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À nous les petites Bordelaises !

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Ils s’infiltrent à chaque coin de rue. Squattent le moindre mètre carré des établissements dans lesquels la bière coule à flots. Ils chantent, fort, sont bourrés, fortement, et pourtant, les Irlandais jouissent de la meilleure des réputations en tant que supporters. Pas besoin de rappeler leurs exploits en matière de beaux gestes ayant fait leur trou sur Youtube, une simple recherche suffit. Mais l’Irlandais reste un homme comme un autre. Chasseur, avide de rencontres et d’amourettes de vacances. À Bordeaux, où les beaux jours ont fait sortir les étudiantes de leurs tanières, le love game a battu son plein.

La mission boulangerie


Sean a, comme bon nombre de ses compatriotes, adopté le combo short-claquettes. Qu’importe le swag, il est bientôt 3h du matin, et l’homme est loin de se reposer sur ses atouts vestimentaires indéniables : « Pour draguer les Françaises, j'ai appris quelques phrases clés. "Bonjour mademoiselle, je m'appelle Sean. Allez les Bleus, allez les Bleus !" Je pense que ce que les Françaises aiment chez nous, c'est qu'on fait des efforts pour leur parler correctement, et que nous sommes polis. » En effet, à chaque coin de rue, des grappes d’Irlandais font les pitres et amusent les passantes, peu angoissées par l’effet de groupe. Justine, la petite vingtaine, raconte : « J’étais avec une copine et d’autres amis en terrasse. On a croisé des Irlandais, et j’ai discuté, car ça me faisait super plaisir de parler anglais. Je suis allé en Erasmus, donc ça m'a rappelé de bons souvenirs. » Cours de langue pour Justine, présence rassurante pour Adeline, qui raconte sa soirée du 18 juin, soir de Belgique-Irlande : « J'ai une copine qui avait "trop, trop, faim" et qui voulait absolument manger du pain. Il était tard, mais je connaissais une boulangerie ouverte, dans le quartier de la gare, donc j'ai proposé de mettre mes rollers, et d'aller chercher à manger. Sur la route, j'ai croisé des Irlandais avec qui j'ai commencé à discuter. Ils étaient perdus, ils cherchaient les quais. Comme j'allais dans la même direction, j'ai marché avec eux. Et puis arrivée à la gare, je me suis dit que ce n'était pas un coin dans lequel j'avais envie de traîner seule la nuit. Donc j'ai continué avec eux. » L’approche est faite, ne reste qu’à passer la seconde.

De l'art de draguer en dortoir


De l’aveu des intéressées, la drague de l'Irish est moins lourde que son coffee. Tout en décontraction, à l’image de leur séjour en France, les hommes en vert ont donc tenté leur chance avec plus ou moins de réussite. Justine se souvient de l’approche de son gaillard : « Il a juste fait tomber son verre à côté de moi, c'est comme ça qu'on s’est mis à discuter. J’avoue que je ne me souviens plus trop de la conversation, si ce n'est qu'il m'a raconté que le drapeau qu'il avait autour du cou venait d’un bateau sur lequel avait travaillé son arrière-grand-père. » Un move de qualité, qui ne conduira toutefois pas la belle jusqu’à l’amour : « J’ai juste trouvé son hôtel pour lui, car il était perdu. De toutes manières, il était avec des potes en dortoir, donc même si j’avais eu envie de monter… » Adeline, elle, a tenté sa chance pour s’offrir une histoire. Et raconte son expédition en terres celtes : « Je n'ai absolument pas eu peur de monter dans leur Airbnb, parce qu'ils étaient très, très gentils. Avec n'importe qui d'autre, j'aurais un peu flippé, mais là, pas du tout. J'avais l'impression de les connaître depuis toujours. Ils étaient super mignons, surtout Shane, qui était vraiment très attentionné. C'est avec lui que je suis sortie. »

« Avant de partir, il m'a offert son drapeau de l'Irlande »


Problème, l’effet de meute semble toujours plus important pour les lascars en villégiature. Malgré les mésaventures y étant liées, Adeline garde un souvenir charmant de ces moments avec Shane, dont on ne saura s’il est Long : « Ils avaient loué l'appart' pour quatre, mais au final, ils étaient onze. À cinq heures du matin, le propriétaire a débarqué, prévenu par des voisins, et a dit : "Maintenant vous arrêtez ! Coupez la musique et sortez !" Ils se sont fait mettre à la porte, alors qu'ils devaient rendre les clés à dix heures. Et ils ont dû payer 1200 euros pour avoir cassé le canapé. Là, en attendant leur train, je suis allé me promener sur les quais avec Shane, on a pris un café, c'était chouette. Et avant de partir, il m'a offert son drapeau de l’Irlande. » Classe, attentionné, mais finalement révélateur de l’état d’esprit des Irlandais, dans une ville qui ne cesse de célébrer leur passage. Un brin plus taquin, Sean livre toutefois les clefs du succès des siens : « Elles aiment notre côté un peu "cheap", pas prise de tête. On se contente de pas grand-chose. Et puis, les Bordelaises sont superbes. Parfaites. J'ai une girlfriend en Irlande, mais avec une Bordelaise, je pourrais la tromper. Elle ne l'apprendrait jamais, de toutes manières. What happens in Bordeaux, stays in Bordeaux. » Of course, buddy. Par Raphaël Gaftarnik et Mathias Edwards, à Bordeaux
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