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  1. // PL
  2. // West Ham/Blackburn (1-1)

A s'en rendre marteau

Désillusion, déception, abattement, il ne fait pas bon être supporter de West-Ham en ce moment. Même si sur le terrain le club est englué au fin fond du classement, côté tribunes, en revanche, West Ham peut se targuer d'avoir de fervents supporters. Entre deux pubs, So Foot a suivi la rencontre de samedi face à Blackburn, depuis les travées d'Upton Park.

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Le regard avide. A la fois désespéré et éperdu, le supporter Ciel et Grenat a le moral dans les chaussettes. Lanterne rouge de la Premier League, West Ham peine en cette fin de saison avec une série peu clinquante de cinq défaites et un nul. Au grand dam de ses plus fervents supporters. En cette 36ème journée du championnat, l'occasion était trop belle de laisser entrevoir un ultime espoir face aux Rovers, un concurrent direct pour le maintien. 14h30. Green Street s'anime. La rue principale d'Upton Park, fief de West Ham United est en effervescence. Le samedi, lorsque l'équipe joue à domicile, c'est tout un quartier qui s'embrase. L'odeur des Burger Beef à 3 pounds se propage autour du stade, mélangée à celle de la Carlsberg. Les lads s'agglutinent au pub The Boleyn au bout de la Green Street. Les discussions tournent autour des piètres performances des Hammers.

Pourtant, ce soir, la victoire se lit sur toutes les lèvres. Pour les plus catégoriques, elle est « impérative » . A une centaine de mètres, quelques Pakistanais s'activent sur le marché avoisinant le stade. Plusieurs lignes underground sont fermées pour éviter tout déplacement non maîtrisé de supporters. Pour rallier Upton Park, pas d'autres moyens que le bus ou l'arrêt de métro West Ham suivi d'une bonne trentaine de minutes de marche. Les derniers fans se précipitent afin de ne pas rater le début du match – qui se joue à guichets fermés. Le temps de prendre le programme de la rencontre à la volée et d'accélérer le pas afin de ne pas manquer le célèbre hymne "I'm forever blowing bubles", emblématique du club depuis la fin des années 1920.

« Fuckin' Rovers »

Le coup de sifflet final retentit. Nouvelle désillusion, nouveaux soupirs. Les hochements de tête sont unanimes : le nul concédé face aux Rovers laisse entrevoir un peu plus l'enfer de la descente en Championship. Le dépit des fans du club de l'ancêtre Bobby Moore est profond. Pourtant, c'est pas faute d'avoir tout tenté... Piquionne, Keane, Ba ou encore Cole aux avant-postes, Avram Grant se l'est joué offensif pendant près d'une demi-heure. Ca n'a pas suffi. Il aurait fallu bien plus. Le public a pourtant poussé. Il a cru jusqu'au dernier moment à une victoire après l'égalisation de Hitzlsperger dans le dernier quart d'heure, en réponse à l'ouverture du score par Roberts dès la 12ème minute. Les dernières rares offensives côté visiteurs sont ponctuées par des « Fuckin' Rovers » . Des « Come on Hammers » et « Go Robbie » , pour Keane, descendent des travées populaires d'Upton Park. Une dizaine de jeunes en profitent même pour suivre la fin de la rencontre de l'extérieur du stade, escaladant un muret près de la tribune Bobby Moore. Derrière les buts, les fans, debout, ne peuvent s'empêcher d'espérer. En vain. Têtes basses, les supporters des Hammers sont bel et bien au fond du trou. Pas de sifflets, ni de velléités critiques à l'encontre des "leurs", simplement de la déception.


Dans les artères adjacentes, l'ambiance n'est pas à la fête. The Boleyn sur Green Street, Bubles Bar ou encore Village Wine Bar sur Barking Road n'affichent pas l'enthousiasme des grandes soirées enivrées. La détresse est pesante. Dernière pinte, dernier soupir. Il est 17h30. Les rues sont quasi-désertes, laissant entrevoir les cadavres de bières jonchés le sol. Les bus affluent, déposant les derniers supporters à la première station de métro. Il reste seulement deux matches pour raviver la flamme d'un sauvetage qui tiendrait du miracle. Une chose est sûre, la ferveur envers le club restera intacte. Et ce, quoique le marteau devienne...

Florian Gauvain, avec Nicolas Hourcade

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