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Abidal, le dernier coup de rein

C’est acté : après une deuxième greffe du foie, Éric Abidal refoulera les pelouses barcelonaises en décembre prochain. Un second recommencement qui sera également le dernier. En attendant, Éric a faim de terrain.

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Le 10 avril 2012, Rick Santorum se retire de la course à la primaire républicaine, Victoire Passage déclare son amour inconditionnel à Jean-Luc Mélenchon, et une mutinerie éclate au centre d’arrêt de Rennes. Soit. Mais c’est un autre événement qui va marquer cette journée printanière. « Je confirme que l’opération était prévue aujourd’hui, mais je ne sais pas si elle a commencé. Nous n’avons reçu aucune information contraire. Nous sommes entre les mains des médecins, dans l’attente de ce qu’ils diront. » La confirmation des dires du porte-parole du FC Barcelone interviendra dans l’après-midi : la greffe du foie d’Éric Abidal a bien été accomplie. La deuxième en un an. Le deuxième coup d’arrêt d’une carrière qui commençait à prendre toute sa plénitude. Mais Éric est un guerrier. Alors, à tout juste 33 ans, il se bat pour revenir au sein de l’escouade de Tito Vilanova. Selon Juan Carlos Garcia-Valdecasas, président de l’association mondiale de la transplantation hépatique, et accessoirement chirurgien du Français, « c’est une bonne chose qu’Éric ait dit qu’il voulait revenir en décembre. Cela ne peut que l’aider. » Un roc, un vrai.

Du 15 mars au 15 mars

La galère d’Abidal est condensée en quelques dates. Clin d’œil du destin, son impérative deuxième transplantation du foie lui est annoncée un 15 mars. Exactement un an auparavant, en 2011, la direction blaugrana avertit dans un communiqué laconique qu’Éric souffre d’une tumeur. L’opération est inévitable et intervient dès le lendemain. Une course contre-la-montre plus tard, le natif de Saint-Genis-Laval reçoit une ovation grandiose du Camp Nou le 3 mai pour son retour face au Real Madrid. Le 28 du même mois, titulaire lors de la garden-party de Wembley remportée face à Manchester United, il soulève en privilégié sa deuxième coupe aux grandes oreilles. Un hommage des Puyol et Xavi qui sonne comme un adoubement catalan : Abidal est un grand homme érigé en modèle par ses coéquipiers. « Les gens dans ce cas (bénéficiaire d’une greffe, ndlr), généralement, ne pratiquent pas le sport, ni au haut niveau, ni en amateur, avant de retourner au travail, ce qui prend de trois mois à six mois, parfois un an. Éric est un grand gars doté de capacités physiques exceptionnelles » , conclut ce même Juan Carlos.

Un physique colossal, certes, à l’image d’un mental d’acier. Se relever d’une greffe passe encore, une deuxième relève de la prouesse. Son état hépatique le contraint donc à repasser sur le billard. Et Carles Puyol de faire l’éloge de son comparse défensif : « Il va bien, il s’en sortira. Il ne doit pas se précipiter pour revenir. Il est un exemple pour nous, tous les jours. Nous lui envoyons de la force. » Le Barça ne remportera qu’une petite Copa del Rey, il n’en reste pas moins que « le cas Abidal » a fédéré. Mais justement, cette seule breloque ne pèse pas bien lourd pour un fanion habitué aux sommets domestiques et européens. Et l’absence d’Éric Abidal, l’un des trois seuls réels défenseurs de formation – Dani Alves et Adriano sont trop brésiliens pour cela – a fait bien du mal au onze de Guardiola. Ajoutez-y les méformes de Puyol et de Piqué, vous ne vous retrouvez plus qu’avec la grinta de Mascherano pour rassurer et assurer l’arrière-garde. Trop peu.


Le dernier come-back

Cet été, malgré le changement de Mister sur le banc, le discours n’a pas varié d’un iota. Fraîchement promu au grade de meneur de troupes, Tito Vilanova reprend la même rengaine au soir du trophée Joan Gamper : « Abi, tu es notre force. » La force du Tricolore lui a déjà permis de reprendre l’entraînement, « dans la salle de gym le matin et le soir, en espérant reprendre en décembre prochain » , dixit Garcia-Valdecasas. Abidal doit donc encore patienter, histoire de ne pas prendre de risques inconsidérés. Une attente qui n’a pas empêché le Barça de lui prouver sa confiance, puisque le nom du Français a été coché sur la liste de 25 joueurs sélectionnés pour participer à la Ligue des champions version 2012-2013. Afin de retrouver son état de forme, il s’est entretenu dans son Lyon natal. Et en a profité pour collaborer à une campagne pour faire connaître les us du combo massage cardiaque/défibrillateur. L’international aux 61 sélections prend ainsi les devants sur une future réorientation professionnelle. Quoi qu’il en soit, une chose est effective : ce come-back sera, par là même, le dernier. Mais pas son ultime combat.

Par Robin Delorme, à Madrid
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