A quoi joue Carlos Tevez ?

Manchester City ne se rendra pas à Turin avec Carlos Tevez. Mais à vrai dire, tout le monde s'en fout car les Citizens sont déjà qualifiés et la Vieille Dame déjà éliminée, sans avoir perdu un seul match. L'Apache est parait-il sur le départ. Rooney a créé une jurisprudence.

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En ce moment, l'actualité à City, c'est bien le « Je pars, je pars pas, tu me vois, tu me vois plus » de Carlos Tevez, sa spécialité. Irréprochable sur le terrain (dix buts en quinze matches cette saison, vingt-deux pions l'année dernière), l'Argentin est en train de réaliser, semble-t-il, un coup à la Rooney. L'attaquant de Manchester United avait utilisé une ficelle jusque-là inédite face à Sir Ferguson : celle du manque d'ambition d'un Manchester United aujourd'hui leader de la Premier League avec un match en retard et forcément qualifié pour les 8èmes de finale de la Champion's League. Son envie de départ était irrévocable mais finalement un salaire hebdomadaire de 237 000 euros avait tout arrangé. Comme par enchantement...

La retraite de Tenerife plutôt que la famille

Dans le cas de Tevez, la carte “mal du pays” a été une nouvelle fois brandie. Femme et enfants sont restés en Argentine et Carlitos est malheureux. La pluie, les tartes à la viande et la pop anglaise, très peu pour lui. Pour rappel, en février 2010, City avait accordé à son attaquant un break de douze jours. Motif ? Madame Tevez, Vanesa de son prénom, venait de mettre au monde une prématurée, Katie, et Carlos devait s'occuper de la petite tandis que madame reprenait ses esprits. Problème : lors de cette escapade pleine de bons sentiments, le jour de sortie d'hosto de Vanesa, Tevez se soulage dans une chambre d'hôtel avec Marina Paesani, mannequin dans le civil, et revient avec la fameuse top dans ses bagages pour son retour en Angleterre. City ferme les yeux. Le week-end dernier, Roberto Mancini octroie un nouveau break à l'Albiceleste. Avoir un Tevez fâché pour taper West Ham n'était pas indispensable. La tactique est payante puisque les Citizens l'emportent à Upton Park (3-1). Nouveau problème : Carlos n'est pas rentré en Argentine comme prévu mais a soigné son spleen à Tenerife. La théorie du homesickness prend une nouvelle claque dans la face.



Mais le numéro 32 a une autre carte à jouer et il l'abat dans les colonnes du Mirror : « Mes relations avec certains dirigeants sont cassées et ne peuvent plus être réparées » . De l'aveu de Tevez, Roberto Mancini n'est en aucun cas visé. Garry Cook, le chef de la direction, et Brian Marwood, le “football director”, sont les cibles. Mardi, dans Telegraph Sport, le propriétaire de Carlitos, le troublant Kia Joorabchian, assure que les remous actuels ne sont pas liés à une question d'argent. Pourtant, à Manchester City, à en croire le Guardian, les joueurs n'ont de relations avec Cook et Marwood que pour parler business et salaires.

Rallonge de 8 millions demandée

Joorabchian envoie alors un dernier biscuit dans les colonnes du Telegraph : « A la fin de la saison dernière, Carlos était très amer et déçu parce que les Citizens ne s'étaient pas qualifiés pour la Champions League et il sent que la situation du club ne prend pas la direction qu'il imaginait au départ. [...] Cet été, il voulait partir. J'ai alors passé la plupart de mon été à voyager à travers le monde, à discuter avec le président général (Khaldoon Al Mubarak) et Carlos afin qu'ils arrivent à trouver un arrangement. Le président a demandé à Carlos de rester et les dirigeants ont concédé qu'ils avaient certains détails à régler avec lui. Ils voulaient attendre jusqu'au 1er septembre pour s'occuper des détails de Tevez parce qu'ils voulaient se concentrer sur la période des transferts. En septembre, Carlos fut de nouveau déçu parce que ces détails n'avaient pas été étudiés. L'accord sur lequel ils s'étaient engagés et les promesses faites n'ont pas été tenues » . La teneur de ces promesses faites par City à l'Apache sont à ce jour toujours inconnues et démenties par le club bleu ciel.

A la lumière de toutes ces déclarations contradictoires -de ce bordel, disons-le tout net-, il semblerait donc bien que le nerf principal de cette affaire Tevez soit d'ordre financier. Il est rapporté Outre-Manche qu'une rallonge de plus de 8 millions de livres à l'année serait actuellement au centre des discussions. Et comme d'habitude, à l'instar du cas Wayne Rooney en novembre, créer une bulle médiatique apparaît être la nouvelle solution choisie par les “entourages et conseillers” des grands joueurs piliers de leur équipe. A United, la technique avait fonctionné, le club de Ferguson n'ayant pas le fonds de caisse nécessaire pour acheter un remplaçant du calibre de Rooney sur le marché. A City, la donne est différente. Mettre un paquet de livres pour remplacer Carlitos ne sera jamais un problème (Eto'o, par exemple ?). En tout cas, l'entourage de Tevez a bien compris que son poulain était actuellement le seul indispensable au sein de l'attaque des Citizens, Balotelli commençant sérieusement à agacer, Adebayor préparant déjà ses bagages, Santa Cruz étant blacklisté par Mancini et Jô... ben, c'est Jô. Et à l'approche du mercato hivernal, il est toujours de bon ton de faire monter les enchères, au risque de se mettre les fans à dos. Garry James, historien de Manchester City, prévient : « Le match de lundi contre Everton vaudra le détour. L'attitude de Tevez sera déterminante pour les supporters. S'il ne se donne pas à fond, il aura alors tout le stade contre lui. Et, ça, ce n'est jamais bon... » .



Ronan Boscher

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Tevez n'a qu'a arreter le football, c'est tous de meme scandaleux de cracher dans la soupe de la sorte.
Ce joueur n'a aucun respect pour le maillot de United en allant chez City uniquement pour l'argent. Et après avoir bien profiter du système il ose se plaindre et critiquer les personnes qui servent ces interets. Facile de dire que l'on préférait sa vie d'avant quant on gagne 237000€ par semaine... Auncun respect ni pour le club ni pour l'employeur ni pour les fans qui gagnent une misère et qui vont comme des dingues de le voir jouer.
Franchement bon joueur, mais petit bonhomme.
Déçu.
Probablement aussi que son "proprio" à intérêt à le voir changer de club ou de contrat pour toucher une petite commission de quelques millions d'euros au passage.
Il joue à un jeu qui s'appelle le "Rooney". C'est simple comme jeu. Le principe c'est de profiter de son statut de joueur indispensable pour évoquer un départ dans tous les médias et récolter au final les fruits de ce poker menteur.
J'ai tendance à penser que des gars comme Rooney ou Tevez, et les joueurs en général, auraient plus tendance à respecter les clubs si ces derniers étaient respectables. Or quand on voit la gueule du patron (Glazer et le Cheikh dont le nom m'échappe), on a pas envie de lui faire de cadeau.
En tous cas il s'en branle tu pognon, comme il arrete pas de le dire il aurait du choisir le Tout Puissant Mazembe au lieu de City, la il aurait eu la classe !

Longue vie au Tout Puissant Mazembe et à son goal qui marche sur le cul
City ne pouvait pas mieux choisir son captain ,il est à l'image de son club.
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