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  2. // Anniversaire d'Álvaro Recoba

À la rencontre du Recoba vénitien

Álvaro Recoba a eu quarante-et-un ans hier. Mais avant de connaître ses grands succès avec l’Inter, El Chino a fait un petit tour par Venise pendant cinq mois, lors de la saison 98/99, alors qu’il n’était en Italie que depuis un an. Cinq mois, ça peut paraître ridicule, mais, en tout cas, ça a suffi à l'Uruguayen pour contribuer grandement à l’écriture d’une page de l’histoire du club vénitien.

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C’est la saison 98/99 de Serie A, et Venise est de retour dans la division maximale d’Italie après trente ans d’absence, grâce à une belle deuxième place en Serie B lors de l’exercice précédent. Walter Novellino aux commandes, le groupe est bien décidé à honorer son passage tardif avec les écuries les plus fortes du pays. Du coup, les dirigeants renforcent logiquement l’effectif, histoire de ne pas faire l’ascenseur après ce (trop) long moment d’attente. Entre autres, le gardien Massimo Taibi, le milieu Sergio Volpi et l’attaquant Filippo Maniero viennent filer un coup de main aux Lions ailés. Sauf que la première partie de saison ne se passe pas tout à fait comme prévu : l’équipe ne décroche sa première victoire en championnat qu’à la mi-novembre, contre la Lazio (2-0), puis une autre petite à Cagliari (0-1) deux semaines après, et c’est la désillusion au moment de la trêve hivernale. Venise ne pointe qu’à la 16e place sur 18 et les journaux renvoient déjà les pauvres promus en Serie B. « L’équipe jouait bien, mais quand tu viens de la Serie B pour la Serie A, parfois ce n’est pas suffisant de bien jouer, analyse Novellino. On avait besoin d’un joueur avec beaucoup de qualités. » Grandes dents et yeux plissés, du haut de ses vingt-deux ans, Álvaro Recoba débarque à Venise en janvier 1999 avec la même dégaine légèrement flemmarde qu’il traînera pendant toute sa carrière. « Il avait besoin de temps de jeu et Moratti m’a proposé de le prendre, poursuit l’entraîneur. Il a été un joueur très important, un joueur qui faisait la différence quand on en avait besoin, doté de grandes qualités déjà à l’époque. Il a transformé Venise cette année-là. »

« C’est comme si Álvaro avait toujours été là »


Bien que ça ne fasse qu’un an que l’Uruguayen a rejoint la botte, ses prouesses ont déjà fait le tour du pays, si bien que ses nouveaux équipiers savent à quoi s’attendre. «  C’était un jeune joueur dont on parlait déjà assez bien, explique Giuseppe Iachini, son ex-coéquipier. Même s’il n’avait pas encore beaucoup joué avec l’Inter, il avait déjà montré qu’il avait du talent. Nous, on l’a accueilli à bras ouverts, parce que ça se voyait dès les premiers entraînements que c’était un garçon qui pouvait vraiment nous aider à sauver l’équipe de la relégation. » Et l’intégration se fait presque instantanément, tant le renfort hivernal est un amour avec ses compagnons d’équipe. « Il s’est rapidement très bien intégré dans le groupe avec tous les joueurs, aussi parce qu’il a un caractère très cordial, sympathique. On était un groupe très uni, parce qu’on avait connu ensemble la montée historique en Serie A, mais Álvaro s’est parfaitement intégré comme s’il avait toujours été là. C’est vraiment quelqu’un de très sociable » , dixit son coach. Recoba est d’ailleurs si sociable qu’il n’hésite pas à rentrer dans les gamineries de ses collègues, d’après Novellino : « Parfois, on devait prendre le bateau quand on avait un match à l’extérieur. Les garçons jouaient aux pirates. Ils apportaient un drapeau et restaient tous derrière Iachini, qui faisait le capitaine. » Mais il se lie surtout d’amitié avec Ciccio Pedone, à côté de chez qui il loge le temps de son passage au pays des gondoles. Il passe d’ailleurs la plupart de son temps avec le milieu de terrain, effectuant même la route ensemble pour se rendre aux entraînements. « Pedone se chargeait d’aller le chercher, sinon il ne se réveillait pas » , révèle Massimo Taibi. Mais ce qu’El Chino préfère par-dessus tout, à part lâcher des frappes de mule sur un terrain de foot, c’est la pêche. « Il allait souvent pêcher avec Pedon, reprend Novellino. Et aussi avec d’autres équipiers, mais surtout Pedone, parce qu’ils étaient très amis. C’était surtout pour se relaxer. »

Les coups francs, c’est de l’eau


À l’arrivée de Recoba, les choses sérieuses commencent enfin pour Venise, qui est sur le point de réaliser une remontée inespérée en championnat. Aux côtés du nouvel attaquant, les choses deviennent plus faciles pour Maniero, qui est comme un poisson dans l’eau au sommet de l’attaque vénitienne. Au premier match de la recrue en tant que titulaire, l’équipe décroche un important match nul face à la Juventus de Zidane et Deschamps. À partir de là, les Lions ailés enchaînent une incroyable série de résultats, grattant chaque semaine un peu plus de points pour s’éloigner au maximum de la zone rouge. De son côté, Recoba inscrit son premier but contre l’AS Roma et contribue à la victoire 3-1. La réalisation n’est ni splendide ni décisive, mais c’est pour mieux envoyer du lourd par la suite. Deux journées plus tard, contre Perugia, le nouvel attaquant vénitien offre la victoire sur une mine du gauche en dehors de la surface qui ne laisse aucune chance au gardien. « Il a apporté à l’équipe ce qui lui manquait : de la qualité, des coups de pied arrêtés, de l’imprévisibilité au jeu » , précise Iachini. Justement, que serait Recoba sans son fameux pied gauche qui lui permettait d’être si décisif sur les coups de pied arrêtés. Rien que contre la Fiorentina, il réussit à glisser deux ballons sous la lucarne, sur des coups francs, en plus d’un troisième but bourré de technique pour assommer la Viola 4-1. C’est simple, sur ses onze buts inscrits sur la demi-saison, Recoba en a planté cinq sur coup franc. « Dès les premiers entraînements, on avait compris qu’on pouvait compter sur lui pour les coups de pied arrêtés. Il les tirait très fort, avec une grande précision, c’était impressionnant » , avoue Iachini. Et Novellino d’insister : « Il s’impliquait beaucoup à l’entraînement. Il restait après les séances et faisait une séance pour perfectionner ses frappes, qui étaient déjà d’une finesse extraordinaire. Les coups francs comme les corners : c’était un génie pour ça. »

Ses buts à Venise :

Vidéo

Un sauvetage historique


S’il y a une partie qui résume parfaitement le passage de Recoba à Venise, c’est bien la 32e journée sur le terrain de l’Empoli. À presque vingt minutes du terme, les locaux mènent 2-0 face à une équipe de Venise guidée par une attaque qui peine terriblement à transformer ses occasions. «  Álvaro n’était pas toujours constant, mais il suffisait qu’il soit en forme seulement dix minutes pour gagner le match » , reconnaît son ancien coach. Et de fait, après avoir transformé un penalty synonyme d’espoir dans cette partie mal embarquée, les Vénitiens se montrent bien plus dangereux, à l’image d’El Chino. Le panneau d’affichage indique la 95e minute, Venise obtient un coup franc et, avec toute la simplicité du monde, Recoba propulse le ballon dans les filets pour arracher in extremis le point (2-2). Puis, histoire de laisser son empreinte jusqu’au bout, il retape un petit coup franc face à son Inter lors de l’avant-dernière journée (victoire 3-1) et signe la dernière réalisation de son équipe, pour la saison, contre la Juventus, malgré une défaite 3-2. Qu’importe, Venise fête son maintien inespéré après être parvenu à tripler son rendement, niveau points, à partir de janvier. Et si l’effectif entier y est évidemment méritant, il est difficile de nier que Novellino et ses gars auraient bien plus galérer sans le soutien de l’Interista. « D’une certaine manière, on peut dire qu’il a sauvé l’équipe de la relégation, souligne le technicien. Oui, toute l’équipe s’est donnée à fond, mais Recoba était le génie du groupe. » Ou plus simplement : cinq mois d’échauffement avant de véritablement démarrer une carrière fabuleuse.



Par Giuliano Depasquale
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