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Alex Sandro Le Grand

Débarqué en toute humilité à Turin à l'été 2015 malgré un transfert onéreux de 26 millions d'euros, Alex Sandro s'est patiemment fait une place au sein du collectif bianconero. Avant de s'affirmer comme un élément fondamental de la nouvelle défense à quatre de Massimiliano Allegri cette saison.

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À l'aller, son calme à toute épreuve avait offert un contraste saisissant avec l'ambiance surchauffée du stade Dragão, au sein duquel il a évolué pendant quatre saisons. Ce 22 février 2017, la Juve bat Porto deux à zéro lors de son huitième de finale aller de C1. Et Alex Sandro gère sa barque comme un vieux taulier de la Vieille Dame. Imperméable derrière, le Brésilien adresse aussi un centre merveilleux à Daniel Alves, qui inscrit le but du break. Une prestation pleine, qui symbolise l'avènement d'un joueur dont l'importance n'a cessé de grandir au sein du collectif bianconero.

Un nouveau shérif est en ville


Un grand classique. La partition défensive des Juventini suivait depuis plusieurs années un modèle réglé comme du papier à musique. Un 3-5-2 compact avec trois cow-boys prompts à dégainer derrière : Bonucci le Bon, Barzagli la Brute, et Chiellini le Truand. Mais cette saison, un nouveau shérif est en ville. À gauche, c'est Alex Sandro qui fait régner la loi et l'ordre. Sans contestation. Le bilan de l'ancien de Porto parle de lui-même : avec 21 titularisations en Serie A, il est le défenseur le plus régulièrement aligné dans le onze type de la Juve cette saison. S'y ajoutent quatre assists, qui lui permettent de figurer dans le top trois des passeurs des Bianconeri en championnat. Moins de deux ans après son arrivée à Turin, Sandro semble avoir parfaitement pris la mesure de la Vieille Dame. Un club qu'il a contribué à faire évoluer, comme en atteste la décision d'Allegri d'abandonner la défense à trois héritée de l'ère Conte, pour faire de sa mobylette brésilienne un pilier de son arrière-garde. Un choix motivé par les évolutions d'un joueur en constante progression : « La croissance de Sandro, je l'ai particulièrement observée sur le plan défensif. Maintenant, je peux m'appuyer sur une défense à quatre, et sans aucun problème » , se satisfaisait en octobre dernier le Mister bianconero.

Dans l'ombre de Tonton Pat’


Un avènement que la direction de la Juve a mûrement anticipé et préparé depuis le transfert de Sandro vers la Juve à l'été 2015. Quand la machine à centrer brésilienne débarque à Turin, la Juve est alors une équipe en pleine mutation, qui vient de perdre Pirlo, Tévez et Arturo Vidal. Allegri n'est ainsi pas franchement partant pour apporter un nouveau changement à son équipe type. Et surtout pas à laisser sur la touche Patrice Évra, piston gauche d'un 3-5-2 qui a permis à la formation bianconera d'atteindre la finale de la dernière édition de la Ligue des champions. Tout sauf un problème : dans l'immédiat, la Juve n'a pas prévu de faire du Brésilien un indiscutable de son onze. Dès le départ, le directeur sportif turinois Giuseppe Marotta annonce la couleur : la transition Évra-Sandro va se faire en douceur. « Sur l’aile gauche, nous avons déjà Évra, un joueur très performant, mais qui est en fin de contrat. Nous avons anticipé pour qu’Alex Sandro puisse s’adapter sous le maillot bianconero... Il est jeune, il doit s’améliorer bien sûr, mais nous sommes convaincus qu’il peut devenir utile. »

L'école est finie


Briefé, le Brésilien attend son heure. Et ne se monte pas la tête avec le coût copieux de son transfert (26 millions d'euros). Si bien que, malgré les critiques qui entourent ses débuts difficiles, Sandro s'achète du temps, en la jouant d'emblée profil bas. L'ex ​Dragão chante ainsi les louanges de Patrice Évra : « C'est une de mes idoles et un de mes points de références... Il n'y a pas de rivalité entre nous. Je veux jouer autant que possible, mais je dois aussi apprendre. » Sans faire de bruit, il fait ses gammes à l'entraînement et s'assied sans un mot plus haut que l'autre sur le banc jusqu'à la fin de l'année 2015. En parallèle, il découvre son nouveau pays d'adoption sous la tutelle bienveillante de la colonie brésilienne de la Juve : les gardiens Neto et Rubinho, et l'ex-prophète de la Lazio, Hernanes. De quoi préserver l'ancien de Santos de la saudade dont sont parfois victimes ses compatriotes à l'heure de découvrir un nouveau championnat. Alors, petit à petit, comme une évidence, Sandro pousse Évra sur le banc, alignant 16 apparitions en Serie A lors de la seconde partie de l'exercice 2015-2016 contre 12 pour le Français. Avant de lui porter le coup de grâce la saison suivante, ne laissant plus que des miettes à son aîné, contraint de quitter la Vieille Dame cet hiver. Allegri le sait : l'école est finie pour le Brésilien. L'élève humble et timide a laissé place à un joueur sûr de sa force, dont le volume de jeu défensif comme offensif et le pied gauche de velours régalent les tifosi du Juventus Stadium. Une greffe parfaitement réussie.



Par Adrien Candau
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