A quoi sert le choc en toc ?

Véritable sommet dans la première moitié des nineties, le choc PSG-OM se limite désormais à la rivalité exacerbée entre supporters des deux camps, sauf rares exceptions. Celui de dimanche n'échappe pas à la règle. Mais à quoi sert un PSG-OM ? Claude Makélélé a déjà donné sa réponse : « A se remobiliser » . Retour sur dix ans de chocs en toc.


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15 mars 2009 (1-3) : à se flinguer sa saison


C'était il y a moins d'un an, et pourtant Paris semble avoir vécu trois guerres et deux révolutions depuis. Ce dimanche soir printanier, le Parc s'apprête à vivre une célébration digne des années Weah-Ginola-Valdo. En cas de victoire, le PSG s'emparerait de la première place, à seulement dix journées du terme de la saison, jouissance à laquelle s'ajouterait celle de le faire en soumettant le rival honni. Mais plutôt que de toucher les cimes, Paris va préférer tout foutre en l'air, bien aidé par le dispensable Zoumana Camara, exclu à la 53e. Gerets donne la leçon à Le Guen, en alignant avec succès et à la surprise générale, Mears et Zenden. Après cette désillusion, Paris finira la saison en fantôme, Marseille en boulet de canon.

5 mars 2006 (0-0) : à s'immuniser auprès des supporters


La relation dirigeants-supporters à l'OM conditionne plus que dans beaucoup de clubs la pérennité des cadres dans l'entité phocéenne. Depuis sa prise de fonction, Pape Diouf en a fait une base de sa présidence et réussit un coup de génie en décidant d'envoyer la CFA 2 défendre l'honneur marseillais à Paris. Le but de la manœuvre : protester contre les mesures de sécurité jugées insuffisantes prises pour protéger les supporters phocéens et un quota de places jugé, lui, trop maigre. L'OM version semi-pro humilie le PSG d'un match nul et vierge. Les supporters parisiens demandent eux des comptes à leurs dirigeants en scandant le nom de Laurent Fournier, limogé au profit de Guy Lacombe quelques mois auparavant. Blayau commence à se dire qu'il était mieux à licencier à Moulinex.

10 septembre 2006 (1-3) : à comprendre rapidement


Guy Lacombe a beau retourner le problème dans tous le poils de sa moustache, il ne trouve toujours pas le moindre début de réponse. Après la visite de l'OM, elle sera définitive : Paris, surclassé par Ribéry, Nasri and co, stagnera à nouveau dans la médiocrité (9e en fin de saison), Marseille accrochera une nouvelle qualif' en Ligue des Champions (2e). Avec Albert Emon aux commandes s'il vous plaît. 100 % collègues !

7 Novembre 2004 (2-1) : A se venger


Grands artisans de la dernière grande saison du PSG (2003-2004), Fiorèse et Déhu ont décidé de passer chez l'ennemi. La réception sera chaude. Insultes, jets de papier (au moins ça ne fait pas mal), et surtout un Sylvain Armand en transe, qui découpe le Fio en deux. Paris l'emportera malgré l'expulsion de l'ex-Nantais et la titularisation de Fabrice Pancrate. Sylvain Armand sort grand gagnant du choc. Tout juste débarqué de Loire-Atlantique, le Canari réussit son épreuve initiatique et entre dans le clan parisien.

26 octobre 2002 : à péter plus haut que ...


Ronnie flambe (doublé) et commence à montrer l'étoffe d'un futur meilleur joueur du monde. Luis danse, Paris bat l'OM, prend les commandes du championnat, et se prend à rêver d'un premier titre qui le fuit depuis déjà dix ans. Oui, c'est bien Luis qu'il faut à Paris ! Au final, l'OM terminera troisième à trois points de Lyon. Paris, piètre neuvième ne pourra se satisfaire que d'avoir empêché son rival d'accrocher le titre (au Vélodrome, Ronaldinho humiliera une nouvelle fois les Phocéens, 0-3). Comme en 1999.

Tony Gastolic


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