Reportage - Belgique
Par Maxime Delcourt, à Mouscron
À Mouscron, Lille annexe la Belgique
Depuis l’été dernier, le LOSC est devenu l’actionnaire majoritaire du du Royal Mouscron-Peruwelz. Un accord de bon voisinage gagnant-gagnant qui permet à Lille d’envoyer ses jeunes pouces parfaire leur formation en D2 belge.
À Mouscron, Lille annexe la Belgique
À Mouscron, tout le monde sait qu’ils sont là, mais personne ne saurait les désigner clairement tant l’équipe forme un tout. Pourtant avec cinq Lillois au sein d’un effectif de 29 joueurs, on aurait vite fait de les appeler « Les Autres ». C’est juste oublier que quinze petits kilomètres seulement séparent Mouscron de Lille. Autant dire les petits Français ne sont pas vraiment dépaysés. « Tout le monde travaille en parfaite harmonie avec l’envie constante de progresser. Le but étant d’œuvrer tous ensemble au renouveau du Royal Mouscron-Peruwelz », nous confie monsieur le président Edward Van Daele.
Il faut dire que si l’on se sent rapidement chez soit au RMP, ça n’a pas toujours été le cas. Tout le monde ici a encore en tête le désastre du Royal Excelsior Mouscron, dissout en 2010. Mais vous comme nous savons que derrière chaque échec se cache un espoir, une lumière qui dit de persévérer. Et ça, Edward Van Daele, ancien président du Royal Excelsior Mouscron, le sait très bien : « Lorsqu’on s’est aperçus que le stade et le centre Futurosport étaient à l’abandon, on s’est juste dit que ce n’était pas possible. Il était hors de question qu’on fasse pousser des pommes de terre dans un stade homologué à l’échelle européenne au sein duquel on avait dépensé des dizaines de millions d’euros. » Ni une, ni deux, la machine redémarre. Mieux, le désormais Royal Mouscron-Perulwez affiche clairement ses ambitions en proposant un fonds de jeu intéressant, une stabilité financière et un noyau hiérarchique soudé. « Mais pour réussir dans notre mission, on s’est vite rendu compte qu’il fallait qu’on s’associe. Et comme en Belgique, ce n’était guère possible à cause du particularisme propre à ce pays, on s’est tourné vers le LOSC. En quelques mois, les deux parties avaient convenu d’un accord progressiste. En clair : au bout de deux ans, on devait être remontés en D2. » C’est désormais chose faite ! Et Lille est depuis cet été l’actionnaire majoritaire du Royal Mouscron-Peruwelz.
« Trop forts pour s’aguerrir en CFA française.. »
Ce partenariat critiqué par certains supporters historiques est pour Eward Van Daele « une vitrine formidable pour les deux clubs. Nous, on s’ouvre au marché français, et eux, s’ouvrent au marché belge. » Une façon aussi d’assurer, avec ambition et pragmatisme, l’avenir du RMP aux côtés d’un des clubs les plus stables de l’Hexagone. Et si, au sein d’une collaboration sportive, la politique ne peut être dissociée du projet sportif, c’est ce dernier aspect qui intéresse ici. Car si le RMP profite aisément de l’image et des installations sportives du LOSC (les entraînements du club belge se déroulent au sein du domaine de Luchin), ce sont bien les jeunes talents du champion de France 2011 qui en sont les principaux bénéficiaires. Parmi eux, John Jairo Ruiz, 18 ans à peine et fier de pouvoir jouer régulièrement dans une équipe première de division 2 belge : « C’est une très bonne idée de la part de Lille de prêter ses jeunes joueurs. A à peine 18 ans, je n’aurais certainement pas joué une minute cette saison au LOSC. » S’il concède volontiers que le temps de jeu est un souci permanent, John ne cache pas sa satisfaction d’être resté proche de Lille : « L’ambiance est très bonne ici. Entre tout le monde. D’ailleurs, à ce niveau-là, je ne vois pas beaucoup de différences avec le LOSC. En plus, à quelques détails près, la formation suivie est la même. Sauf qu’ici, j’ai un temps de jeu qui me permet de gagner en régularité. » C’est justement cet avantage, ce petit plus, que tente d’expliquer Edward Van Daele : « Ces joueurs sont trop jeunes pour percer en première division française. Mais trop forts pour s’aguerrir en CFA. Donc je pense que l’occasion de venir jouer à Mouscron est vraiment bénéfique pour eux. Ils sauvegardent leur valeur économique et sportive en venant ici. »
Oui, mais voilà, malgré cette expérience professionnelle en tant que titulaire ou semi-titulaire, ces Mouscronnois d’adoption n’ont aucune garantie concernant leur avenir au sein du club. Vont-ils rester et s’affirmer ? Vont-ils retourner à Lille et cirer les nouveaux bancs du Grand Stade ? Seul l’avenir pourra le dire. John Jair Ruiz, lui, ne s’en inquiète pas trop : « Je laisse cette décision aux deux clubs. Si je peux continuer à progresser à Mouscron, ce serait génial, mais je serais ravi de retourner à Lille dans le cas contraire. » Oui, enfin, si retourner au LOSC signifie écouter les conseils de Túlio De Melo, mieux vaut tenter sa chance ailleurs.
Il faut dire que si l’on se sent rapidement chez soit au RMP, ça n’a pas toujours été le cas. Tout le monde ici a encore en tête le désastre du Royal Excelsior Mouscron, dissout en 2010. Mais vous comme nous savons que derrière chaque échec se cache un espoir, une lumière qui dit de persévérer. Et ça, Edward Van Daele, ancien président du Royal Excelsior Mouscron, le sait très bien : « Lorsqu’on s’est aperçus que le stade et le centre Futurosport étaient à l’abandon, on s’est juste dit que ce n’était pas possible. Il était hors de question qu’on fasse pousser des pommes de terre dans un stade homologué à l’échelle européenne au sein duquel on avait dépensé des dizaines de millions d’euros. » Ni une, ni deux, la machine redémarre. Mieux, le désormais Royal Mouscron-Perulwez affiche clairement ses ambitions en proposant un fonds de jeu intéressant, une stabilité financière et un noyau hiérarchique soudé. « Mais pour réussir dans notre mission, on s’est vite rendu compte qu’il fallait qu’on s’associe. Et comme en Belgique, ce n’était guère possible à cause du particularisme propre à ce pays, on s’est tourné vers le LOSC. En quelques mois, les deux parties avaient convenu d’un accord progressiste. En clair : au bout de deux ans, on devait être remontés en D2. » C’est désormais chose faite ! Et Lille est depuis cet été l’actionnaire majoritaire du Royal Mouscron-Peruwelz.
Ce partenariat critiqué par certains supporters historiques est pour Eward Van Daele « une vitrine formidable pour les deux clubs. Nous, on s’ouvre au marché français, et eux, s’ouvrent au marché belge. » Une façon aussi d’assurer, avec ambition et pragmatisme, l’avenir du RMP aux côtés d’un des clubs les plus stables de l’Hexagone. Et si, au sein d’une collaboration sportive, la politique ne peut être dissociée du projet sportif, c’est ce dernier aspect qui intéresse ici. Car si le RMP profite aisément de l’image et des installations sportives du LOSC (les entraînements du club belge se déroulent au sein du domaine de Luchin), ce sont bien les jeunes talents du champion de France 2011 qui en sont les principaux bénéficiaires. Parmi eux, John Jairo Ruiz, 18 ans à peine et fier de pouvoir jouer régulièrement dans une équipe première de division 2 belge : « C’est une très bonne idée de la part de Lille de prêter ses jeunes joueurs. A à peine 18 ans, je n’aurais certainement pas joué une minute cette saison au LOSC. » S’il concède volontiers que le temps de jeu est un souci permanent, John ne cache pas sa satisfaction d’être resté proche de Lille : « L’ambiance est très bonne ici. Entre tout le monde. D’ailleurs, à ce niveau-là, je ne vois pas beaucoup de différences avec le LOSC. En plus, à quelques détails près, la formation suivie est la même. Sauf qu’ici, j’ai un temps de jeu qui me permet de gagner en régularité. » C’est justement cet avantage, ce petit plus, que tente d’expliquer Edward Van Daele : « Ces joueurs sont trop jeunes pour percer en première division française. Mais trop forts pour s’aguerrir en CFA. Donc je pense que l’occasion de venir jouer à Mouscron est vraiment bénéfique pour eux. Ils sauvegardent leur valeur économique et sportive en venant ici. »
Oui, mais voilà, malgré cette expérience professionnelle en tant que titulaire ou semi-titulaire, ces Mouscronnois d’adoption n’ont aucune garantie concernant leur avenir au sein du club. Vont-ils rester et s’affirmer ? Vont-ils retourner à Lille et cirer les nouveaux bancs du Grand Stade ? Seul l’avenir pourra le dire. John Jair Ruiz, lui, ne s’en inquiète pas trop : « Je laisse cette décision aux deux clubs. Si je peux continuer à progresser à Mouscron, ce serait génial, mais je serais ravi de retourner à Lille dans le cas contraire. » Oui, enfin, si retourner au LOSC signifie écouter les conseils de Túlio De Melo, mieux vaut tenter sa chance ailleurs.
Par Maxime Delcourt, à Mouscron
Pourquoi Thiago Motta est-il indispensable?

















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p-e que faire quelques rentrées en L1 aurait été intéressant mais si Mouscron revient en D1 belge. Il n'y aura pas photo entre titulaire de D1 ou banquette de L1. le LOSC a preté aussi Souquet (qui avait déjà joué un peu en L1 et LC) et d'autres joueurs. Mais bon même en D2 belge, ils ne surnagent pas (sauf Ruiz!).
J'ai été voir quelques matches. Je suis convaincu du bénéfice sportif et financier que ça apportera au LOSC mais pour Mouscron je suis plus sceptique. C'est quand même renier l'ancrage local d'un club. Les jeunes pousses du LOSC seront surement prioritaires sur les jeunes belges du RMP etc etc.
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Je te comprends. J'avoue que j'avais vu que de mon coté mais c'est vrai que pour mouscron ça doit être assez particulier à gérer comme vestiaire. et puis comment se projeter sur un projet sportif durable si les joueurs changent chaque année.
ça n'a rien à voir mais ça me fait penser à l'experience de Beveren et le centre de Guillou. Qd tu y repenses, les joueurs amenés à cette époque était enormes (jeunes certes mais talentueux, Gervinho, Yaya touré( !!!!!), Eboué, Romaric ...)mais la conciliation entre le projet de Guillou, un effectif coupé en 2 avec les historiques + l'arrivée massive de nouveaux joueurs , a plongé le club. Pourtant l'idée de départ me paraissait bonne.
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Franchement entre Ça ou Rien du tout vaux mieux ça non?
Moi ça me semble plutot logique
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Me lance pas sur les playoffs sinon je pourrais cracher mon venin des heures entières.
Je dis pas que c'est génial le niveau de la D1 belge mais pour un jeune il vaut mieux jouer avec continuité en D1 belge qu'en CFA et être de temps en temps banquette et rentrer en cours de match au LOSC.
@ Mortis
J'ai eu la même impression que toi. Cet article c'est pour dire à quel point c'est génial pour le LOSC mais bon coté mouscronnois, c'est pas la joie. Il aurait jamais du "virer" St-Jean. Ca a cassé quelque chose avec les supporters.
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Franchement, je suis quasi certain que aucun club de National se maintiendrait en d1 belge. Même Créteil ou Metz.
Et ton histoire de décalage de niveau entre les clubs de JPL jugée sur une seule journée de championnat... laisse moi rire!
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Bref, un article limite partisan tellement il est peu documenté, je vois mal le président cracher sur ce partenariat, et c'est bien triste de faire passer le LOSC pour des sauveurs alors que ce club, qui a déjà tellement souffert, a du vendre son âme aux Français pour permettre sa viabilité à plus haut niveau que celui où il a du redémarrer après la faillite. Quitte à balancer le staff en place, à envoyer se faire voir les supporters investis pour le club, etc.
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Après, si tu penses que les PO2 et les PO3 sont une propagande du football et un bon moyen pour élever le niveau des clubs hors du top 6, libre à toi hein.
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Ruiz ne joue plus depuis 3 matchs car il a fait un début de saison convaincant mais n'est pas encore prêt à enchainer les matchs.
Ce club qui est reparti de la promotion (CFA) avec Mr St-Jean est arrivé en D2 avec des jeunes joueurs du futuro et des ex de Peruwelz. Avec des supporters qui se reconnaissaient. Aujour'hui le LOSC a viré tout le monde, installé ces pions, et le jeu proposé et d'une rare pauvreté...
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