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Affaire « Panama Papers » et football : que sait-on ?

Les révélations d'hier sur les milliers de sociétés offshore, détenues par des personnalités internationales, ont fait l'effet d'une bombe. Jamais avare d'un bon vieux scandale financier, la planète football n'est pas épargnée.

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L'affaire « Panama Papers » , c'est d'abord ces chiffres, presque vertigineux : 11,5 millions de fichiers, soit 2600 gigas de données, sont sortis des archives d'un cabinet d'avocats panaméen, Mossack Fonseca, réputé pour être spécialisé dans l'ouverture de sociétés écrans. Ces documents ont été remis sans que l'on sache encore comment, au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, qui les a transmis à 106 autres rédactions dans 76 pays pour les analyser avec l'aide du Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ). 370 journalistes se sont penchés dessus pendant près d'un an, avant le grand déballage de dimanche soir. Ce qui est d'ores et déjà présenté comme « la plus grande fuite de données de l'histoire du journalisme » , selon Le Monde, a dévoilé un gigantesque système de compagnies offshore, c'est-à-dire de sociétés écrans domiciliées dans tous les paradis fiscaux possibles et imaginables, et conçues pour dissimuler l'identité réelles de leurs propriétaires. Les documents en révèlent plus de 200 000, ouvertes entre 1977 et 2015, par des milliers d'anonymes, mais aussi par des célébrités mondiales. Citons en vrac quelques chefs d'État directement concernés : le président de l'Argentine, le roi d'Arabie saoudite, le Premier ministre islandais, ou encore des dirigeants dont l'entourage est mis en cause, comme Vladimir Poutine ou le président de la Chine Xi Jinping. Et entre les noms de présidents, de chefs d'entreprise milliardaires ou de criminels notoires, les journalistes ont aussi trouvé ceux de personnalités majeures du football - dirigeants et joueurs - qui auraient utilisé ce genre d'entourloupe, pour aller cacher des pièces là où personne n'aurait jamais dû aller fouiller.

Les gars de la FIFA, encore et toujours


Le petit monde du ballon rond a créé une équation simple comme bonjour, « football + magouilles = FIFA » . Un théorème qui a été démontré un nombre incalculable de fois et qui gagne encore du crédit à la lecture des documents de Mossack Fonseca. Quatre des seize dirigeants de la FIFA, arrêtés par le FBI en mai dernier, y figurent. Parmi eux, Eugenio Figueredo, ancien président de la CONMEBOL, mais aussi les négociants en droits télévisuels Hugo et Mariano Jinkis, père et fils. Ces derniers auraient monté un système de pots-de-vin versés à des responsables de la FIFA, pour obtenir des droits TV à prix réduits, et auraient fait passer l'argent par une compagnie ouverte, avec l'aide du cabinet Mossack Fonseca. Des versements de plusieurs millions de dollars auraient été découverts. Juan Pedro Damiani, avocat uruguayen membre de la commission d'éthique de la FIFA, aurait travaillé pour les entreprises bidons de ses potes et la Fédération internationale de football vient de lui coller une enquête. Le Français Jérôme Valcke, ancien secrétaire général de la FIFA - toujours dans les bons coups - est aussi de la fête et est l'unique actionnaire d'une société enregistrée aux Îles Vierges britanniques. Une entreprise qui, avec ses fonds, a payé le yacht du bonhomme, estimé à presque 3 millions de dollars et enregistré aux Îles Caïman. Déjà suspendu 12 ans par la FIFA, Valcke s'est défendu dans un mail envoyé au Monde : « Le bateau que j’ai acquis d’occasion était sous pavillon des îles Vierges et je l’ai donc laissé ainsi. La société n’existe plus et n’a jamais eu de fonds propres, n’a jamais détenu de compte bancaire et n’a jamais eu d’activité commerciale. Me prenez-vous vraiment pour un truand ? Ce bateau est tout ce qu’il y a de plus légal, déclaré dans le cadre de biens que je possède. »

Platini, chef d'entreprise au Panama


Le Panama, les Îles Vierges, les Îles Caïman... Des pays qui font fantasmer les vacanciers et les lanceurs d'alertes, et où les règles sur la finance sont pour le moins opaques. D'après les fichiers analysés par Le Monde, Michel Platini en aurait également profité. Il a fait appel à Mossack Fonseca en décembre 2007 - année de son élection à la tête de l'UEFA - pour obtenir les pleins pouvoirs sur la société Balmer Enterprises Corp. enregistrée au Panama. Une société encore active d'après le registre du commerce panaméen, dont on ne connaît pas le rôle, et qui possède notamment un compte bancaire en Suisse. C'est d'ailleurs là dessus que Platini fonde sa défense, comme le montre ce communiqué qu'il a envoyé à l'AFP : « Suite aux informations diffusées, Michel Platini tient à faire savoir, comme il l’a indiqué à maintes reprises aux journalistes en charge de cette enquête, que l’intégralité de ses comptes et avoirs sont connus de l’administration fiscale suisse, pays dont il est résident fiscal depuis 2007 » . Le triple Ballon d'or n'a encore répondu directement à aucun média, et son entourage proche affirme qu'il est convaincu de la légalité de ses actes. Quant à sa mystérieuse compagnie : « S’ils veulent des informations sur cette société, qu’ils interrogent ma banque » , fait-il savoir par l'intermédiaire de son communicant, Jean-Christophe Alquier. Contactée par plusieurs médias, la banque en question a semblé découvrir le nom de la Balmer Enterprises Corp. et n'a pas souhaité répondre. Une nouvelle tuile pour Platini, qui passera début mai devant le Tribunal Administratif du Sport (TAS), qu'il avait saisi en décembre pour faire appel de sa suspension de 6 ans par la FIFA.


Leo les bons tuyaux


Côté terrain, les journalistes de l'ICIJ affirment que les noms d'une vingtaine de footballeurs du Barça, du Real Madrid ou encore de Manchester United sont dans les listes. Des dirigeants de clubs aussi, retraités ou encore actifs, et Milan ou le Boca Juniors ont vaguement été évoqués. La Real Sociedad, elle, aurait organisé le paiement de ses joueurs de façon à payer moins d'impôts. Au niveau des joueurs, on parle de Ulloa de Leicester, des retraités Zamorano et Gaby Heinze, mais surtout de Lionel Messi, qui commence à avoir une belle collection de démêlés avec la justice - toujours sur fond de gros sous qu'on essaie de planquer sous le matelas. Et comme dans l'affaire de fraude fiscale pour laquelle il est convoquée au tribunal le 31 mai prochain, c'est son papa Jorge qui lui aurait prêté main forte. Messi et son père sont ainsi propriétaires d'une société basée au Panama, répondant au nom discret de Mega Star Entreprises, et qui apparaît pour la première fois le 13 juin 2013, soit le lendemain de leur mise en examen pour fraude fiscale en Espagne... Rappelons que les Messi sont accusés dans le cadre de l'enquête espagnole d'avoir fraudé plus de 4 millions d'euros de taxes sur les droits à l'image du joueur, grâce à des sociétés qu'ils avaient ouvertes au Bélize et en Uruguay. Blanchi en octobre, Lionel devra tout de même assister au procès de son père en tant que témoin. Et dans l'affaire de la société au Panama, c'est encore daddy Jorge qui pourrait trinquer entièrement, lui qui est devenu actionnaire unique de Mega Star Entreprises en décembre 2015. Les prochains jours devraient apporter leur lot de nouveautés, et d'autres noms de footballeurs sortiront sans doute. Consolation, l'ICIJ a indiqué que le football n'était pas le seul sport touché, et que des hockeyeurs de NHL ou encore des golfeurs avaient eux aussi des choses à se reprocher.

Par Alexandre Doskov
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