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À quand l’arrivée de la Nouvelle Gauche portugaise ?

Sorti sur blessure face à la Russie, Raphaël Guerreiro ne devrait pas participer à la demi-finale contre le Chili. Un gros coup dur pour le Portugal qui n'a pas vraiment d'options pour remplacer son unique latéral gauche de niveau international.

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En difficulté depuis l’élection de François Hollande à la tête de la présidence de la République en 2012, la gauche traditionnelle française tente de se réinventer après des élections présidentielles et législatives catastrophiques. Fini le PS, bonjour la « Nouvelle Gauche » . Attentif à ce qu’il se passe en France, le Portugal devrait lui aussi s’inspirer de cette remise en question de la gauche. Non pas pour ses politiciens, qui dominent l’Assemblée de la République grâce à une alliance inédite entre le PS, le Parti communiste et la gauche radicale, mais pour sa sélection nationale. Car, si à droite le présent et le futur semblent assurés, à gauche le présent reste fragile et l’avenir très incertain.

Guerreiro, seul au monde


Mondial 2014. Arrivé au Brésil grâce à un Cristiano Ronaldo de gala en barrages face à la Suède de Zlatan Ibrahimović, le Portugal se présente avec un seul latéral gauche de métier : Fábio Coentrão. Malheureusement, celui qui squatte le couloir gauche portugais, avec brio, depuis 2009 se blesse dès le premier match contre l’Allemagne. Derrière, Paulo Bento bricole en testant André Almeida et même Miguel Veloso au poste de piston défensif gauche. Raté, la Selecção se fait dégager dès la phase de poules. Le sélectionneur portugais, lui, passera l’été avant de se faire remplacer par Fernando Santos en septembre 2014. Après s’être appuyé sur les anciens pour ses premières rencontres, « O Engenheiro » offre une petite cure de jouvence à son équipe. Alors à Lorient, Raphaël Guerreiro en profite pour gratter une place au poste de latéral gauche, laissé vacant par un Fábio Coentrão en chute libre.


Dès les premiers matchs du natif de Blanc-Mesnil, les supporters de la Selecção sont sous le charme et adoptent très vite ce Franco-Portugais qui ne parle pas encore tout a fait la langue. Problème, la question du poste n’est pas réglée pour autant. Car, si Guerreiro enchaîne les bonnes performances, l’actuel joueur du BvB n’est pas fait de roche. Et, pour le remplacer, Fernando Santos n’a, en stock, pas vraiment mieux que le trentenaire voyageur Vitorino Antunes et l’animateur de vestiaire Eliseu. Une hérésie lorsqu'on compare avec le couloir droit où se battent entre autres Vieirinha, Cédric, Nélson Semedo et João Cancelo, soit quatre titulaires dans un bon club européen et âgés pour les deux derniers cités de seulement 23 ans.

Elle est où la relève, elle est où ?


Heureusement pour la Selecção, Raphaël Guerreiro est lui aussi issu de la génération 93 et devrait donc, à l’instar de Nuno Valente et Fábio Coentrão avant lui, être tranquille pour son poste durant quelques années. D’autant plus que la concurrence peine à se faire sentir. Si la droite portugaise a su se renouveler avec des surdoués qui ont sauté quelques étapes pour se faire rapidement élire à leur poste, la gauche, elle, y va step by step. Tous deux issus de la génération 1995, Rafa Soares et Pedro Rebocho sortent d’une saison prometteuse dans leur district de Rio Ave et de Moreirense et tenteront la saison prochaine de séduire les grands électeurs du FC Porto pour le premier et de l’En Avant de Guingamp pour le second.


Face à l’incertitude et la pénurie de la gauche, Fernando Santos pourrait alors faire le choix de l’alternance en piochant un ou deux éléments de droite pour dépanner de l’autre côté. Une option d’autant plus réalisable que le sélectionneur portugais compte dans ses rangs deux clones de Manuel Valls en la personne de Nelson Semedo et de Ricardo Pereira. Comme l’ancien Premier ministre, les deux bonhommes peuvent très bien faire le boulot à gauche, même s’ils sont bien plus à l’aise dans leur couloir droit. Fidèle à ses principes, Fernando Santos ne veut pas entendre parler de ce genre de pratique et continue de faire confiance à Eliseu. Et surtout, prie pour que le malheur ne s’abatte pas sur Raphaël Guerreiro.

Par Steven Oliveira
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