Adriano vers la rédemption

Adriano a donné sa première grande conférence de presse depuis qu'il est arrivé à la Roma. Et il prétend être définitivement sur le chemin de la rédemption.

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Voilà sans aucun doute le transfert le plus improbable de l'été. Depuis un sacré bout de temps, Adriano répétait à qui voulait bien l'entendre combien il était triste, usé, las. Marre de se lever le matin pour s'entraîner, marre d'avoir des contraintes, marre d'être loin du Brésil et de mener une vie de privation pour un métier qu'il considère avant tout comme un jeu. Fêtes, drogues, gangs, bide, nains, bimbos, l'affaire ne faisait guère de doute, O Emperador avait pris un autre tournant dans son existence. Et puis, allez savoir pourquoi, la Roma a eu envie de le recruter. Et allez savoir comment, les dirigeants Giallorossi ont réussi à convaincre le joueur d'arrêter de faire l'otarie sur les plages pour rechausser les crampons.



Alors ? Alors Adriano est arrivé en retard pour la reprise de l'entraînement, au prétexte de complications burocratico-administratives; un truc un peu louche, mais bon, va pour cette fois. Puis il a été accueilli à l'ancienne par les supporters locaux : présentation sur le terrain d'entraînement, 10 000 personnes scandant son nom, fumigènes, chants, pétards, feu d'artifice, et t-shirts : « Rome a son nouvel Empereur » . Beaucoup d'amour, donc, et une promesse, celle de redevenir un grand joueur.

Le premier vrai rendez-vous d'Adriano était hier, à Riscone di Brunico, petit village idyllique du Nord de l'Italie, à quelques encablures de la frontière autrichienne, où la Vieille Louve prépare la saison à venir. Au programme, sa première grande conférence de presse. Une bonne façon de prendre la température. Aux dires des observateurs et des médias présents sur place, l'homme a maigri et semble serein, très souriant. Et même, concentré. « Dans le passé, j'ai fait des choses pas très belles, mais je suis ici pour oublier ces mauvais moments » , lance-t-il dès le départ. Ok. Et Sinon ?

D'abord, la confiance est encore là : « Laissez moi travailler tranquillement. Quand je suis arrivé à Flamengo, j'ai passé 40 jours sans rien faire. Puis je suis devenu capocannoniere et nous avons gagné le titre » ou « J'espère revenir en Seleção, donc je dois bien faire ici » . À retenir également, le classique je-me-sens-chez-moi-ici : « Rome est comme Rio de Janeiro, quand je suis arrivé ici, j'ai tout de suite senti la chaleur des gens » . Les entraîneurs : « Ranieri me demande d'être tranquille, de faire les choses avec calme. Moi, je voudrais brûler les étapes, mais lui me freine, à juste titre. Et en même temps, il me parle beaucoup et me stimule » . Mihajlovic : «  Il a été un deuxième père pour moi, il a toujours été proche de moi dans les moments difficiles, il m'a aidé et je le remercie » . José : « S'il n'avait pas été là, je serais parti avant. Il a été celui qui a eu le plus de patience avec moi. Mais je voulais tellement partir qu'il a lâché l'affaire lui aussi » .



Et le football dans tout ça ? Le premier rendez-vous arrivera plus vite qu'on ne le pense. Ce sera la Supercoupe d'Italie, le 22 août prochain. À San Siro, contre l'Inter. «  Maicon et Julio Cesar sont un peu énervés contre moi car je suis passé à la Roma. Je ne suis pas encore stressé pour la Supercoupe, mais ça viendra. Je n'ai jamais mal parlé de l'Inter. On verra comment je serai accueilli » s'interroge le Brésilien. Avant de prévenir : « Quand tu tombes, tu apprends à te relever. Je suis tombé une fois, ça n'arrivera plus » .

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