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Alex, le taiseux dont on parle beaucoup

Le Brésilien n’est ni sexy, ni bankable, ni vendeur, ni charismatique. Par contre, c’est le meilleur défenseur parisien depuis cet été et, bizarrement, celui dont on parle le moins. Simplement parce que l’homme ne l’ouvre jamais. Même à trois mois de la fin de son contrat

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Alex Rodrigo Dias da Costa, dit Alex, a 31 ans. Il en fait dix de plus. Il en a toujours fait dix de plus. Il faut dire que le défenseur central du PSG a une gueule à œuvrer en périphérie d’une boîte de nuit pour décider qui entre ou non. Finalement, le Brésilien a choisi un boulot de physio mais en crampons. Dans le cœur de la défense, l’ancien joueur de Chelsea a posé son mètre quatre-vingt-neuf et ses quatre-vingt-douze kilos de barbaque en janvier 2012. Pas un sourire. Pas une folie. Rien. Alex se concentre sur l’essentiel : le terrain et son boulot de stoppeur. Laurent Blanc, son entraîneur, qui a très bien connu le poste de défenseur central, se félicite d’avoir ce beau bébé dans sa garderie. « Il est très efficace cette année. Il s’entraîne régulièrement. Il a beaucoup d’expérience, il a l’habitude des grands matchs. Il se connaît très bien. Il ne fait pas de bruit, mais défensivement parlant, il est efficace. Surtout, il est complémentaire de Thiago Silva. Et il est efficace offensivement, il marque des buts importants. Ce n’est pas rien ! Du coup, il est quasiment titulaire chez nous... » Mine de rien, à 31 ans, Alex peut se vanter d’avoir été champion dans tous les championnats dans lesquels il a évolué. Du Brésil (Santos) à la France (PSG) en passant par les Pays-Bas (PSV) et l’Angleterre (Chelsea), le « tank » a garni son armoire à trophées comme un grand garçon. Systématiquement dans l’indifférence la plus totale. La faute à son jeu, terriblement physique et aérien mais peu spectaculaire.

Au PSG, tous les compliments défensifs sont aimantés par Thiago Silva. Alex, lui, évolue dans l’ombre. Ça l’arrange. C’est dans son caractère. Comme en match où le capitaine parisien s’amuse de sombreros et de transversales de 45 mètres quand Alex passe son temps à déprimer son adversaire direct en prenant tous les ballons sur son crâne. Entre les deux hommes, la complémentarité est évidente. À tel point que Thiago Silva en personne a servi d’agent officieux pour son pote. En fin de contrat cet été, Alex ne sait pas encore s’il prolongera l’aventure en terres parisiennes. L’AC Milan est déjà à l’affût. Silva le sait et presse ses dirigeants de prolonger le beau bébé. Malheureusement pour Alex, son statut d’extracommunautaire emmerde le club (ils sont déjà quatre avec Silva, Maxwell, Alex et Lucas) alors que tout le monde est satisfait des prestations XXL du rasé.

Un roc au physique fragile

Pourquoi tant d’hésitation, alors ? Personne ne sait vraiment. Alex ne fait jamais parler de lui. Même ses propos sur l’homosexualité lors du reportage de Canal Plus diffusé dans le magazine Enquête de football (1) n’ont pas eu de retombées négatives. Les raisons sont peut-être sportives. D’abord, Marquinhos, acheté plus de 30 millions d’euros, doit commencer à prendre la relève. Ensuite, en dépit d’un physique de tronc d’arbre, Alex est plutôt fragile. Depuis ses débuts en Europe en 2004, le Brésilien n’a jamais disputé une saison de championnat à plus de trente matchs. Oui, Alex est une chose qu’il faut soigner. Une machine qui demande énormément d’entretien. Avec l’âge, il a appris à s’économiser. À se gérer. C’est aussi ça, la marque des grands défenseurs. International brésilien (18 sélections), il croit encore au miracle. À savoir être dans les 23 Brésiliens pour le Mondial. Luis Felipe Scolari ne l’ayant jamais appelé, cela semble compromis. Alex s’en fout, il a un septième titre de champion à aller chercher. Tout en silence. Comme d’hab.


1. Très croyant et pratiquant, le Brésilien s’était exprimé sur le mariage homosexuel affirmant que Dieu avait créé « Adam et Eve » et non « Adam et Yves » .

par Mathieu Faure
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