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Alan Pardew enflamme le Palais de Crystal

Arrivé en grande pompe début janvier, Alan Pardew a déjà remis Crystal Palace sur de bons rails, alors que certains lui annonçaient l'enfer. Retour sur un pari en passe d'être réussi.

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Le 3 janvier dernier, après de longues négociations, Crystal Palace célèbre enfin le retour d'Alan Pardew dans le Sud de Londres. À l'époque, le choix du héros de la demi-finale de la Cup 1990 suscite pourtant quelques interrogations. Il faut dire qu'après un début de saison difficile à Newcastle, marqué par le mécontentement répété des supporters des Magpies, le natif de Wimbledon avait réussi à redresser la barre, et stabiliser le club à une solide neuvième place. A contrario, Crystal Palace, en pleine tourmente, pointait alors à une dangereuse dix-huitième place après une horrible série où il n'avait remporté qu'un seul match sur les quatorze dernières journées de championnat. Bref, à y regarder de plus près, le retour de l'enfant prodigue sur le banc, pour remplacer Neil Warnock, avait malgré tout des airs de piège déguisé. Mais voilà, Pardew, que l'on pensait inamovible à Newcastle, avec son contrat de huit ans, a rapidement fait son choix. Plus que l'argent - on parle d'un salaire doublé et d'un bonus d'un million de livres en cas de maintien - Pardew a quitté un mariage confortable mais fragilisé pour tenter sa chance avec un amour de jeunesse perdu de vue.

Opération sauvetage



Sauf qu'en ce 3 janvier 2015, au moment de la signature, un énorme chantier se présente face à lui. Tout d'abord, comme souvent dans ce genre de situations, il s'agit de redonner confiance à un groupe lessivé par l'autoritarisme affirmé de son prédécesseur. Pardew a peu de temps devant lui, puisqu'une semaine plus tard se profile un premier gros test face aux Spurs de Mauricio Pochettino. Alors, l'ex-manager des Magpies rassure, redonne confiance et retravaille le système tactique. Adieu le 4-2-3-1 et le 4-3-3 brouillon de Warnock, place au 4-1-4-1 plus compact, mais également plus explosif sur les côtés. Premier test d'ailleurs largement réussi avec une superbe victoire, 2-1, face aux Spurs, avant d'enchaîner sept jours plus tard avec une remuntada à la sauce Worcester sur le terrain de Burnley (2-3). Un match au sortir duquel le latéral Martin Kelly se montre dithyrambique à l'égard du nouveau manager : « Il a amené une grande expérience au sein du club et un élan dont les joueurs avaient besoin. Nous prenons du plaisir aux entraînements et, tactiquement, nous savons ce que nous avons à faire. » En effet, pas besoin d'être médium pour s'apercevoir de l'impact immédiat de la méthode Pardew sur l'équipe. Tactiquement, l'équipe autrefois désorganisée dégage une impression de sérénité, et n'hésite plus à développer un football offensif, comme en témoigne le défenseur Scott Dann : « Alan nous demande de nous projeter plus vers l'avant, plus de centres dans la surface, et plus de tirs à l'intérieur de la surface. »

Des résultats payants


Arrivé durant le mercato d'hiver, Pardew demande rapidement du renfort, et notamment en attaque. Après avoir d'abord ciblé Bafétimbi Gomis, finalement conservé par Swansea suite au départ de Bony à Manchester City, le technicien se fait prêter Yaya Sanogo, et s'offre Pape Souaré en défense, le prometteur Jordon Mutch au milieu et Wilfried Zaha, définitivement transféré par Manchester United. Pourtant, c'est une autre « recrue » qui s'illustre depuis quelque temps sur le front de l'attaque de Palace. Glenn Murray, 31 ans, attaquant longiligne et baroudeur revenu d'un prêt concluant en Championship, du côté de Reading. Buteur face à Arsenal lors de la défaite (1-2), des pensionnaires de Selhurst Park, Murray, sorte de Rickie Lambert dans le jeu, s'est illustré une nouvelle fois le week-end dernier à Upton Park, en inscrivant un beau doublé de la tête. Là encore, le joueur a préféré détourner les louanges vers son manager après la rencontre : « Le terrain d'entraînement est un endroit agréable. Tous les mecs apprécient les sessions d'entraînement sous les ordres du coach et veulent travailler dur pour lui, et cela se voit quand on observe les performances et les résultats qu'on obtient avec le groupe. » Bref, si le soleil est temporairement revenu à Crystal Palace, les premières éclaircies sont sorties du cerveau de Pardew, comme le confirme Dann : «  Alan est arrivé et a donné un nouvel élan à tout le monde : les joueurs, le staff et les fans. Tout le monde s'est inspiré de lui. » Résultat, après sept journées passées à la tête de Palace, Pardew présente un bilan de quatre victoires, un nul et deux défaites. Surtout, le club est remonté à la douzième place, à cinq points de... Newcastle. Mieux payé, mieux aimé, et travaillant avec plus de liberté et un groupe qui adhère à ses idées : quelque part, Pardew a déjà réussi son pari.


Par Paul Piquard Propos de Martin Kelly, Scott Dann et Glenn Murray tirés d'interviews de Sky Sports.
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jesse pinkman Niveau : Loisir
bon ba il va falloir s attendre une razzia de crystal palace sur la ligue 1 cet ete...
Tant mieux c'est quand même rarement les tout meilleurs qui vont accompagner le père pardew. D'ailleurs j'ai l'impression qu'il est pas forcément l'escroquerie que certains présentent( exemple Auclair sur RMC), ce qui fait avec Palace c'est bien pour l'instant.
Red Devil Niveau : CFA2
Franchement c'est une super belle histoire vu les liens entre Pardew et Crystal Palace! Je faisais partie de celles et ceux qui pensaient qu'il allait se casser la gueule à Palace, et force est de constater qu'il a vraiment accompli des miracles en un laps de temps très court. Pourvu que ça dure!
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