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À Toulon, les fumigènes de la discorde

Ce dimanche, Toulon accueille Rodez (CFA) dans le cadre du huitième tour de Coupe de France. Ce qui devait être une fête pour les supporters de ce club de DH va pourtant se dérouler sans eux. Sanctionné de huis clos par la Ligue pour utilisation de fumigènes, le Sporting Toulon ne comprend pas cette décision.

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Le 6 octobre dernier, le Sporting Toulon Var (STV) accueillait l’équipe B de Marignane au stade de Bon Rencontre pour le compte de la deuxième journée de… Division d’Honneur de Ligue Méditerranée. Une victoire (2-1), mais aussi un anniversaire : celui des Irréductibles (IRD) Toulon, le principal groupe de supporters du Sporting qui fêtait ses 20 piges à cette occasion. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le spectacle a été à hauteur de l’évènement. Un anniversaire organisé en plusieurs actes, comme au théâtre, agrémenté de pots de fumée et fumigènes à la fin de la rencontre.

Un spectacle diversement apprécié

Si ce spectacle, survenu sans le moindre incident, a été apprécié par les journaux locaux et la direction du club, il n’a pas été du goût de tout le monde. Pas vraiment ravies de voir de nombreuses torches dans les gradins, les instances fédérales régionales ont décidé d’infliger quatre matchs à huis clos aux Toulonnais pour « usage répété d’engins pyrotechniques pendant un match et en situation de récidive » .

Chez les supporters de Toulon, tout le monde est dégoûté. « Je sais que le foot "populaire" n'est pas trop à la mode, mais bon, c'est de la 6e division. Et on se retrouve considérés comme les plus dangereux de France... C'est une sorte de racket de la Ligue Méditerranée. On tombe de haut. Vraiment. Les 10 ans des Tigris (un groupe ultra parisien d’Auteuil disparu en 2006 et jumelé avec les Irréductibles, ndlr), je crois que c’était plus de 300 torches et juste une amende pour le PSG. Ici, seulement 40 fumis et 6 pétards (comme c'est écrit sur le rapport du délégué). Le tout sans incident. Et c'est quatre matchs à huis clos... » raconte Sylvain*, un supporter de Toulon présent au match contre Marignane.

Initialement, la sanction devait juste s’appliquer aux matchs de DH. Mais la Fédération française de football a finalement décidé d’y intégrer le huitième tour de Coupe de France contre Rodez. « On est en DH, on a un huitième tour de Coupe et on ne peut pas le voir…, se lamente Sylvain. En décidant de jouer ce match à huis clos, la FFF cautionne cette décision scandaleuse. Le pire, c'est qu'on ne voulait justement pas poser de problèmes. On avait expliqué au président Joye (le président du club, ndlr) qu'on fêtait nos 20 ans et qu'il y aurait des fumigènes. Il en a donc parlé au délégué du match, qui lui aurait dit que si ça restait festif, ça irait. Le président du Sporting nous a donné son assentiment. Mais lors de la commission de la Ligue Méditerranée, le discours du délégué a changé. Avec, derrière, cette décision de fou…  » Faire appel ? Pas question, le club risquant, selon les textes, de perdre des points au classement.

Négociations préalables et ambiance de feu

Du côté de la Ligue en revanche, on n’est pas très disert à ce sujet. « Je peux simplement vous dire que si la sanction est telle, c’est parce que les antécédents des ultras toulonnais n’ont pas joué en leur faveur… » , lâche prudemment Jean-Hervé Syr, secrétaire général de la Ligue de Méditerranée. On n’en saura pas plus de ce côté. Le Sporting Toulon Var était en effet sous le coup d’un sursis depuis des débordements survenus la saison dernière lors d’un match de Coupe de France contre Le Pontet.

C’est d’ailleurs pour cette raison que les IRD avaient pris soin de prévenir la Ligue, par l’intermédiaire du président Joye. Joint par téléphone, ce dernier confirme leurs dires : « Avant le match, les Irréductibles viennent m'informer qu'ils ont prévu de célébrer les 20 ans de leur groupe par des animations en tribunes, sous forme de pièce de théâtre en cinq actes. Ils m'ont demandé s'ils pouvaient utiliser des fumigènes lors du 5e acte. Je suis alors allé voir le délégué de la Ligue qui buvait un café à la buvette. Il m’a donné son accord, si cela restait dans un cadre festif et que rien n'était jeté sur la pelouse. » Conformément au deal passé entre le club de Toulon, ses supporters et le délégué, les animations se sont déroulées sans le moindre débordement et dans une ambiance de fête étonnante pour un match de DH. « À la fin du match, vu le spectacle proposé en tribune, le délégué à lui-même avoué avoir été bluffé par la performance des ultras ! » , poursuit le président du STV.

Mais alors pourquoi cette affaire a-t-elle pris l’ampleur qu’on lui connaît aujourd’hui ? Claude Joye l’ignore : « À la fin de la rencontre, le délégué a décidé de rédiger un rapport dans lequel il a fait état de l'utilisation d'une quarantaine de fumigènes. À la suite de quoi le club a été convoqué devant la commission. Pourquoi a-t-il décidé de faire ce rapport ? On ne le sait pas... »

Excès de zèle ou décision légitime ?

Au-delà de la manière dont la Ligue et son délégué ont réglé l’affaire, ce qui surprend avant tout, c’est la lourdeur de la sanction : 4 matchs à huis clos. Historiquement, cette décision est l’une des plus lourdes jamais infligées à un club dans ce genre d’affaire. « On s’attendait à ce que le sursis tombe (un point de pénalité, ndlr), avoue le président toulonnais. D'autant que lors de notre audition, nous avons présenté des preuves vidéo. On y voit clairement qu'aucune violence n'est venue ternir cette journée et que les fumigènes ne sont utilisés que dans le cadre de ce qui avait été prévu avec le délégué de la Ligue de Méditerranée. Et à la surprise générale, la sanction tombe et la Ligue nous inflige 4 matchs à huis clos. C'est dingue ! »

Pour Anthony Descours, journaliste à Var-Matin et présent lors du match face à Marignane, la surprise est également de taille : « Cette décision est à mon sens abusive, limite acharnement. Honnêtement, leur coller quatre matchs et faire péter le sursis pour ça, c'est scandaleux. » Si l’utilisation d’engins pyrotechniques est interdite en France dans l’enceinte d’un stade de football, on peut tout de même s’étonner de la sanction infligée au STV. D’une part, parce que le délégué avait préalablement donné son accord avant de finalement suivre sa direction. D’autre part, parce que les IRD ont respecté leur part du contrat : aucun jet de torche en direction de la pelouse et une utilisation sécurisée et purement festive des engins pyrotechniques. Même s’il ne cache pas son agacement à l’égard de ceux qui ont sanctionné son club et ses supporters, Claude Joye préfère en rester là : « Les gens qui prennent ce genre de décisions sont en dehors des réalités humaines. On a finalement décidé de ne pas faire appel, même si certains membres de la FFF nous le conseillaient vivement. On ne veut pas allumer une guerre avec la Ligue. Cette décision reste cependant tout à fait disproportionnée. »

À la Ligue, on ne fait pas de détail


Depuis, les joueurs toulonnais se sont habitués à jouer à domicile sans l’aide de leurs supporters. Enfin, pas tout à fait. Lors de la rencontre au stade de Bon Rencontre face à Antibes (6e journée de DH), le STV a reçu le soutien de ses ultras. Mais de l’extérieur de l’enceinte. 90 minutes durant, les IRD n’ont cessé de chanter pour les leurs en plus d’avoir accroché sur l’enceinte une banderole de soutien ( « On peut nous empêcher de voir le Sporting, pas de le supporter » ). Après s’être imposés (3-1), les joueurs ont souhaité remercier ceux qui les suivent depuis tant d’années, en vain.

« Au terme de la rencontre, je demande au délégué l'autorisation d'ouvrir les grilles afin que nos joueurs puissent saluer les supporters. Il m'a dit que si je les ouvrais, il considérerait alors que le huis clos n'avait pas été respecté. Or je voulais juste que nos joueurs puissent sortir pour voir les supporters, pas le contraire, déplore le président Joye. Pourtant, en quittant le stade, ce même délégué a félicité nos supporters pour leur dévouement sans faille. » Encore une fois, un décalage profond entre la parole et les actes.

Lors de l’anniversaire, le délégué a semblé ouvert aux discussions, voire favorable à l’aménagement des règlements. Il s’est pourtant rétracté à l’heure d’en référer à ses supérieurs et de juger la situation. S’il est évidemment normal d’appliquer des sanctions adaptées en cas de débordements, il faut aussi éviter de tuer dans l’œuf toute initiative des supporters, surtout quand celle-ci est réalisée dans un cadre bien défini et sans le moindre heurt. Une répression systématique et aveugle peut conduire à une radicalisation de certains supporters.

Les instances sportives (et politiques) réclament aujourd’hui de vrais supporters. Quoi qu’on en dise, les Irréductibles ont prouvé qu’ils étaient de ceux-là. Depuis 20 ans.


* Le prénom a été changé.

Aymeric Le Gall et Antoine Aubry
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