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  2. // 18e journée

Afficher ses ambitions

Un Olympico, un match de la peur, Paris et Lille attendus au tournant et des affrontements entre formations ne voulant pas perdre le contact avec la tête dans un championnat qui se décante peu à peu. A l'approche de l'hiver, il est temps d'afficher ses véritables ambitions...

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Lens – Caen

Match de la peur du côté de Bollaert, où Lens reçoit Caen, pour ce qui pourrait bien être l'affiche au sommet du championnat de Ligue 2 la saison prochaine. Après un léger mieux entrevu en octobre, le Racing est retombé dans ses travers et enchaîne de nouveau les déconvenues, affichant à chacune de ses sorties le visage d'un relégué en puissance. Runje s'est légèrement laissé aller face aux supporters et ces derniers ont décrété la grève pour la réception du promu. Ambiance... Dans le camp d'en face, les Normands sont également au fond du trou, n'ayant plus goûté aux joies de la victoire depuis onze rencontres. La méthode Dumas – à qui le nul arraché à domicile contre Nice (0-0) le week-end dernier a failli arracher une petite larme – semble montrer ses limites et les carences entrevues, notamment sur le plan défensif, sont clairement incompatibles avec le haut niveau. Malheur au vaincu, comme dirait l'autre...


Montpellier – Auxerre

Aurait-on trouvé les nouveaux bad boys de l'élite hexagonale ? Bastia végétant en National, les Montpelliérains sont actuellement en train de prouver qu'ils avaient de sérieux arguments à revendre niveau provoc. Loulou Nicollin « pisse à la raie » des observateurs, Spahic se la joue Street Fighter sur Nolan Roux et René Girard, partisan de la théorie du complot, est en train de devenir l'entraîneur le plus détesté du championnat. A part ça, les Héraultais tracent leur bonhomme de chemin et sont solidement installés dans le ventre mou du classement. Les Auxerrois, de leur côté, sont enfin débarrassés du fardeau de la Ligue des champions mais les joueurs tombent comme des mouches. Jeannot Fernandez ne sait plus quoi inventer pour composer un onze de départ potable et devra se passer des services de son maître à jouer Benoît Pedretti jusqu'en 2011. Pas loin d'être rédhibitoire.


Rennes – Valenciennes

Après la purge offerte aux amateurs de football dimanche dernier face à Bordeaux, le Stade Rennais doit une petite revanche. Et malgré l'indigence du jeu proposé récemment, les Bretons sont toujours dans le coup, pointant à trois petits points du leader lillois. Ce en grande partie grâce à l'étanchéité d'une arrière-garde désormais orpheline de Rod Fanni, l'international s'étant fait la malle du côté de la Canebière cette semaine. Il faudra ainsi aux protégés du bouillonnant Frédéric Antonetti passer la seconde sur le plan offensif, et la venue de Valenciennes pourrait bien prendre les allures d'une occasion en or. Sans faire de bruit, les Ch'tis plongent doucement mais surement dans les profondeurs du classement et vont devoir livrer une lutte farouche pour assurer leur survie dans l'élite. A moins que Vincent Aboubakar, auteur d'un somptueux pion face au PSG, ne confirme qu'il a bien un petit quelque chose de Samuel Eto'o fils.


Toulouse – Lorient

Opposition de styles en perspective du côté du Stadium. Entre le TFC d'Alain Casanova, privilégiant ouvertement un jeu nauséabond et les victoires étriquées et les Merlus de Christian Gourcuff, apôtre du mouvement perpétuel et de l'offensive à outrance, il faudra choisir son camp. Les deux formations présentent exactement le même bilan avec 24 points au compteur (7 victoires, 3 nuls, 7 défaites), et un succès pourrait permettre à l'hypothétique vainqueur de recoller au bon wagon. Les Bretons, peu en verve dès lors qu'ils délaissent leur synthétique, auront indéniablement une carte à jouer face à un adversaire guère impressionnant, même si le camion Santander a semblé se réveiller à l'occasion de ses dernières sorties.


Nice – Brest

Même si la farce bretonne s'est quelque peu édulcorée ces dernières semaines, le Stade Brestois reste au contact du groupe de tête et a d'ores et déjà démontré qu'il possédait les arguments pour jouer les trouble-fête dans ce championnat de Ligue 1. Côté niçois, la bonne barre de rire engendrée par le scalp de l'OM dans les derniers instants de la partie il y a quinze jours a redonné du baume au cœur. Restant sur une intéressante série de trois rencontres sans défaite, les Aiglons se sont donnés un petit bol d'air, mais devront absolument confirmer en livrant un spectacle de qualité devant leur public, chose qu'ils ne sont que rarement parvenus à faire depuis le début de saison. Au pire, il restera toujours Danijel Ljuboja et sa coupe de clown pour faire rire les enfants.


Saint-Etienne – Arles-Avignon

Les feux sont de nouveau au vert dans le Forez. Après une entame de saison tonitruante, l'AS Saint-Etienne a considérablement baissé le pied, enchaînant sur une peu reluisante série de neuf rencontres sans victoire, avant de renouer avec le succès le week-end dernier sur la pelouse de Monaco (0-2). Trois points glanés face à une équipe malade, mais qui font énormément de bien, tant sur le plan comptable que psychologique. Les troupes de Christophe Galtier, qui vient de prolonger son bail avec les Verts, ont une occasion unique de relancer une bonne dynamique à l'occasion de la réception d'Arles-Avignon. Solidement accrochée à sa place de lanterne rouge, qu'elle ne devrait pas quitter de la saison, la formation de Faruk Hadzibegic lutte chaque week-end pour éviter le ridicule. Une technique qui a bien failli payer face au leader lillois, les Provençaux, réduits à dix, ne cédant que dans les arrêts de jeu de la rencontre (0-1). Même s'il en faut assurément plus pour exister au plus haut niveau, l'ACAA a démontré qu'elle mourrait les armes à la main.

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PSG – Monaco

Novembre est passé, décembre allègrement entamé, et toujours point l'ombre d'une crise au-dessus du PSG. Serait-ce enfin la bonne année pour le club de la capitale ? Restant sur une série de 12 rencontres sans défaite, les Rouge et Bleu font un solide dauphin du championnat, pointant à une petite unité du trône occupé par Lille. Pire, les Parisiens en deviennent même séduisants, à l'image d'un Nenê évoluant actuellement sur un nuage. Ils pourraient encore un peu plus affermir leur place sur le podium en disposant dans leur antre d'une formation monégasque à la dérive. Guy Lacombe a la moustache en berne et une épée de Damoclès équivalente à deux matches au-dessus de la tête. Ce voyage vers le capitale pourrait bien, ironie du sort, définitivement sceller le sort de l'ancien entraîneur parisien...


Sochaux – Bordeaux

Malgré des performances en dents de scie et un jeu flirtant souvent avec la grande misère – la Tigana's touch ? -, Bordeaux ne lâche pas prise et garde toujours le haut de tableau en ligne de mire. Il faudra cependant aux Marine et Blanc montrer un tout autre visage dans les semaines à venir s'ils veulent réellement se muer en candidats crédibles aux places européennes. Les Girondins passeront d'ailleurs un test grandeur nature sur la pelouse de Sochaux. Les Doubiens, à défaut d'être maîtres dans la régularité, misent sur leur jeunesse et apparaissent totalement décomplexés. Définitivement capables du meilleur, comme du pire.


Lille – Nancy

Le Losc, c'est de la dynamite ! Après un début de saison décevant, les Nordistes sont résolument montés en puissance, retrouvant la puissance de feu offensive qui faisait leur force lors de l'exercice précédent. Moussa Sow survole les débats, Eden Hazard revient à son meilleur niveau et même les jokers PAF et Tulio de Melo ne se privent pas d'ajouter leur pierre à l'édifice. Derrière, Mika Landreau tient la baraque, et s'il advient qu'il soit dans un jour sans, ses potes se chargent de rattraper l'affaire en collant six pions comme contre Lorient. Qui a parlé d'équipe taillée pour le titre ? Les Nancéiens savent que la tâche qui se présente devant eux s'annonce des plus délicates, prenant les allures d'une mission impossible. Pas forcément un problème toutefois pour l'équipe de l'irascible Pablo Correa, qui, à l'image de son jeu, ne nourrit aucune ambition, si ce n'est de finir dans un ventre mou où elle est actuellement solidement installée.


Marseille – Lyon

Deux monstres du football hexagonal, un 5-5 de légende, des internationaux aux quatre coins du terrain, Lucho vs Lisandro, Mandanda vs Lloris, Olympique vs Olympique... et voici le retour de l'Olympico, affiche au sommet de cette 18e journée de Ligue 1. Après être resté scotché dans les starting-blocks, l'OL s'est repris, et de quelle façon. Restant sur dix sorties sans revers, les Gones ont refait leur retard, et la victoire glanée aux dépens de Toulouse (2-0) leur a permis de retrouver le podium, chose qui paraissait impensable il y a de cela deux mois. En face, l'OM marque quelque peu le pas, ayant chuté au cinquième rang après avoir enchaîné trois matches sans succès. Les champions de France n'ont plus de temps à perdre, et la réception d'un adversaire direct dans la lutte pour le titre suprême tombe peut-être à point nommé pour les Phocéens. Car en plus de réaliser une opération en or, le vainqueur de ce duel montrera qui est le véritable patron de ce championnat.


Alexandre Pengloan

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