En poursuivant votre navigation sur SOFOOT.com, vous acceptez nos CGV relatives à l’utilisation de cookies
et des données associées pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts
. Gérer les paramètres des cookies.
MATCHS 10 Résultats Classements Options
  1. //
  2. //
  3. // Troyes-PSG

Adrien Rabiot, enfin au chaud ?

Buteur et performant contre Chelsea mercredi, Adrien Rabiot a confirmé ses dispositions à jouer au plus haut niveau. De là à convoiter une place de titulaire au PSG et une première convocation en équipe de France ?

Modififié
« Adrien (Rabiot) a fait un grand match contre le Real Madrid. Il faut faire confiance aux joueurs qui donnent satisfaction, et Adrien me donne satisfaction. » Après la qualification de mercredi à Stamford Bridge, Laurent Blanc était élogieux à l'endroit d'Adrien Rabiot. Titularisé à la place de Marco Verratti, souffrant toujours d'une pubalgie, le jeune international espoir a été l'un des Parisiens les plus efficaces contre Chelsea. En marquant le premier but du match d'une part, mais aussi en étant l'un des joueurs du PSG les plus justes et inspirés quand le club de la capitale était dans son temps faible. C'est-à-dire entre l'égalisation de Diego Costa et le but libérateur de Zlatan Ibrahimović. Soit quarante minutes difficiles où le pressing efficace des Blues laissait à penser que Paris allait craquer tôt ou tard. Dans cette période pénible, plusieurs Franciliens ont maintenu leur équipe à flot : « La charnière centrale, Maxwell qui a été énorme côté gauche, Kevin Trapp sur plusieurs arrêts, mais aussi Di María et Lucas qui ont fait du bien » , selon Pierre Ducrocq, l'ancien milieu du PSG. « Et puis Zlatan Ibrahimović qui a été décisif, et c'est vrai, Adrien Rabiot qui n'a pas été le meilleur Parisien selon moi, mais l'un de ceux qui a réussi son match. » Le jeune espoir n'a pas été parfait, « il a eu notamment un premier quart d'heure difficile » dixit Ducrocq, mais il a donné l'impression d'être l'un des rares à qui le ballon ne brûlait pas les pieds - il était régulièrement recherché par ses coéquipiers pour relancer proprement -, à récupérer des ballons au milieu, ou même à trouver Zlatan Ibrahimović dans le dos de la défense des Blues en début de seconde période. Si c'est le Suédois qui a marqué le but de la victoire et restera dans les annales comme le gros bonhomme de la double confrontation Paris-Chelsea, la prestation de Rabiot est riche en enseignements.

Plus qu'une doublure de Verratti et Matuidi


Le premier est qu'aujourd'hui, le milieu de terrain est plus qu'une doublure à Paris. Performant en fin d'année 2015 quand Marco Verratti était déjà sur le flanc, il a démontré qu'il pouvait tenir le choc dans les rencontres de haut niveau. Comme à Madrid en phase de poules de la Ligue des champions et donc mercredi contre Chelsea. « Ce n'est d'ailleurs pas sur les gros matchs qu'il y a une interrogation avec Adrien, estime Ducrocq, car il a clairement démontré son potentiel et son aptitude à évoluer sous pression. » Pour l'ancien joueur formé à Paris, c'est surtout dans la régularité que Rabiot va encore pouvoir progresser, « en étant performant dans plus de rencontres, notamment celles de Ligue 1 » . Reste que dans un club qui vise une victoire européenne, les joueurs qui ne perdent pas leurs moyens sous la pression sont une denrée précieuse. Plus que ceux qui écrasent tout sur la scène domestique, mais défaillent lors des rendez-vous continentaux. Pour Laurent Blanc, les prestations récentes de son milieu français signifient aussi qu'il peut se passer - au moins périodiquement - d'un Blaise Matuidi ou d'un Marco Verratti en méforme. Et donner des idées à Didier Deschamps en vue de l'Euro ?

Dans les critères de sélection en équipe de France


Si l'idée a de quoi faire rire ou rager les détracteurs du joueur, prompts à pointer le côté « capricieux » de Rabiot, elle n'a plus rien d'irréaliste au vu de la saison que réalise le milieu relayeur. À maintes reprises, Didier Deschamps a justifié les non-convocations de certains éléments comme Samuel Umtiti par un manque d'efficacité dans les matchs de très haut niveau européen. Quand ce n'était pas le manque de compétition qui mettait sur la touche des habitués comme Mathieu Debuchy. À l'approche de la liste du mois de mars, Rabiot dispose à la fois d'un temps de jeu conséquent dans l'un des meilleurs clubs européens et a montré qu'il ne prenait pas l'eau face à la pression ou un adversaire de très haut niveau. Ce qui, techniquement, le rend éligible, car dans les critères établis par DD. « Il se rapproche clairement de la sélection, même si je pense qu'il n'est pas encore totalement prêt, estime Pierre Ducrocq. Car il y a certains joueurs devant lui qui réalisent depuis deux ou trois saisons ce que lui montre depuis six mois. » Un jugement qui vaut pour les titulaires pressentis comme Paul Pogba ou Blaise Matuidi, mais qui sonne moins indiscutable s'il faut comparer à des convoqués en souffrance comme Moussa Sissoko à Newcastle, Yohan Cabaye à Crystal Palace ou Morgan Schneiderlin à Manchester United. À 20 ans, Rabiot dispose donc de quelques arguments en sa faveur dans l'attente de la prochaine liste, même si le sélectionneur pourrait être tenté de le laisser encore un peu à la disposition de l'équipe de France espoirs.


Relation gagnant-gagnant à Paris


Si Didier Deschamps prenait néanmoins le risque de le convoquer dès la fin du mois de mars pour le match contre les Pays-Bas, il donnerait tort à l'intéressé qui réclamait un départ en prêt en décembre. « Il doit comprendre que sa demande de prêt était déplacée, qu'il a tout à gagner à rester au PSG, assure Ducrocq. Vouloir partir parce qu'il y a un joueur, Verratti en l'occurrence, qui est devant, c'est se bercer d'illusions, car c'est le propre d'un grand club. Or, Adrien fait une trentaine de matchs derrière Verratti et Matuidi, il joue des grosses affiches comme Madrid ou Chelsea, ce que peu de clubs pourraient lui promettre dans les mêmes conditions. » Le jeune milieu de terrain a tout à gagner à poursuivre son parcours parisien, comme la direction parisienne a tout intérêt à le faire rester. L'essor du joueur « est une récompense du travail de formation » pour Ducrocq, mais aussi une opportunité de rapprocher le projet sportif de sa base de supporters grâce à un joueur français formé au club. « C'est un bon exemple à suivre pour les autres jeunes du club » , analyse Ducrocq, même s'il tempère, car « les autres jeunes n'ont pas forcément encore les capacités de faire comme Adrien au plus haut niveau. » La relation entre Rabiot et le PSG a parfois été tumultueuse, il n'en est pas moins plus évident semaine après semaine que c'est une association qui profite à tout le monde.

Par Nicolas Jucha
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié


Dans cet article


Hier à 12:00 90 Minutes, la meilleure BD de foot du moment ! 15 Hier à 11:15 Un club de D7 allemande propose de recruter Bastian Schweinsteiger 6
Partenaires
Olive & Tom Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur
mardi 16 janvier L2 : Les résultats de la 21e journée 4 mardi 16 janvier L'entraînement extrême des gardiens du Dock Sud 20 mardi 16 janvier Le gouvernement italien veut intégrer les migrants par le foot 38 mardi 16 janvier Tévez : « En Chine, j'étais en vacances » 88