueurs. Arnaquée, la Vieille Dame ? Pas vraiment. Alex Sandro est une valeur sûre de niveau international contre laquelle Évra devra lutter fermement pour conserver son statut de titulaire. À part une mauvaise adaptation au football italien, le désormais ex-Portista a en effet tout pour s'imposer à terme à ce poste chez les Bianconeri.

La Seleção en ligne de mire


Avec Alex Sandro et Évra, la Juventus s'offre donc un couloir gauche de luxe. Si les deux hommes ne connaissent pas de grosse blessure, l'un prendra le relais de l'autre quand ce dernier sera crevé. Pour une équipe qui joue sur tous les tableaux, une rotation entre deux joueurs de tel niveau ne peut qu'être bénéfique. En débarquant à Turin, Alex Sandro offre à la Vieille Dame la possibilité de maintenir un certain état de fraîcheur toute la saison. En échange, cette dernière offrira à sa nouvelle recrue une exposition que la Liga Nos ne lui donnait pas forcément, et qui devrait la mener jusqu'à la Seleção. Car outre la possibilité de jouer dans un championnat de plus grande envergure et de lutter pour des titres, y compris européens, c'est bien la perspective de représenter son pays qui a fait pencher la balance en faveur des Bianconeri. En restant à Porto, il n'aurait a priori aucune chance de se faire appeler par Dunga. Ce dernier a certes repéré Danilo là-bas, mais le talent du néo-Madrilène est supérieur à celui de son ancien coéquipier. Danilo est une force de la nature, dans la lignée de Dani Alves quelques saisons en arrière. Les qualités d'Alex Sandro sont plus subtiles, et demandent à être vérifiées dans un championnat tactiquement plus exigeant.

5 kilomètres à pied, ça use, ça use


Si Danilo est ultra rapide et résistant, Alex Sandro est de son côté plus complet. Autrement dit, il n'excelle en rien, mais est bon en tout. Ni très rapide, ni très costaud, ni aussi bon dribbleur qu'un Marcelo, diront les pessimistes. Les adeptes du « verre plein » préféreront souligner sa bonne qualité de centre, son bon positionnement défensif, sa capacité à conserver le ballon dans les petits espaces, sa présence dans la surface adverse et, comme tout bon latéral qui se respecte, sa capacité à répéter les efforts. Si « Japa » - surnom dont il a hérité à son adolescence à cause de ses yeux légèrement bridés – n'a aujourd'hui aucun mal à courir vite et longtemps, c'est que pendant sa formation, il s'est souvent tapé des aller-retour de 5km à pied entre le domicile familial et le centre d'entraînement de Catanduva, dans l'État de São Paulo. Parfois, il lui arrivait de le faire en courant. Courageux. C'est ce même mental d'acier et son abnégation qui lui promettent d'atteindre le niveau qui est le sien aujourd'hui. Car, et l'on y revient, le latéral gauche n'a jamais été exceptionnel. Comme beaucoup de joueurs pros brésiliens, il s'est fait recaler à de nombreuses reprises par les plus gros, comme São Paulo et Santos. Ironiquement, l'ancien club de Neymar reviendra sur sa décision quelques années plus tard, convaincu par les prestations et la progression du jeune Alex sous les couleurs de l'Atlético Paranaense. Ce gamin que le Peixe a jadis recalé ne met alors que quelques mois à devenir trop grand pour la Serie A. Reste à savoir s'il en sera de même… pour la Serie A.

Par William Pereira
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