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À Toulouse, la parole n'est plus à la défense

Depuis son retour en Ligue 1 en 2003, le TFC traînait l'étiquette d'une équipe aussi ennuyeuse qu'imperméable défensivement. Une époque révolue. Avec le passage en 3-5-2 opéré par Alain Casanova, Toulouse donne du plaisir, mais ne sait plus se défendre. La vie est parfois mal faite.

L'équipe d'Alain Casanova a longtemps été une grande frileuse. Le genre à ne jamais sortir sans un pull plus un coupe-vent, même en été. Et puis son styliste et entraîneur a décidé qu'il fallait enlever du tissu et enfin se découvrir, quitte à s'enrhumer ou prendre un coup de soleil. Accroché par Caen 3-3 samedi au Stadium, le TFC traverse défensivement ce début de saison en claquettes, caleçon et marcel. « Les gens voulaient du spectacle, ils en ont. On ne va pas se plaindre » , résume Étienne Didot qui, en bon Breton, voit toujours le verre à moitié plein. Avec 10 buts encaissés en six rencontres, Toulouse se présente avec la 17e défense du championnat. Une hérésie en pays cathare. Car c'est bien connu, à Toulouse, on sait assembler des avions, servir le canard sous toutes ses formes et bétonner derrière. Enfin, on savait.

« Tu ne vas pas renier ton jeu maintenant »


Entre 2008-2009 et 2011-2012, le Toulouse Football Club a toujours fait partie des trois meilleures défenses de Ligue 1. Et puis Alain Casanova a rangé son 4-1-4-1 qui coupait l'appétit de Pierre Ménès pour un 3-5-2. Un geste presque aussi radical que l'urinoir de Marcel Duchamp. Radical donc forcément risqué. La saison dernière, l'arrière-garde toulousaine pointait au 16e rang. Trop audacieux comme système ? Nicolas Dieuze a connu les années hermétiques des Violets et, pour le jeune retraité, il ne faut pas jeter le 3-5-2 avec l'eau du bain. « Tu ne vas pas renier ton jeu maintenant alors que tu as mis des mois à appréhender ce système, calme-t-il. Quand il a pris l'équipe, Casanova a bâti avec les joueurs dont il disposait et avec une culture défensive forte. Après, c'est un "Espagnol", Casa', il aime avoir le ballon et le jeu offensif. Avant, l'équipe avait un bloc défensif bas. Elle ne marquait pas beaucoup, mais n'en prenait pas beaucoup non plus. Avec le 3-5-2, tu t'exposes forcément à des contres dès la perte du ballon. »

C'est bien le mal toulousain depuis le début de saison. Dès que le ballon est égaré, il y a très vite le feu à la maison. Passé l'effet de surprise, les adversaires ont compris par où prendre le système inspiré de la Juve d'Antonio Conte. « Notre adversaire nous met en difficulté sur très peu d'occasions » , admettait Casanova après les trois buts concédés face à Caen. « Le talon d'Achille du 3-5-2, c'est l'espace entre ton piston et ton défenseur central, pointe Nicolas Dieuze. Les équipes insistent dans cette zone comme on le voit sur les deux buts contre Reims. Ce système demande une grosse implication des pistons sur les côtés. Quand tu vois le match de Sylla samedi, c'est sûr que c'est compliqué.  »

Boucher n'a toujours pas convaincu


Le dispositif tactique n'excuse pas les erreurs et les insuffisances des hommes. Et si Sylla et son sens du placement tout personnel concentrent les critiques en attendant le retour du Brésilien Matheus, le trio de derrière n'inspire pas toujours confiance. En attendant que le sanguin mais prometteur Uroš Spajić soigne son pied gauche, l'international roumain Dragos Grigore (débarqué cet été) tente de colmater les approximations de Moubandjé (à la cave la saison dernière) et compenser la lenteur de Veškovac. « Les individualités sont moins fortes qu'avant, concède Dieuze. Qu'on le veuille ou non, l'équipe s'est affaiblie à ce niveau. Tu ne peux faire une pioche comme Abdennour chaque saison. »


Surtout quand votre gardien n'arrive pas à rattraper le coup derrière. Moins homme de spectacle qu'Ali Ahamada, Zacharie Boucher garde pour l'instant la confiance de son ancien gardien d'entraîneur malgré sa fâcheuse habitude d'être trop rarement décisif. « Un grand gardien, c'est 8 à 10 points en plus à la fin de la saison  » , comptabilise Nicolas Dieuze. Mais fidèle à sa nouvelle philosophie, Alain Casanova ne veut pas tirer la sonnette d'alarme malgré une décevante 14e place avant un déplacement à Rennes et refuse de ne jurer que par les chiffres. La vérité est ailleurs selon lui. « Nous avons joué trop peu de matchs pour nous soucier du classement, il faut surtout retrouver plus d'efficacité. » Et cela ne vaut pas que pour ses attaquants.

Par Alexandre Pedro
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