Euro 2012 - Quarts de finale - Espagne/France (2-0)
Par Thomas Pitrel, à Donetsk
Adios amigos
Au terme d’un match honnête, l’équipe de France a perdu son quart de finale contre l’Espagne à cause d’un doublé de Xabi Alonso (2-0). Les Bleus rentrent à la maison sur un bilan mitigé. L’Espagne se mesurera au Portugal en demie.
Joie des Espagnols
Espagne - France : 2-0
Buts: Xabi Alonso (19e et 90e) pour l'Espagne.
Lorsque l’on perd, il est parfois agréable d’avoir quelqu’un sur qui taper pour se défouler. Que ce soit un arbitre évidemment corrompu. Que ce soit un adversaire qui refuse le jeu, qui simule ou qui met des coups de tatane dans les tibias. Ou que ce soit plus simplement sa propre équipe, les joueurs que l’on espérait voir faire un exploit et qui se sont écroulés comme de pauvres merdes. On peut alors leur mettre tous les maux du monde sur le dos et appliquer la seule solution possible, celle qui a suivi la Coupe du monde 2010 pour l’équipe de France : tout casser pour tout reconstruire. Rien de tout ça n’est arrivé ce soir. Il n’y a pas eu d’injustice et, si tout n’a pas été parfait dans le jeu, les Bleus n’ont pas lourd à regretter. Ils y ont mis du cœur à l’ouvrage, ils ont fait ce qu’ils ont pu. Il n’aurait d’ailleurs pas été totalement absurde qu’ils arrachent la qualification au bout. Mais au fond, il n’y avait sur le terrain qu’une équipe avec suffisamment de coffre pour remporter un Euro, et elle jouait en rouge.
La Bûche se brûle les ailes
Pourtant, si Laurent Blanc voulait que ses joueurs entrent dans le match dès la première minute, il a enfin obtenu entière satisfaction. La bonne entame se traduit d’abord par une intensité sur chaque passe, par une agressivité sur chaque ballon joué par l’adversaire à mille lieues de ce qu’on a pu observer pendant 90 minutes contre la Suède. Les choix tactiques du sélectionneur font que Benzema dézone beaucoup moins, même s’il n’a pas encore l’air totalement à son aise. Derrière lui et devant M’Vila, il peut quasiment compter sur deux numéros 10 avec Malouda et Cabaye qui pressent haut et redescendent alternativement. Pendant que Ribéry ratisse l’aile gauche à coups de débordements incessants, Debuchy est chargé de faire pareil à droite. Oui, Debuchy. Exit les Nasri, Ben Arfa, Ménez, le sélectionneur a trouvé son choix fort en mettant la Bûche à un poste qu’il n’a plus connu depuis quelques années et en alignant Réveillère à sa place comme latéral droit. La formule fonctionne bien. Comme contre la Croatie, la Roja multiplie les passes ratées et autres petites erreurs qui prouvent qu’elle n’a pas la sérénité que l’on pourrait attendre. Comme contre la Croatie, elle va pourtant réussir à ouvrir le score.
La différence, c’est qu’elle le fait beaucoup plus tôt que pour son dernier match de poule. À la 19e minute, Debuchy, redescendu pour l’occase, course Jordi Alba lancé en profondeur par Iniesta, mais trébuche au milieu du chemin, laissant l’arrière gauche centrer au deuxième poteau pour un Xabi Alonso complètement oublié. Pour sa centième sélection, le Madrilène claque une tête piquée et croisée qui enflamme le carré des supporters espagnols, tout proche (1-0). L’avantage quand on encaisse un but aussi tôt, c’est que ça laisse le temps de réagir. Après un court passage lors duquel elle semble sonnée et prête à en prendre un deuxième, la France se réveille. Alors que Benzema a envoyé mollement un ballon similaire au dessus de la barre quelques minutes plus tôt, Cabaye se charge de placer en pleine lucarne un coup franc de 20-25 mètres et oblige Casillas à la parade (31e). Sur le corner qui suit, San Iker, toujours décisif, s’impose encore en deux temps devant Koscielny puis Rami. Au milieu d’un lourd silence dans la Donbass Arena, on entend même les spectateurs français (apparemment de moins en moins nombreux au fil de la compétition), entamer un « Allez, Cabaye, tes supporters sont là ».
Une vraie défense centrale, trop tard
Les Bleus en blanc se surprennent carrément à avoir la maîtrise du ballon. Contre l’Espagne. Dominateurs, ils laissent tout de même planer quelques doutes sur leur capacité à égaliser. D’abord parce que Debuchy, sur son aile, peine quand même à créer des situations dangereuses. Ensuite parce que la relation entre Ribéry et Benzema, les deux maîtres à jouer, manque encore cruellement de fluidité, comme en témoignent les quelques pertes de balle très énervantes observées en début de seconde période. Alors que Lloris offre à tout le monde une sortie de grande classe devant Fàbregas, Blanc décide donc de mettre un coup de pied dans la fourmilière en remplaçant Debuchy et Malouda par Nasri et Ménez (65e). Mais la domination française s’est un peu estompée et les champions du monde ont finalement arrêté de vouloir jouer sans attaquant en lâchant Torres et Pedro dans l’arène. Rami et Koscielny sont forcés de prouver que la France a peut-être enfin une défense centrale solide : un sauvetage chacun sur des débordements trop faciles des Espagnols. Balle au centre.
On commence à flipper méchant et on a raison. Il ne se passe plus grand-chose sur la pelouse, Benzema n’a toujours pas commencé son Euro et Ribéry va jusqu’à redescendre spécialement pour voler un ballon à… Réveillère. Depuis le début de la préparation, tout le monde demandait à Laurent Blanc d’au moins tenter le coup du 4-4-2, il a fini par céder à dix minutes du terme en faisant entrer Giroud à la place de M’Vila. Mais tout était déjà terminé. L’association madrilo-montpelliéraine en pointe n’a rien apporté, la France n’avait tout simplement plus rien dans les chaussettes. Alors que l’écart d’un but permet encore de rêver, d’imaginer une montée du gardien sur le dernier corner et une explosion de joie, la faute de Réveillère, en retard sur Pedro, offre un penalty d’arrêt de jeu à l’Espagne. Lloris a l’occasion de montrer sa valeur par un coup d’éclat à l’issue d’une belle partie de sa part, malheureusement on ne retiendra que le contrepied que lui inflige Xabi Alonso pour son doublé. La France n’a finalement fait que ce qu’on attendait d’elle avant l’Euro : passer le premier tour et tomber. Avec ou sans son sélectionneur actuel, elle a maintenant deux ans pour bosser et se pointer au Brésil avec un jeu plus solide à proposer. À moins que l’Espagne ne lui pourrisse la vie encore une fois en éliminatoires.
Lorsque l’on perd, il est parfois agréable d’avoir quelqu’un sur qui taper pour se défouler. Que ce soit un arbitre évidemment corrompu. Que ce soit un adversaire qui refuse le jeu, qui simule ou qui met des coups de tatane dans les tibias. Ou que ce soit plus simplement sa propre équipe, les joueurs que l’on espérait voir faire un exploit et qui se sont écroulés comme de pauvres merdes. On peut alors leur mettre tous les maux du monde sur le dos et appliquer la seule solution possible, celle qui a suivi la Coupe du monde 2010 pour l’équipe de France : tout casser pour tout reconstruire. Rien de tout ça n’est arrivé ce soir. Il n’y a pas eu d’injustice et, si tout n’a pas été parfait dans le jeu, les Bleus n’ont pas lourd à regretter. Ils y ont mis du cœur à l’ouvrage, ils ont fait ce qu’ils ont pu. Il n’aurait d’ailleurs pas été totalement absurde qu’ils arrachent la qualification au bout. Mais au fond, il n’y avait sur le terrain qu’une équipe avec suffisamment de coffre pour remporter un Euro, et elle jouait en rouge.
La Bûche se brûle les ailes
La différence, c’est qu’elle le fait beaucoup plus tôt que pour son dernier match de poule. À la 19e minute, Debuchy, redescendu pour l’occase, course Jordi Alba lancé en profondeur par Iniesta, mais trébuche au milieu du chemin, laissant l’arrière gauche centrer au deuxième poteau pour un Xabi Alonso complètement oublié. Pour sa centième sélection, le Madrilène claque une tête piquée et croisée qui enflamme le carré des supporters espagnols, tout proche (1-0). L’avantage quand on encaisse un but aussi tôt, c’est que ça laisse le temps de réagir. Après un court passage lors duquel elle semble sonnée et prête à en prendre un deuxième, la France se réveille. Alors que Benzema a envoyé mollement un ballon similaire au dessus de la barre quelques minutes plus tôt, Cabaye se charge de placer en pleine lucarne un coup franc de 20-25 mètres et oblige Casillas à la parade (31e). Sur le corner qui suit, San Iker, toujours décisif, s’impose encore en deux temps devant Koscielny puis Rami. Au milieu d’un lourd silence dans la Donbass Arena, on entend même les spectateurs français (apparemment de moins en moins nombreux au fil de la compétition), entamer un « Allez, Cabaye, tes supporters sont là ».
Une vraie défense centrale, trop tard
Les Bleus en blanc se surprennent carrément à avoir la maîtrise du ballon. Contre l’Espagne. Dominateurs, ils laissent tout de même planer quelques doutes sur leur capacité à égaliser. D’abord parce que Debuchy, sur son aile, peine quand même à créer des situations dangereuses. Ensuite parce que la relation entre Ribéry et Benzema, les deux maîtres à jouer, manque encore cruellement de fluidité, comme en témoignent les quelques pertes de balle très énervantes observées en début de seconde période. Alors que Lloris offre à tout le monde une sortie de grande classe devant Fàbregas, Blanc décide donc de mettre un coup de pied dans la fourmilière en remplaçant Debuchy et Malouda par Nasri et Ménez (65e). Mais la domination française s’est un peu estompée et les champions du monde ont finalement arrêté de vouloir jouer sans attaquant en lâchant Torres et Pedro dans l’arène. Rami et Koscielny sont forcés de prouver que la France a peut-être enfin une défense centrale solide : un sauvetage chacun sur des débordements trop faciles des Espagnols. Balle au centre.
On commence à flipper méchant et on a raison. Il ne se passe plus grand-chose sur la pelouse, Benzema n’a toujours pas commencé son Euro et Ribéry va jusqu’à redescendre spécialement pour voler un ballon à… Réveillère. Depuis le début de la préparation, tout le monde demandait à Laurent Blanc d’au moins tenter le coup du 4-4-2, il a fini par céder à dix minutes du terme en faisant entrer Giroud à la place de M’Vila. Mais tout était déjà terminé. L’association madrilo-montpelliéraine en pointe n’a rien apporté, la France n’avait tout simplement plus rien dans les chaussettes. Alors que l’écart d’un but permet encore de rêver, d’imaginer une montée du gardien sur le dernier corner et une explosion de joie, la faute de Réveillère, en retard sur Pedro, offre un penalty d’arrêt de jeu à l’Espagne. Lloris a l’occasion de montrer sa valeur par un coup d’éclat à l’issue d’une belle partie de sa part, malheureusement on ne retiendra que le contrepied que lui inflige Xabi Alonso pour son doublé. La France n’a finalement fait que ce qu’on attendait d’elle avant l’Euro : passer le premier tour et tomber. Avec ou sans son sélectionneur actuel, elle a maintenant deux ans pour bosser et se pointer au Brésil avec un jeu plus solide à proposer. À moins que l’Espagne ne lui pourrisse la vie encore une fois en éliminatoires.
Par Thomas Pitrel, à Donetsk
Top 10 : Espagne vs France

















Très mauvais moment, et pour une fois, CJP n'en est pas la cause principale.
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dans le match je crois qu'ils accélèrent ( magnifiquement bien ) 3 ou 4 fois pour 3 occases...
le reste du match ? rien...
après c'est mon avis et bien entendu les supporters espagnols ou du barca vont surement m'assassiner...
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Je bien sûr d'accord pour dire que le match a été horrible à regarder, mais ce n'est pas spécialement à cause de l'équipe de France à mon sens. Impossible de se jeter contre ce jeu de passe complètement stérile. La France n'avait tout simplement pas les joueurs (en tout cas ces soir, tels que choisis par Blanc, là où il les a mis) pour pouvoir se permettre de prendre un but aussi tôt et espérer réveiller le ballon après. Mission impossible, et à mon avis pour un grand nombre d'équipes, certaines plus fortes que la France s'y seraient peut-être aussi cassées les dents. Cet horrible jeu de passes à l'infini est injouable une fois l'avantage acquis. C'est horriblement bien joué.
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Personnellement je n'ai jamais aimé Blanc comme entraineur. Son titre de champion avec Bordeaux, il le doit d'abord à une saison extraordinaire de gourcuff et de Chamak, de sa défense et aussi à une absence de concurrence de la part des autres clubs.
Il suffit de regarder ce que sont devenus les joueurs de ctte équipe..; Gourcuff ? Chamakh ? Diarra ? Ciani ? Le petit latéral gauche dont je ne me souviens plus du nom ? C'est quand même très curieux que tous soient depuis son départ de faux dèrche, de un drôle de pétrin... Ils n'on,t pas perdu leur football... non, mais ils ont été abîmés psychologiquement.
Le problème majeur de Blanc, c'est qu'il n'a pas de talent, il a sans cesse besoin de s'entourer d'une ribambelle d'adjoints et en aucun cas ne sera capable de reconnaître ses propres échecs. C'est un mec à égo mal placé qui se la pète... Bref cela je le pensais avant l'Euro...
L'euro donc. D'abord je signale que Blanc se vantait d'avoir 23 matchs sans défaite... Je tiens à signaler que certains matchs nuls résonnaient, pour moi, comme des défaites...Bref !
Il est défenseur central de métier et n'est pas capable de construire une charnière centrale fiable en deux ans. Le jeune de Montpellier qu'il a renvoyé chez lui, pourquoi ne l'a t'il pas essayé avant, alors que déjà la saison dernière il était très fort ? Prendre 3 défenseurs centraux ? Bêtise ! Je sais Jacquet l'avait fait en 98 mais il avait Thuram au cas ou et surtout une charnière centrale INDISCUTABLE !
Donc c'est un échec ! Et pourquoi ne pas faire jouer une mi temps à Koscielny en prépa et pourquoi garder Mexès contre la Suède alors qu'il a déjà un carton jaune ??? Erreur !
Le résultat semble évident, nous ne devons plus revoir ni Mexès, ni Rami. Koscielny a pour moi gagner sa place !
Il arrive à l'euro sans savoir qui va être le latéral gauche titulaire.... CA PUE !
Il fait le bon choix de prendre Debuchy à droite, mais pourquoi le flingue t-il ce soir en le mettant ailier ???? Encore une fois de part son incompétence il prend le risque de flinguer un jeune mec, qui ne s'est jamais remis de son erreur sur le premier but.
Il fait jouer les premiers match à Diarra qui s'est plutôt bien défendu, M'villa fait une rentrée très décevante contre la Suède. Le premier passe à la trappe et le second est titulaire et ne fait rien ou presque.
Malouda ? C'est sans doute cela la préparation du Mondial 2014... Il a dit qu'il voulait des titulaires en club, chapo et bravo pour la frustration de ceux qui le sont.
Cabaye, rien à dire, c'est l'avenir !
Benzema... Pourqui n'a t-il jamais été titularisé à droite, alors que à Madrid c'est souvent le cas et qu'il est très bon dans ce positionnement ???? Hein? POURQUOI ? Je me demande d'ailleurs si il a tiré une fois dans la surface en 4 matchs...
On se retrouve avec 3 défenseurs centraux, deux pointes.... et 7 milieux axiaux....
Martin ????? Matuidi ?????
Et Lassana Diarra??? Un vrai percuteur et polyvalent en plus ! Un mec qu ien a, quoi !!!
Et Valbuena au fait ? Quand il a entendu tout à l'heure "désolé Hatem et Jérémy mais c'est Mathieu qui joue ce soir... euh Debuchy", il a dû froler l'infarctus et je ne suis pas sûr que cette compète lui ai fait du bien au niveau moral...
Bref j'arrête là mais je pourrais continuer.
Blanc doit partir, c'est une évidence pour moi et j'espère que ce le sera aussi pour Le Graët !
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Alors oui la France ne mérite pas mieux qu'une élimination en quart, oui les choix du selectionneur sont frileux et discutables, l'équipe bourrée d'une arrogance qui arrive à peine à cacher leur immaturité.. MAIS
Que dire de l'Espagne, qui gagne tous ses matchs depuis 4 ans sans aucun panache. Qu'on ne me parle pas de beau jeu, quand celui ci consiste à casser le rythme du match comme jamais, à tomber et simuler au moindre contact, à jouer sans attaquant, sans tirer en dehors de la surface... Et ce n'est pas le com d'un supporter aigri par la défaite. Même l'allemagne il y a deux ans, qui proposait un football basé sur la vitesse, le collectif et l'engagement, avait du jouer un match à deux à l'heure qui finit sur un 1-0 ( on fait tourner la balle pendant 90 minutes sans rythme, on plante un but et on s'en va.)
Et merci à l'arbitre d'hier qui a permis aux espagnols de jouer le match qui leur fallait en sifflant à chaque contact (cf le carton de Ménez)
J'attends avec impatience la confrontation face au portugal qui est loin d'être gagnée (le portugal a quand même la meilleure défense du tournoi).
Messieurs les anglais et les italiens, à vous de jouer, offrez nous du football, avec de l'incertitude, des tacles, des fautes, des frappes de 30 mètres, un scénario à rebondissement. Du foot quoi
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