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Aboubakar, Vincent pression

Meilleur buteur européen après Cavani, Vincent Aboubakar ne fait pas que chiller tranquillou sous le soleil de Porto, leader de la Liga NOS qui affronte Maritimo, lundi. Adopté par Samuel Eto’o, Roger Milla et les Super Dragões, l’ancien Lorientais dévore tout sur son passage.

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Peu peuvent se targuer d’avoir fait chavirer le grand Roger Milla. Contrôle de la poitrine après une transversale de cinquante mètres de Sébastien Siani, coup du sombrero sur Ali Gabr, reprise de volée imparable pour offrir, le 5 février dernier, sa cinquième Coupe d’Afrique des nations au Cameroun. En toute détente, Vincent Aboubakar sait mettre les formes. Pourtant, le joueur de 25 ans a été cantonné à un rôle de joker durant la compétition, une situation qu’il connaît peu aujourd’hui à Porto, où il empile les perles et les prestations fracassantes. Après avoir fait frétiller les Merlus de Lorient et rugir de plaisir les Lions indomptables, l’attaquant des Dragões dompte les défenses lusitaniennes, mais pas que. Le meilleur buteur européen derrière le Matador ? Lionel Messi, Cristiano Ronaldo, Nolan Roux, la réponse D ? Non, Vincent Aboubakar.

Le jeune Vieux Lion


Lorsque, le 26 mai 2010, il voit arriver à Valenciennes un Vincent encore farouche, Roger Milla a une bonne impression : « J'ai vu ses premiers pas au Coton Sport de Garoua. C'est un gamin qui a beaucoup travaillé et qui a cru en son étoile. Il suivra peut-être mes traces puisque VA était ma première équipe en France. » Attaquant racé, rapide et déjà solide, le jeune provoque déjà les comparaisons avec le « Vieux Lion » , débarqué dans le Nord trois décennies plus tôt. Car il arrive avec l’étiquette de meilleur buteur d’Elite One et de champion du Cameroun, à seulement 17 ans.


Précoce, il l’est aussi en équipe nationale où le sélectionneur de l’époque, Paul Le Guen, en fait le seul joueur du championnat local à participer au Mondial sud-africain. Corpo. Mais, s’il ne brille pas vraiment sur les planches internationales où il a, du reste, toujours eu du mal à accaparer le rôle principal – aucun but marqué en quatre compétitions majeures jusqu’à son enchaînement sur le pauvre Ali –, Vincent Aboubakar a également du mal à s’imposer à Valenciennes. Il y navigue entre l’équipe une et le CFA durant cinq saisons, sans vraiment régler sa mire. « Les gens ont commencé à dire que j’avais des pieds carrés. Bon, c’est ce qui arrive parfois dans la carrière d’un joueur, ça m’est arrivé à Valenciennes » , s’amuse-t-il après coup dans Libération. Ce n’est que lorsque le lion devient poisson que l’attaquant se révèle à l’Europe, sous le maillot lorientais : 34 matchs et 16 buts en Ligue 1 avec les Merlus lors de la saison 2013-2014, où il n’est devancé au classement des buteurs que par l’auto-proclamé Lion King, Zlatan Ibrahimović.

« Pendant que Lisbonne se fait belle, Coimbra étudie, Braga prie et Porto travaille. »


Comme d’hab’ dans ces cas-là, Porto et son armada de recruteurs flairent le bon coup. La saison suivante, Vincent Aboubakar passe d’un Nord-Ouest à l’autre en quittant la Bretagne (contre trois millions d’euros et 60% des droits économiques du joueur, pratique courante au Portugal) pour relever le défi lusitanien. Pas forcément les doigts dans les nasaux, quand on sait qui a pu guider l’attaque des champions d’Europe 2004 : Jardel, Falcao le vrai, Hulk, Jackson Martínez... Même pas peur. « Au niveau mental, il faut te blinder. Ça travaille tout le temps. On arrive à 9 heures au centre, et tout le monde est à l’heure. Alors qu’en France, tu as toujours un mec qui traîne. » C’est cette mentalité qui plaît au natif de Yaoundé, désormais affûté comme jamais et pas plus surpris que ça. De toute façon, c’était marqué sur l’étiquette. « Pendant que Lisbonne se fait belle, Coimbra étudie, Braga prie et Porto travaille » , dit l’adage.


Après une première saison 2014-2015 discrète (4 buts en 14 matchs de championnat, 3 en 4 matchs de C1), une deuxième beaucoup plus honnête (13 buts en 28 matchs, et 3 buts en 6 matchs de C1), puis un prêt d’une saison au Beşiktaş Istanbul qui permet d’ajouter à son palmarès un titre de champion de Turquie entre deux loukoums, le lion se change en vrai Dragão. Avec 21 réalisations toutes compétitions confondues sous les ordres de Sergio Conceição depuis le début de saison (12 en Championnat, 5 en C1, 4 en Coupe), dont un triplé dimanche 10 décembre face à Setúbal (5-0), il n’est devancé que par Edi (24) sur le Vieux Continent.

« Ce qui a motivé mon retour, c’est le nouvel entraîneur qui comptait sur moi. Le club a changé de mentalité et de système de jeu. » L’AS Monaco, qui a croisé sa route par deux fois cette année en phase de poules de la Ligue des champions, en a encore les fesses qui piquent. Un doublé à chaque fois, quatre gifles du droit, c’était Noël avant l’heure. Il faut dire qu’avec deux anciens de Ligue 1, Yacine Brahimi (ex-Rennes) et Moussa Marega (ex-Amiens), celui qui a récemment prolongé jusqu’en 2021 forme un trio offensif plutôt affriolant, qui va pouvoir se mesurer aux Reds en huitièmes de C1. Au point de remporter le titre de Joueur africain de l’année, décerné par la Confédération africaine de football le 4 janvier prochain ? « Je ne sais pas quels critères sont retenus, mais en 2017 je suis champion d’Afrique, champion de Turquie, et là je suis sur un bon début de saison à Porto. Ça ne m’obsède pas, mais je l’ai dans un petit coin de la tête. » Vorace, il fait en tout cas partie des onze derniers candidats encore en lice. Alors, c’est qui le lion maintenant ?



Par Romain Daveau
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