1. //
  2. //
  3. // Ce qu'il fallait retenir

Alavés en héros, Griezmann forte tête

Alors que le Real de Modrić a assuré et l’Atlético de Griezmann rassuré, le Barça s’est offert son premier couac de la saison face au Deportivo Alavés. Une première cette saison, tout comme la folle défaite de Las Palmas sur la pelouse sévillane.

Modififié
744 12

L’equipazo du week-end : Deportivo Alavés


Après trois journées de Liga, la fin du calvaire du Deportivo Alavés prend de doux airs de rêve éveillé. Déjà revenus au score miraculeusement face à l’Atlético de Madrid pour l’ouverture du championnat (1-1), les Basques tiennent le premier exploit de la saison : un succès au Camp Nou (1-2). Pour ce, le nouvel entraîneur du Glorioso et ancien Blaugrana, Mauricio Pellegrino, met en place un système tout en béton (5-4-1) qui ne laisse aucun espace au Barça. Privés de Messi, Suárez et Iniesta, tous sous la guérite au coup d’envoi, les Culés manquent d’imagination, tournent sans réussite autour du bloc adverse et sont incapables de trouver la moindre faille. Un premier acte raté qui s’accompagne même d’une ouverture du score de Deyverson. De retour à égalité sitôt la reprise grâce à Jérémy Mathieu, les Catalans pensent tenir le bon bout, en vain. Car malgré les entrées de leurs trois stars, ils cèdent à nouveau devant une recrue d’Alavés, cette fois Ibai Gómez, avant de se casser les dents sur la défense d’un promu toujours invaincu cette saison. ¡ Aupa Glorioso !

Le Don Quichotte du week-end : Luka Modrić ( Real Madrid)


L’espace d’un instant, le Santiago-Bernabéu se mure dans le silence. Luka Modrić, bras sur la cuisse, visage grimaçant, laisse craindre le pire après cinq petits tours de cadran. Puis il se relève et renvoie l’antre madridista à son bonheur de profiter de ses délicatesses. Une joie intense qui, une heure durant, ensorcelle tous les spectateurs merengues. Du petit pont à la roulette, des passements de jambes aux ouvertures millimétrées de l’extérieur, le natif de Zadar récite une partition qu’il ponctue d’un petit pion personnel, le dernier de l’escarmouche madrilène (5-2). En soi, un 31e anniversaire parfait pour le Cruyff des Balkans, sorti sous une pluie d’applaudissements du Bernabéu. Esthète des lieux, Zinédine Zidane s’est laissé aller à quelques compliments : «  Nous savons quel joueur Luka est. Nous n’avons pas besoin de plus d’informations. Je ne suis pas seulement content de sa prestation, mais du travail qu’il effectue depuis longtemps. Il mérite cette ovation. C’est un garçon charmant.  »

Tottenham se rebiffe, United s'éfritte

Le Franchute du week-end : Antoine Griezmann ( Atlético de Madrid)


Au soir d’un second match nul en autant de journées, cette fois concédé sur la pelouse du voisin Leganés, Antoine Griezmann chagrine le peuple colchonero. En cause, une saillie discutable : «  L’Atlético joue le maintien.  » Une trêve internationale plus tard, le Mâconnais demande pardon à ses admirateurs matelassiers. Et de quelle manière ! Au four, au moulin et à la conclusion, le franchise player de Simeone écartèle la défense du Celta Vigo durant un second acte féérique. D’abord au caviar, il distille un centre brossé dans les pieds de Koke. 0-1, le festival peut commencer et se ponctue de deux banderilles personnelles, ses premières de l’exercice. Sur deux centres exquis et venant de la droite, d’abord sur une galette de Saúl, puis sur une caresse de Juanfran, il punit de coups de casque la défense galicienne. Finalement conclue par un but d’Ángel Correa, la première victoire de l’Atléti porte, sans l’ombre d’un doute, le sceau d’Antoine Griezmann. Tout sauf une surprise, donc.

Youtube

La fin de partidazo du week-end : FC Séville - UD Las Palmas


Le Sánchez-Pizjuán est officiellement abonné à la folie. Depuis l’arrivée de Sampaoli, l’antre de Nervion ne vit qu’au travers des fins de match épiques et glorieuses de ses poulains. Ce samedi, l’UD Palmas, leader surprise et talentueux, se profile comme une étape dangereuse de l’apprentissage de la méthode du disciple de Bielsa. Entre tâtonnements techniques et possession stérile, les insulaires réduisent à la stupeur le peuple sevillista, déjà acculé par une chaleur torride, grâce à une ouverture du score du soyeux meneur de jeu Tina (16e). La mi-temps aidant, les Andalous, avec un Nasri recentré et un Vitolo sorti du banc, font le siège de l’UD. La délivrance n’intervient pourtant qu’à la dernière minute du temps réglementaire, lorsque l’ailier de la Roja trompe son monde, dont l’arbitre, pour arracher un penalty inexistant. Déjà tout à son bonheur, le Sánchez-Pizjuán bascule dans une nouvelle dimension sur le gong : le jeune Canterano Carlos Fernandez catapulte le corner au fond des filets de Javi Varas. Séville explose, Las Palmas enrage.

Youtube

La polémique de la machine à café con leche : Cristiano Ronaldo, un retour et des mots


La porte de sortie du Santiago Bernabéu est-elle assez grande ? Suite à des déclarations foudroyantes de Cristiano Ronaldo, oscillant entre la punchline à Zlatan et le hors-sujet façon Mollo, certains habitués de l’antre merengue se pose la question. C’est qu’à la sortie de sa rencontre de rentrée, accompagnée d’un premier but au bout de six minutes et d’un énième record dans l’histoire du Real – 150 buts au Bernabéu en Liga, une première –, le Portugais se lâche sur le dénommé Xavi Hernández, coupable dans la semaine de lui avoir préféré Lionel Messi. «  Le joueur le plus recherché sur internet, c’est moi, entame le récent champion d’Europe. Celui qui souhaite apparaître en une des journaux parle de moi. Qu’est-ce que cela m’importe que Xavi parle de moi ? Il joue au Qatar ou quelque chose comme ça. Il a tout gagné, mais n’a jamais remporté un Ballon d’or.  » Non, pour sûr, le palmarès du Catalan, avec son Mondial, ses deux Euros, ses quatre Ligues des champions et ses huit Liga, ne pèsent pas dans le game.

Le golazo du week-end : Piatti ( Espanyol)


L’Espanyol ne gagne toujours pas, mais continue d’arroser la Liga de golazos. Seul buteur des Pericos sur la pelouse de San Sebastián, Pablo Piatti a longtemps cru offrir son premier succès à Quique Sánchez Flores. Une ouverture du score somptueuse, d’une frappe lointaine, spontanée et enroulée, qui ne suffit pourtant pas à ramener les trois points du Pays basque, la faute à une égalisation de William José.

Youtube

Le chiffre futile du week-end : 52


Soit le nombre d'années qu’il a fallu à Puskás et Di Stéfano pour se trouver des successeurs. Derniers membres d'une doublette de plus de trente-cinq ans en date à avoir planté lors d’une même rencontre, ils ont été rejoints par les attaquants du Betis Séville Rubén Castro et Joaquín, auteurs des trois pions sévillans à Mestalla (2-3). Les papys font plus que de la résistance.

Les déclas du week-end


Mauricio Pellegrino, et la victoire modeste d’Alavés : «  Tout est possible dans le football. Nous sommes clairement inférieurs à Barcelone, il y a un abysse entre nos deux clubs. Nous avons essayé de leur donner le moins de temps. Nous attendions même qu’ils soient plus dangereux, surtout en seconde mi-temps. Mais cela n’est pas venu.  »

Quique Setién, chafouin après l’arbitrage dont aurait été victime Las Palmas à Séville : «  Il y a eu des actions déterminantes sur lesquelles je ne sais pas ce qui est passé par la tête de l’arbitre. Il a sans doute sifflé en étant inconsciemment influencé par l’ambiance. Je sais que nous sommes tous humains, qu’il faut se mettre à la place de l’arbitre... Mais pour notre part, nous devons juste accepter et attendre que la prochaine fois, les erreurs nous arrangent...  »

Et sinon, que pasa ?


Valence creuse, encore et toujours. Une nouvelle fois défaits, cette fois par le Betis Séville (2-3), les Chés poursuivent leur début de saison apocalyptique. Malgré la titularisation des recrues de dernière minute, un jeu parfois chatoyant, et un Medrán succulent, Mestalla s’incline une nouvelle fois. Déjà présente, la crise gonfle.

Gijón poursuit ses débuts idylliques. D’abord vainqueur de Bilbao, puis auteur de deux nuls à Alavés et Eibar, le Sporting s’est de nouveau imposé. Cette fois, c’est Leganés qui n’a pu rattraper son retard de deux pions à la pause (2-1). Après s’être sauvés in extremis, les Asturiens sont seconds de Liga. Loco loco.

Villarreal, première. Quatre rencontres sans la moindre victoire, c’était une hérésie pour Villarreal. Un sous-marin jaune qui a enclenché la première ce samedi sur la pelouse de Málaga. Dominateurs et convaincants, les hommes d’Escriba lancent enfin leur saison.

  • Résultats et classement de Liga
    Retrouvez toute l'actualité de la Liga



    Par Robin Delorme
    Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
  • Modifié

    Dans cet article

    Le Baldé Vampire Niveau : Ligue 2
    Gameiro peut avoir perdu sa place sur ce match par contre...
    Magiciendestenebres Niveau : District
    Perdre, de plus à domicile contre la terrifiante équipe d'Alaves .. Mouhahaha
    Modric il est pas de ce monde c'est sur, vivement que tous ce petit monde soit à 100%
    Le Baldé, Je pense pas pour Gameiro, son entrée et la qualité de ses déplacements ont libérés beaucoup d'espaces, et il est à l'avant-dernière passe des 3ème et 4ème but. En fait la différence entre ce match et les deux premiers pour l'atletico, c'est que c'est rentré cette fois. Comme l'a dit Simeone.
    Le Baldé Vampire Niveau : Ligue 2
    Message posté par PatchATM
    Le Baldé, Je pense pas pour Gameiro, son entrée et la qualité de ses déplacements ont libérés beaucoup d'espaces, et il est à l'avant-dernière passe des 3ème et 4ème but. En fait la différence entre ce match et les deux premiers pour l'atletico, c'est que c'est rentré cette fois. Comme l'a dit Simeone.


    J'espère qu'il continuera à avoir sa chance. Ca peut faire très mal si ça rigole.
    mauriston Niveau : CFA2
    Si Kante a 3 poumons que dire de Griezmann ? Sa zone de jeu va de ses 20m à la ligne de but adverse. Il fait l'essuie glace devant la surface pour trouver des ouvertures, multiplie les appels dans l'axe pour marquer, les courses sur l'aile pour centrer, s'arrache pour récupérer les ballons perdus et assurer le pressing... on tient un profil vraiment à part avec ce gars.

    Gros plan sur son match :

    https://www.youtube.com/watch?v=v5LGTVr3eLA
    Alain Proviste Niveau : Ligue 2
    Content de la victoire de Séville car j'adore Sampaoli mais faut reconnaître que c'est un peu volé, entre le penalty fantôme sifflé sur Vitolo et la magnifique résistance de Las Palmas.
    D'ailleurs, si on faisait un ratio qualité de jeu / budget du club, je pense que Las Palmas serait pas loin d'être n°1 en Europe !
    Gameiro a été intéressant sur son entrée effectivement. Il a pu profiter d'un bon travail de fond de Torres qui a usé constamment les défenseurs. Correa a été également intéressant.
    Que dire de Griezmann, qui marque encore de la tête et qui délivre des passes millimétrées pour ses partenaires. Un régal à voir jouer ce weekend.
    Alain Proviste Niveau : Ligue 2
    Quant aux Valenciens, ils n'ont vraiment pas été vernis ! A 10 contre 11, ils ont réussi à remonter leur handicap de 2 buts (ils jouaient même mieux en infériorité numérique) et ont même eu les meilleures occasions pour mener 3-2... avant de se faire crucifier sur un contre du Betis dans les arrêts de jeu ! Quand ça veut pas...
    Dennis_Bergkamp Niveau : District
    Pour relancer la polémique de la machine à café : le Ballon d'Or a-t-il encore réellement de la valeur ?

    Lolement vôtre,
    Dennis Bergkamp
    Vollstrecker Niveau : District
    Correa est vraiment intéressant. Une fois que toute la défense adverse a été usée par Torres (et même un peu par Griezmann), il entre et s'y promène. Il aurait dû rentré lors de la finale de la ligue des champions... je pense serieusement qu'il aurait pu faire la différence.

    Enfin bref, content que l'Atlético soit enfin lancé (et en prime un 4-0 à Vigo)
    Alain Proviste Niveau : Ligue 2
    Message posté par Vollstrecker
    Correa est vraiment intéressant. Une fois que toute la défense adverse a été usée par Torres (et même un peu par Griezmann), il entre et s'y promène. Il aurait dû rentré lors de la finale de la ligue des champions... je pense serieusement qu'il aurait pu faire la différence.

    Enfin bref, content que l'Atlético soit enfin lancé (et en prime un 4-0 à Vigo)


    Encore aujourd'hui, je ne comprends pas pourquoi Simeone n'a pas fait entrer Correa en prolongations en finale de C1... Ca me semblait être le type de joueur parfait pour faire plier une défense du Real fatiguée ! Mais bon, on va dire qu'El Cholo connait un peu mieux le foot que nous...^^
    Modric, Griezmann : il m'a plu cet article.
    Partenaires
    Logo FOOT.fr Olive & Tom
    Article suivant
    L'équipe type du week-end
    744 12