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Les deux amours de Jordi Cruyff

Fils de, Jordi Cruyff se délecte de la prochaine finale de Copa del Rey entre le Deportivo Alavés et le FC Barcelone, qui s'affrontent d'abord aujourd'hui en Liga. Ces deux écuries sont celles où il a passé la plus grande partie de sa carrière sur le pré. Mais il n’y a pas rencontré les mêmes destins.

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Après six longues minutes de temps additionnel, le stade de Mendizorroza explose de joie. Le vacarme qui en ressort s’entend du Pays basque en Navarre tant les supporters du Deportivo Alavés, de retour dans l’élite espagnole depuis tout juste quelques mois, jouissent de ce retour au premier plan. Cette finale de Copa del Rey, à disputer face au FC Barcelone au mois de mai, ravive des souvenirs inextinguibles à Vitória, capitale administrative d’Euskadi. Pour rappel, en mai 2001, le club réalise l’un des plus grands exploits du football d’outre-Pyrénées : une finale, perdue, mais légendaire, de Coupe de l’UEFA face à Liverpool (5-4 après prolongation) sur la pelouse de Dortmund. Ce rendez-vous prochain avec les Blaugrana ne renvoie donc Alavés qu’à la seconde finale de son histoire, un duel des plus personnels pour Jordi Cruyff. « Pour moi, c’est difficile de choisir, admet le fils du Hollandais volant. Les meilleures années de ma carrière, je les ai vécues à Vitória. La manière dont le Barça a rendu hommage à mon père m’a également beaucoup ému. Si je devais choisir, je donnerais la Liga et la Ligue des champions au Barça et la Copa à Alavés. »

Jordi Cruyff : « À Barcelone, j’ai souffert de la comparaison »


De par son prénom, en l’honneur du saint protecteur de la Catalogne, Jordi Cruyff a tout du Catalan de naissance. De par sa formation également. Car éduqué au football total de l’Ajax Amsterdam dans les années 80, capitale néerlandaise où il voit également le jour, puis passé pro en 1993 au sein du FC Barcelone, coule dans les veines du rejeton de sa sainteté Johan un sang estampillé tiki-taka. Idem, des Pays-Bas à la Catalogne, il doit se défaire d’un statut de pistonné qui lui colle à la peau. Quand certains dirigeants amstellodamois voient en lui « le talent de sa mère » , ceux du Barça ne sont pas en reste. Comme Josep Lluis Nuñez, président azulgrana contesté, qui, après le renvoi de l’entraîneur Johan Cruyff, décide de prendre en grippe son fils, Jordi. Il lui met sur le dos tous les tracas blaugrana, du départ de Stoichkov à celui de Laudrup. « La presse laissait entendre que j’étais là à cause de mon père, regrette l’actuel directeur sportif du Maccabi Tel-Aviv. Là-bas, les gens ne voient pas le gamin qui essaie de jouer au foot, ils font des comparaisons. Et, évidemment, au petit jeu des comparaisons avec mon père, je ne pouvais pas gagner. J’en ai souffert. »

Contraint à l’exil dans la foulée du licenciement de son père, il franchit la Manche et prend la direction de Manchester. À United, malgré un titre en Ligue des champions justement décroché au Camp Nou, il trimbale son spleen, entre faible temps de jeu et blessures récurrentes : « J’ai connu plusieurs graves blessures qui ont freiné la progression de ma carrière. J’étais rarement à 100% de mes capacités physiques. D’un point de vue général, je suis quand même satisfait. J’ai vécu le haut niveau. » Justement, cette élite footballistique, il ne la rencontre ni à Manchester ni à Barcelone. Non, c’est bien au Pays basque, dans le modeste club qu’est alors le Deportivo Alavés, que Jordi Cruyff connaît ses heures de gloire. Fraîchement qualifié pour sa première campagne européenne, « El Glorioso » – le surnom du fanion de Vitória – s’offre un mercato luxueux pour son petit standing. Lui qui souhaite « évoluer dans un club où l’on souffre » , selon ses dires, vit pourtant un conte de fées : après avoir éliminé l’Inter Milan, le Rayo Vallecano et Kaiserslautern, Alavés se qualifie pour la finale de la Coupe de l’UEFA.

Au Barça, un rabibochage sur fond d’enterrement


Tel un Leicester européen du début du millénaire, le Deportivo Alavés s’offre la surprise de la décennie. Une finale face au mastodonte Liverpool qui accouche d’un duel homérique au cours duquel s'illustre Jordi Cruyff : à deux minutes du terme du temps additionnel, il égalise de la tête et envoie la finale dans une prolongation fatale aux Basques, réduits à neuf et défaits par un but contre son camp de Geli à la 116e minute. Une défaite historique qui sera le point d’orgue de sa carrière, puisque le miracle de Vitória ne connaît pas de lendemain. De mal en pis, le club descend même en Segunda Division à la fin de l’exercice 2002/03, ce qui signifie la fin de l’aventure basque pour Jordi, qui retrouve par la suite Barcelone, mais sous le maillot de l'Espanyol. « J’ai toujours suivi ma voie, affirme Jordi Cruyff au Pais. Je n’ai jamais cherché le mimétisme avec mon père. Mes choix de carrière n’ont rien à voir avec ceux de mon père. J’ai toujours cherché le chemin le plus compliqué pour qu’on ne me catalogue pas comme le fils de Cruyff. » Pourtant, c’est bien en fils de sa seigneurie qu’il retrouve le Camp Nou en mars dernier. Après le décès de son paternel, il rend un hommage appuyé à l’institution blaugrana qui, malgré de nombreuses anicroches, l’a lancé dans le grand bain.

Par Robin Delorme
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