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Adrian Mutu et son contraire

L’International Roumain a débarqué en Corse avec une réputation, des statistiques, un ego et l’envie de montrer qu’il n’était pas cramé. Alors qu’il va croiser pour la première fois Zlatan Ibrahimović sur les pelouses de Ligue 1, l’ancien joueur de la Fiorentina est très loin de ses premières déclarations.

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La loi de proximité est l’un des principes de bases du journalisme. Trois morts au coin de la rue intéressent plus le lecteur que 50 victimes en Ouganda. En football, on n’est pas très loin de ce postulat. Quand les grands noms de ce monde se dépensent sur les prés étrangers, on a tendance à les idéaliser. À en faire des cracks à partir de résumés vidéos. On voit tout en rose. Ainsi, avant de venir poser sa ganache d’éphèbe sur l’Île de Beauté, Adrian Mutu était ce qu’on pouvait facilement appeler dans une discussion de comptoir un grand nom du football européen. Un mec à plus de 70 sélections et au CV avantageux : Inter Milan, Fiorentina, Chelsea, Juventus. Bref, des clubs qui sentent le football à succès ou, tout du moins, un minimum la romance. Même à 33 ans, le plus bel âge, on se disait que le natif de Calinesti avait suffisamment de beaux restes pour être l’une des attractions du championnat. Pis, sa suspension pour usage de cocaïne pour améliorer ses performances sexuelles l’avait classé dans une caste atypique : celle des génies bipolaires que l’on adore détester. Ou inversement. À son arrivée, il s’était même permis de lancer à Zlatan Ibrahimović un sacré pari. Entre deux sourires Colgate, l’ancien attaquant de Cesena affirmait qu’il finirait la saison avec plus de caramels au compteur que le Z. À mi-parcours, le Suédois marche sur la Ligue 1, et ce n’est pas une simple façon de parler, avec ses 18 buts. Pendant ce temps, Mutu affiche 4 buts dont un pénalty en treize matchs. On peut dire que l’Ajaccien est en retard.

Surtout, cela confirme que la Ligue 1 n’est pas le meilleur championnat du monde pour venir s’offrir une préretraite. Avant lui, Guðjohnsen, Bierhoff, Vieri, Esnaider ou encore Jugović s’étaient frottés aux différentes défenses du pays avec le même résultat : merci et au revoir. Même Javier Saviola, pourtant encore tendre à son arrivée à Monaco en 2004, n’a pas réussi à faire de la France sa chose. Fernando Morientes (premier épisode, parce que le remake marseillais était un navet) reste finalement l’une des rares exceptions qui confirment la règle. Un nom, c’est bien. Avoir envie, c’est mieux. Alors justement, le manque d’envie est-il le seul problème d’Adrian Mutu ? Oui et non.

Il boude Alex Dupont

Une chose est certaine, l’ancien entraîneur ajaccien, Alex Dupont, a largement admis sur les ondes de RMC que son attaquant n’avait plus le niveau physique pour peser sur une rencontre de football. «  À son arrivée, Mutu n’était pas dans le coup physiquement et ne nous a pas apporté ce qu’on attendait de lui. Je l’ai peut-être mis sur le terrain un peu trop vite. Quand on recrute Mutu, on pense ramener un plus dans l’équipe. Je ne peux pas non plus tout accepter. Au niveau de ses attitudes et de son comportement, c’était largement insuffisant. Au niveau de son état d’esprit, c’était un peu compliqué  » déclarait-il en substance quand il officiait encore sur le banc de l’ACA. Un sacré tacle sur le coin de la gueule pour l’ancien capitaine de la sélection roumaine. En privé, on a laissé entendre que les deux hommes ne se saluaient même plus. Hasard ou coïncidence, Alex Dupont a été licencié avant les fêtes de fin d’année. Depuis, le Roumain a fait amende honorable. Et comme Thiago Silva et Zlatan Ibrahimović, il n’a pas hésité à s’avouer surpris par le niveau de la Ligue 1 dans les colonnes de France Football : « Je pensais que le niveau était plus bas. Je suis surpris du niveau de ce championnat, qui est parmi les trois, quatre ou cinq meilleurs au monde. On ne met pas trop l’accent sur la tactique comme en Italie, mais je pense que c’est un championnat supérieur à la Serie A physiquement. En défense, il y a des joueurs de couleur forts physiquement, d’une force folle, très difficiles à dribbler  » .


Oui, Mutu est quand même roumain, alors les joueurs de couleur, il ne sait pas trop ce que c’est. Bref, après un semestre d’Erasmus en France, le bulletin de notes de la star n’est pas terrible. Mais globalement, personne n’est vraiment étonné. Les autochtones connaissent la Ligue 1, eux. Pourtant, le joueur assure à qui veut l’entendre que le meilleur est à venir : « J’ai toujours été habitué à jouer sous pression, à être l’objet de critiques. Et je suis le premier à me remettre en question, je sais que je peux faire plus. Les gens attendent beaucoup de moi. Je me sens de mieux en mieux sur le plan physique, je retrouve toutes mes sensations. Vous allez bientôt voir le véritable Adrian Mutu » . Au moins, le mec a encore de l’ego. C’est toujours ça. Vu qu’on est sympa, on a encore envie de lui donner un peu de crédit. Ce soir, il pourra enfin se comparer à Ibrahimović. La dernière fois qu’ils ont joué l’un contre l’autre, c’était en Serie A.

Par Mathieu Faure
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