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Alcácer, le but jusqu'à la mort

Plus qu'un lien charnel, c'est une relation vitale qui unit Paco Alcácer au but. Du haut de ses 21 ans, le jeune Valencien a vu son père mourir suite à sa 1re réalisation professionnelle.

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La mort subite n'est pas qu'un synonyme de prolongation pour Paco Alcácer. Le samedi 13 août 2011, le trophée des Orange oppose les locaux de Valence aux Italiens de la Roma. 40 000 supporters chés s'entassent dans le vétuste Mestalla. Paco Alcácer señor - agriculteur de son état - et sa femme Inma - banquière - s'apprêtent à assister aux débuts de l'enfant prodigue en équipe première du Valence CF. Tout frais double buteur lors de la finale de l'Euro U19 avec la sélection espagnole, le petit rejeton de la famille vit un rêve éveillé. Lui, l'attaquant passé par toutes les catégories d'âge du club, est sur le point de devenir la nouvelle idole de Valence. Entré en cours de match, le petit Paco fête sa première par un but à la 83e minute. Un but de renard, forcément. C'est alors que la chimère se mue en cauchemar. Sitôt la fin de la rencontre sifflée et le trofeo Naranja soulevé, la famille Alcácer quitte le stade. Dans les travées du stade, Paco Alcácer señor tombe : il est foudroyé par une crise cardiaque. Les secours n'y pourront rien, le paternel du jeune attaquant est déclaré mort dans les arcanes de Mestalla. La mort subite, la vraie, vient de faucher les Alcácer.

Du pain puis la virgule


Le père du jeune Paco lui a transmis la passion ché. Né à Torrent, dans l'agglomération de Valence, il intègre le centre de formation du sextuple champion d'Espagne à l'âge de 12 ans, après avoir étalé son talent dans le club principal de sa ville natale. Juan Sánchez, ancien attaquant et alors scout du club, se rappelle pour El Pais « d'un garçon qui écoutait beaucoup » : « D'autres, lorsqu'ils sont jeunes, n'y portent pas attention. Malgré le fait qu'il ait toujours été le meilleur buteur des catégories inférieures de Valence comme de la sélection, c'est un garçon très humble et un gros travailleur. » Des caractéristiques qui collent à son éducation. « Nous sommes une famille très humble, de la classe basse, des travailleurs qui gagnaient leur pain au quotidien » , évoque-t-il, toujours dans le même quotidien. Alors, quand à 16 ans, il signe son premier contrat avec l'équipementier à la virgule, sa mère reste béate, sans voix : « J'étais en Cadet B et c'était un contrat très important pour moi. » Cette manne financière inespérée permet à la famille d'éviter les galères quotidiennes pour des préoccupations mensuelles.

Bien avant le décès de son père, Paco Alcácer connaissait déjà la valeur de l'argent. Loin d'être un enfant gâté en dehors des prés, il l'est aussi peu crampons aux pieds. Malgré son talent et son travail, il a toujours eu le rôle de second couteau. « Paco a toujours été différent, résume son ancien mentor du Valence B, Vicente Mir. Il fallait qu'il fasse plus d'efforts, il devait prendre du physique parce qu'il était très jeune. Il est devenu plus mature, a pris du gabarit et a compris qu'il devait travailler plus que les autres. » En sélection nationale des jeunes, il a dû faire avec la concurrence du Merengue Morata. Pourtant, que ce soit lors des Euros U17 de 2011 (vice-champion), et U19 de 2012 (champion) et 2013 (encore champion), il est déterminant. Pichichi en 2011, double buteur en prolongation lors de la finale face aux Tchèques en 2012 et sauveur en demi-finales de l'édition 2013 face à la France, il ne se rate presque jamais malgré un statut de super-sub. Pour accrocher le XI de Valence, le parcours a été encore plus rude. Il ne jouit jamais de la confiance de ses entraîneurs jusqu'à l'arrivée à l'hiver dernier de l'Argentin Pizzi. « Je suis resté à tirer des coups francs (à l'entraînement, ndlr) et ça l'a surpris de me voir avec une si bonne frappe » , se rappelle l'intéressé.

Le nouveau Guaje de la Roja ?


De fait, Paco Alcácer marque plus en six mois qu'en deux ans et demi : 6 réalisations en Liga, une de plus en Europa League. Le crack de Football Manager prend son envol au plus haut niveau. Enfin. Une destinée prévisible selon son ancien entraîneur Juan Sánchez : « Alcácer sait faire le bon choix, sait quand il doit bouger... Il gagne toujours un mètre pour que ses coéquipiers lui fassent la bonne passe. Il bouge très bien entre les deux centraux pour les avoir dans son dos. » Un vrai numéro neuf, donc, qui « se place intuitivement au premier poteau en anticipant le mouvement de son défenseur » et qui « sait jouer en une touche de balle, se placer sur coup de pied arrêté et prendre l'espace. » Tant de qualités pour son mètre 73 qui ont poussé Vicente del Bosque à le convoquer pour les matchs internationaux de septembre dernier. Car oui, il y a un peu de David Villa en Paco Alcácer. Bien chaud depuis le début de saison (deux buts en trois matchs), il a réédité telle performance pour sa première officielle avec la Roja. Une titularisation face à la Macédoine, une banderille après 16 minutes de jeu et des promesses en pagaille pour la sélection de Vincent du Bois. Signe du destin, c'est à quelques kilomètres de Mestalla, au Ciudad de Valencia, que sa première réalisation internationale est arrivée. Papa Alcácer veillait au grain.

Par Robin Delorme, en Espagne
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