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Albertini : « L’Euro 2000 est la plus grande déception de ma carrière »

Demetrio Albertini est toujours très engagé dans la formation des jeunes joueurs, notamment par le biais de l’UEFA et de la FIFA. Celui qui n’a pas réussi à arriver au sommet de la Fédération italienne de foot et a joué dans le meilleur Milan de l’histoire revient sur ces années incroyables, en passant par Van Basten et Maradona, et sans oublier les échecs avec l’équipe d’Italie.

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Ce samedi, c’est Milan-Napoli, tu seras à San Siro ?
Ah non, je serai à la montagne avec mes amis. On va voir le match là-bas, tranquillement. Ce sera un joli spectacle, je crois. Il s’agit d'une épreuve importante pour le Milan qui, jusqu’à maintenant, a toujours bien fait contre les grandes équipes, comme avec la victoire contre la Juve.

Mais ce sera un spectacle différent des Milan-Napoli que tu as vécus...
Évidemment. Mes Milan-Napoli étaient des matchs de lutte pour le Scudetto. Là, c’est le troisième contre le cinquième. Mais mon époque était différente pour le foot italien en général. Dans les années 80-90, la Serie A était le meilleur championnat du monde. En plus, c’était le grand Milan des Hollandais face au Napoli de Maradona...

D'ailleurs, tu n’as jamais joué contre Maradona.
Non, mais j’ai fait mon premier « banc » à Naples, avec le Milan, lors de la saison 1988-99. Ce jour-là, au San Paolo, ils ont gagné 4-1 et tout avait commencé avec un but de la tête de Diego en dehors de la surface, incroyable. Franchement, à ce moment-là, je ne comprenais pas trop ce qui m’arrivait. Après, j’ai joué plusieurs fois face au Napoli, avec Capello comme entraîneur et il y avait toujours beaucoup d’intensité dans ces matchs. Je me rappelle toujours du Milan-Napoli de la saison 1993-94 : je jouais au milieu avec Marcel Desailly et après un match très compliqué, j’ai marqué à la dernière minute sur un coup franc. On gagne 2-1 après avoir été menés 0-1. Une émotion inoubliable.

« Maradona a été plus important pour le Napoli que Van Basten pour le Milan. » Demetrio Albertini

Tu as fait tes débuts avec Arrigo Sacchi, mais tu exploses sous les ordres de Fabio Capello. Deux sacrés entraîneurs qui ont fait l’histoire du foot italien...
Ça a été un privilège. Sacchi m’a appris à être professionnel. Avec Capello, je suis devenu moi-même, j’ai appris à savoir jouer mes cartes au bon moment. Ce sont les deux entraîneurs qui ont le plus marqué ma carrière.

Ton ex-coéquipier, Marco van Basten, vient de dire qu’il préférait Capello. T'en penses quoi, de Van Basten ?
Van Basten a été le meilleur footballeur avec qui j’ai joué et les duels avec Maradona étaient un pur plaisir pour les supporters. Mais je crois que Maradona a été plus important pour le Napoli que Van Basten pour le Milan. Tu vois, quand Marco a arrêté de jouer, le Milan a continué à gagner, mais quand Diego est parti, le Napoli n'a pas réussi à maintenir le niveau. C’est vrai que le Napoli des années 80' avait aussi Careca et Giordano, mais je me souviens que dans sa deuxième saison à Naples, Maradona a amené l’équipe en Coupe de l'UEFA tout seul...

Est-ce qu'Albertini pourrait avoir une place de titulaire dans le Milan d’aujourd’hui ?
(Rires) C’est la première fois que quelqu’un me pose une question comme ça. Normalement, ils me demandent quel joueur du Milan actuel jouerait à ma place. Mais personnellement, je crois qu'on a déjà écrit notre histoire. Aujourd'hui, c'est aux autres de le faire.

Parmi les joueurs qui seront sur la pelouse ce soir à San Siro il y a Jorginho, un vrai meneur de jeu comme toi...
Il s’agit d’un footballeur technique, qui donne de l'équilibre à une équipe dont j’adore l’idée de dominer le jeu avec la possession du ballon. C’est très intéressant comme proposition et très beau à voir.

Tu as gagné beaucoup de titres dans ta carrière, presque tous. Mais, comme Maldini, Baresi et Baggio, tu n’as rien gagné en jouant pour l’équipe d’Italie. C’est ton plus grand regret ?
Je ne dirais pas un regret, car j’ai joué onze ans avec le maillot de l’Italie et j’ai beaucoup apprécié. Mais oui, évidemment, j’ai vécu des échecs comme la finale de la Coupe du monde 1994, qu’on a perdue face au Brésil aux pénos, comme l’élimination face à la France dans les quarts de finale du Mondial 1998, encore aux pénos. Mais la plus grande déception de ma carrière a été la finale de l’Euro 2000, contre la France...

Tu t’es senti plus frustré à cet Euro qu’après avoir manqué le tir au but face à Barthez, au stade de France ?
Oui bien sûr. Bref, je peux bien dire que l’équipe de France a été mon cauchemar pendant mes années avec l’Italie !

« Les équipes nationales sont les vraies institutions du foot dans le monde. Pas les clubs. » Demetrio Albertini

Marco Verratti, un typique meneur de jeu à l’italienne comme toi, est un titulaire au PSG, même si ses performances ne sont pas toujours top. Comment vois-tu son évolution ?
Verratti est un joueur extraordinaire, mais il ne joue pas comme moi, il est plutôt adepte d’un jeu lié au tiki-taka. Il est désormais à un niveau international, c'est une réalité et il peut encore s'améliorer. Franchement, je crois que de son évolution dépendra aussi l’évolution du jeu de l’équipe d’Italie dans les prochains matchs.

Depuis son départ, la Serie A n’est plus un championnat qui attire les stars du foot mondial.
Je crois qu’en Italie, on a les ressources, mais il manque de la programmation, concrètement. Nos talents ne sont pas mis en condition pour devenir des champions à l'âge idéal. La Serie A est désormais une étape de passage, intermédiaire et, mis à part la Juve, il n’y a pas de clubs avec un vrai projet d'avenir. Regarde Verratti, Pogba, Coutinho... Il faut reprendre les choses et selon moi une très bonne solution serait de créer des équipes réserves, comme en Angleterre, pour améliorer la compétitivité et faire mûrir des jeunes joueurs.

Comme dirigeant et homme de foot, que penses-tu d’une Coupe du monde à 48 équipes ?
C’est une idée qui me plaît, car je crois que le foot a une valeur sociale inestimable. Donc c’est juste que plusieurs équipes nationales puissent expérimenter l’émotion de jouer une Coupe du monde. Ce serait similaire aux Jeux olympiques et cela rapprochera encore plus les gens du foot. Car, finalement, les équipes nationales sont les vraies institutions du foot dans le monde. Pas les clubs.

Propos recueillis par Antonio Moschella
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