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Abdoulay Konko : « Ne boudons pas notre plaisir »

Voilà maintenant seize ans qu’Abdoulay Konko s’est exilé en Italie. Cet été, il a choisi de rejoindre l’Atalanta et Gian Piero Gasperini qu’il a déjà connu dans trois clubs. Le Marseillais retrace son parcours.

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Salut Abdoulay. Il paraît que tu es de l’école Franck Borelli.
Oui, je viens de l’ASPTT Marseille, mon club de minots en face du Vélodrome. Je n’ai jamais perdu le contact avec ce club ni avec Franck. Chaque été, je viens faire un tour aux stages portant le nom de son frère gardien de but (décédé en 1999, ndlr) et organisé par la famille. Quant au président, il m’a même demandé d’être le parrain d’un tournoi de jeunes qu’il veut organiser. C’est une vraie famille.

C’est lui qui te pousse vers l’Italie à l’âge de seize ans ?
J’étais avec les U15 Nationaux de Martigues et Franck, qui collaborait avec un agent bossant avec les Italiens, m’a envoyé au Genoa. C’était un stage, même pas vraiment une détection, j’ai pris le premier train et cela a duré deux semaines. Un autre rythme, une autre façon de jouer, de voir le jeu. Je suis rentré passer l'été à Marseille et je suis revenu pour signer un contrat sans me douter que cela signifiait le début d’une carrière professionnelle. Je passe deux très bonnes années au Genoa, j’ai même rapidement fréquenté le groupe pro et fait quelques présences sur le banc à l’époque où le club évoluait encore en Serie B.


Et comment tu te retrouves chez les jeunes de la Juve ?
J’avais seize ans, mon agent ne connaissait pas trop les méthodes italiennes et était un peu trop impatient.
« Je suis donc allé faire toute une série de stages, à l'OL, au PSG, Nice et aussi Blackburn avec Graeme Souness sur le banc et le duo Yorke-Cole. »
Il y avait du retard sur les payes et je suis parti deux mois avant la fin de la saison, mais tant que je n'avais pas atteint un certain âge ou disputé un certain nombre de matchs officiels avec le Genoa, je ne pouvais pas m’en aller comme ça. Je suis donc allé faire toute une série de stages, à l'OL, au PSG, Nice et aussi Blackburn avec Graeme Souness sur le banc et le duo Yorke-Cole. C'était surtout pour me maintenir en forme et voir s'il y avait d'autres intérêts, les Anglais étaient par exemple plutôt chauds, mais le Genoa demandait trop d’argent. On est donc revenus en Italie, où là il n'y avait pas besoin d'indemnités pour partir, on file à la Juve où je rencontre Gasperini qui coachait la Primavera et qui m’a recruté.

Jusqu’où as-tu été avec la Juve ?
La Primavera, avec laquelle j’ai remporté deux tournois de Viareggio. Je n'ai pas fait de banc, mais je m’entraînais avec l'équipe Une. Quand tu sors des quartiers de Marseille, c'est quelque chose de difficile à imaginer, là je me suis vraiment rendu compte que j'étais dans le monde du foot. Quand Lippi te dit de faire quelque chose, bon ben, ça fait son effet. J’y ai vu Marchisio faire ses débuts avec les U20 et j’ai aussi côtoyé Antonio Conte dont le frère Daniele est mon agent.


Tu as eu Gasperini à la Juve, à Crotone, au Genoa et maintenant l'Atalanta, ce n’est sûrement pas un hasard.
Je ne sais pas pourquoi je lui plais tant, il faudrait lui demander. J'aime beaucoup ce coach, il sait ce qu'il fait et ne le fait jamais au hasard. Il n'a pas cette idée qu'un joueur ne peut jouer qu'à un seul poste, au contraire, il a reconverti des mecs dont la carrière a totalement explosé derrière.

C’est aussi ton cas.
À la base, je suis milieu de terrain axial, mais c’est lui qui m’a replacé sur le côté quand je suis arrivé à la Juve. Maintenant, je peux jouer latéral, milieu défensif, défenseur central dans une défense à trois comme c’est arrivé plusieurs fois cette saison. La toute première fois à ce poste, c’était avec Séville, contre le Barça...


Vu ce que fait l’Atalanta, on se dit aussi que c'est vraiment un entraîneur qui sait valoriser des joueurs normaux.
« Masiello, Paloschi et moi connaissons déjà les méthodes de Gasperini, on peut se permettre de donner des explications aux autres, mêmes aux plus expérimentés. »
C’est vrai qu’on n'a pas non plus des phénomènes dans l'équipe, mais on a des très bons joueurs que tous les clubs italiens veulent. Tout le monde a eu le mérite de suivre ses idées pas forcément simples. Masiello, Paloschi et moi connaissons déjà ses méthodes, on peut se permettre de donner des explications aux autres, mêmes aux plus expérimentés, leur dire que si le Gasp te demande de faire ça, c'est pour une raison bien précise et qu’il faut l’appliquer et basta. Voilà pourquoi on a eu des difficultés les quatre, cinq premiers matchs, il fallait un temps d’adaptation.

Jusqu'où peut aller cette Atalanta ?
L’objectif reste le maintien et quand on l’aura atteint, on passera ensuite à un autre objectif et ainsi de suite. Il ne faut pas oublier que les gros clubs ont tendance à redresser la barre dans la seconde partie de saison, que d’autres équipes vont trouver leur identité tactique, que plus la saison avancera, plus chaque point comptera. Maintenant, il ne faut pas non plus bouder notre plaisir et on doit profiter de ce moment positif et résister le plus longtemps possible à cette place.

Tu es arrivé cet été en provenance de la Lazio. C'est quoi ton meilleur souvenir là-bas ?
Clairement la Coupe d’Italie gagnée en finale contre la Roma (26 mai 2013, ndlr). On y pensait deux mois avant, c’était fou, du quitte ou double, du 50/50, à la maison, en un seul match. C’était eux ou nous. Rome n’a jamais été aussi divisée.

À la Lazio, tu n’as jamais eu de problèmes par rapport à ta couleur de peau ?

Personnellement aucun, mais entendre certains trucs dans les stades, en 2016, c’est moche quoi... Ça dure peu de temps, mais le problème, c’est qu’on les entend très bien. Une minorité qui se ferait moins remarquer sur 60 000 spectateurs, mais qui est largement plus audible quand il n'y a que 10 000 personnes dans le stade.

Tu es donc sénégalais par ton père et marocain par ta mère, mais tu n’as opté pour aucune des deux sélections, pourquoi ?
« Sénégal ou Maroc ? Je n’avais pas envie de faire un choix que j'aurais pu regretter. »
Car je suis vraiment très proche de mes deux familles, de mes cousins, de mes oncles et tantes, et je n’avais pas envie de faire un choix que j'aurais pu regretter, quitte à faire une croix sur une participation à une CAN ou à une Coupe du monde.

Et les Bleus ?
J'ai été pré-convoqué par Domenech du temps de Séville, mais là c’était différent, il n'y avait pas de sentiment familial.


D’ailleurs, Séville, c’était comment ?
C’était une très belle expérience, j'ai joué la Ligue Europa, la Ligue des champions, on a fait une 3e place derrière le Barça et le Real, on avait une très belle équipe avec Kanouté, Fabiano, Navas, Capel, Maresca.

As-tu été proche d'un retour en France depuis ton départ ?
Oui, encore cet été. Le summum serait l’OM, ce serait comme boucler la boucle et ça ferait plaisir à tous les minots.

Propos recueillis par Valentin Pauluzzi
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