1. // Bundesliga 2011/2012 – Présentation

A la poursuite du Borussia

Le troisième championnat d'Europe reprend ses droits ce soir. Nouveauté, le quatrième du classement va aussi en barrages de C1. Merci le comportement des équipes teutonnes en UEFA. Au niveau local, le Bayern est énervé comme jamais, le Borussia la joue cool, il y a pas mal de revanchards, ça va être chaud pour les surprises de l'an dernier, et le petit poucet Augsburg risque de reprendre l'ascenseur immédiatement.

0 4



CEUX QUI JOUENT LE TITRE

Bayern Munich. Déjà quarante-huit éditions de la Bundesliga disputées, et vingt-deux titres dans la besace bavaroise. En gros, une saison sur deux, c'est le Bayern qui repart avec le saladier à la maison. Ceci est tout à fait vrai si l'on se fie au palmarès de ces dernières années: Bastian Schweinsteiger et compagnie ont régné, en alternance avec le VfB Stuttgart, le VfL Wolfsburg et dernièrement Dortmund. Logiquement, cette année, c'est pour le Bayern. En tous cas, le recrutement est là: Jupp Heynckes revient pour la troisième fois sur le banc, et Neuer, Rafinha et Boateng (entre autres) ont débarqué sur la Säbener Strasse. Manque plus qu'une paire Robben-Ribéry en forme, et l'on peut tenir le prochain Meister d'Allemagne.

Borussia Dortmund. Jürgen Klopp est un malin. Alors que d'aucuns louent la philosophie qu'il prône et la qualité de jeu de son équipe, le coach à la barbe de trois jours préfère détourner l'attention des médias ailleurs, en déclarant que « le favori, c'est le Bayern » . Autrement dit: laissez les petits tranquilles, il a trois compétitions à gérer. A signaler la politique de recrutement intelligente, qui consiste à faire signer de jeunes promesses (Löwe, Leitner qui revient de prêt, Amini) pour moins d'un million d'euros. Des Kagawa, il y en a peut-être plus que l'on ne croit. Plus sérieusement, même le départ du poumon de l'équipe, Nuri Sahin, a bien été géré, et l'argent bien utilisé. Selon Bild, le nouveau moteur du BVB devrait être hybride et s'appeler « Gundogawa » , un mix entre Ilkay Gündogan (un Turc-Allemand, on ne change pas une recette qui marche) et Shinji Kagawa.

CEUX QUI JOUENT L'EUROPE

Bayer Leverkusen. Que ce soit clair, une bonne fois pour toutes: « Vizekusen » ne joue pas pour le titre, mais, comme son surnom l'indique, joue au maximum pour la deuxième place. Dans sa quête de conservation de la place de dauphin, le club de la banlieue de Cologne a fait appel à Robin Dutt, ex de Fribourg, pour remplacer Heynckes sur le banc, et à la sensation André Schürrle (ex-Mayence), qui, s'il continue sur sa lancée, pourrait bien coiffer sur le poteau des Mario Gomez et des Miro Klose pour l'Euro 2012.

Schalke 04. « Après notre quatorzième place de la saison dernière, nous ne pouvons prétendre à une deuxième, troisième ou quatrième place. Nous voulons aussi éponger nos dettes, et ne souhaitons pas courir après les transferts avec de l'argent prêté. Il est possible que nous ayons une année de transition et que nous finissions huitièmes » . Horst Heldt, le directeur sportif de Schalke, n'est pas un mec sérieux. Finir huitième, avec un tel effectif? Bon, ok, cette saison, Schalke privilégie le discount pour faire ses courses (cinq millions d'euros dépensés), et ce malgré les 22,5 millions d'euros qu'ont rapporté la vente de Neuer au Bayern. Mais ce que Heldt oublie, c'est que Schalke possède une base de joueurs, qui est jeune (Höwedes, Matip, Papadopoulos, Baumjohann, Draxler, Jurado, Holtby), et qui est encadrée par des mecs qui ont de l'expérience (Farfan, Raul). Schalke qui ne joue pas l'Europe l'an prochain? Impensable. Enfin...

Hambourg SV. Braquage à la danoise. Franck Arnesen fait du trafic. Il a pillé son ancienne crèche (Chelsea) pour placer ses ouailles dans la nouvelle maternelle qu'il tient. Ainsi Mancienne, Bruma, Sala et Töre arboreront le maillot le plus beau de la Bundesliga 11/12. Bonjour aux jeunes, exit les vieux donc, placés par exemple dans différents centres de retraite qataris (Andalousie, Péninsule Arabique). Si derrière, ça va être un peu juste, devant, ça va être l'éclate, avec le trio Elia-Petric-Son.

CEUX QUI VOUDRONT FAIRE AU MOINS AUSSI BIEN QUE L'AN DERNIER

Hanovre 96. « On ne change pas une équipe qui gagne » . Tel est le credo de Mirko Slomka. La base ne bouge pas, et les éléments superflus (Fromlowitz, Forssell) ont bougé. Quant au recrutement, c'est à quitte ou double. En même temps, normal, quand on prend un mec qui passe sa vie à l'infirmerie (Pander, ex-Schalke) et des mecs issus des championnats polonais, autrichien, et danois. Toutefois, ils ne seront pas de trop: cette année, Hanovre joue la C3. Ça va être marrant.

SC Fribourg. Depuis le départ du coach Robin Dutt pour Leverkusen (qui a pris dans ses bagages Ömer Toprak), beaucoup promettent la descente au club de la Forêt Noire. Ce serait oublier que Fribourg a gardé les éléments les plus importants de son équipe, Papiss Cissé en tête. Auteur de vingt-deux buts la saison dernière, le tirailleur sénégalais s'est fait tellement discret que personne ne s'est réellement manifesté pour lui. La peur de l'arnaque ? Début de réponse la semaine prochaine. A noter l'arrivée de Garra Dembélé, qui vient de clore une saison à 36 buts en 39 matchs avec le Levski Sofia. Costaud.

1.FC Kaiserslautern. Entre l'histoire de la maison close et les débordements du weekend dernier en Coupe, l'été est chaud à Lautern. Mais le tandem Kuntz-Kurz gère. Bientôt la reprise, il s'agit de faire aussi bien que l'an dernier (onzième place), voire mieux, mais sans l'atout offensif numéro un, Srdan Lakic, parti conduire des Volkswagen. Pour le remplacer, Lautern a fait appel à un duo israélien, Gil Vermuth et Itay Shechter, ce dernier étant chaudement recommandé par Lothar Matthäus. Reste à savoir s'ils joueront les samedis.


CEUX QUI DOIVENT SE RACHETER

VfL Wolfsburg. Fini, la hype Magath. Herr Felix semble être redevenu un entraîneur comme les autres. Les entraînements herculéens, les commandos, tout ça, c'est de l'histoire ancienne. Le Wolfsburg version 2.0 de Magath ne fait même plus rêver, se faisant éliminer par le premier Red Bull Leipzig venu en Coupe. Ceci étant, il ne reste que la Bundesliga à jouer, pour les troupes de Magath. Gare donc aux Loups qui dorment: ils pourraient se réveiller n'importe quand, d'autant plus que la meute s'est renforcée de façon plus que convenable (Träsch, Lakic, Ochs et Russ). De quoi éviter la sortie de route.

Werder Brême. Pour le duo Allofs-Schaaf, il fallait à tout prix oublier la saison dernière, un cauchemar. Début d'un nouveau cycle, donc, sans Torsten Frings, parti accomplir son rêve américain, mais avec le retour de blessure de Naldo, et l'arrivée de promesses telles Ekici et Papastathopoulos, et toujours Mikaël Silvestre. Mais cette saison commence mal: défaits en Coupe par le 1.FC Heidenheim, pensionnaire de 3.Liga, les Werderaner ont vu leur bus bloqué par des supporters au retour, des supporters qui demandent la tête d'Allofs. La saison n'est même pas commencée qu'on parle déjà de départs. On est speed, à Brême.

VfB Stuttgart. On prend les mêmes et on recommence. A toutes les lignes, les stars sont restées. C'est valable pour Tasci, pour Delpierre (reconduit capitaine) en défense, pour Kuzmanovic au milieu, pour Cacau devant. Seul Träsch est parti, et encore, c'était pour la bonne cause: Wolfsburg a mis 10 millions sur la table. Marica, plus vraiment en odeur de sainteté, a préféré résilier son contrat. Et en bon Roumain, il a repris sa route, libre...

[page]


CEUX QUI PEUVENT CREER LA SURPRISE

TSG Hoffenheim 1899. Un roturier chez les nantis, telle est la situation de Holger Stanislawski, le nouveau coach de Hoffenheim. Après avoir mangé du Sankt-Pauli pendant dix-neuf ans, « Stani » a décidé de recevoir un gros chèque du milliardaire Dietmar Hopp. Un coach qui fait des miracles avec trois fois rien et qui possède désormais une équipe qui se connaît déjà, ça peut donner quelque chose de sympa.

Hertha Berlin. La grosse cote de l'année. Une équipe qui ne paye pas de mine, mais qui comprend son lot de revanchards. Lell, Kobiashvili, Niemayer, Kraft, Ottl, Franz, Torun, soit autant de mecs qui veulent prouver qu'ils ont leur place dans l'élite. Avec un Markus Babbel aux commandes et Michael Preetz qui chapeaute le tout, ce Hertha là a les moyens de finir européen. Ne nous leurrons pas, il pourra également finir relégué. Mais ça vaut le coup de mettre quelques pièces dessus...

CEUX QUI VONT PAS MAL GALERER

FSV Mayence 05. Adam Szalai peut croire à une blague: s'il n'avait pas été touché aux croisés, il aurait sûrement quitté le bateau Mayence, comme ses acolytes Lewis Holtby (retour à Schalke) et André Schürrle (Bayer). Mais il en est ainsi: Szalai foulera l'herbe du nouveau stade de Mayence. Et nul doute que ça va être dur de faire mieux que l'an dernier: d'une, parce qu'il va être dur pour Thomas Tuchel de faire sans son trio, de deux, la concurrence est prévenue, elle ne laissera pas à nouveau berner...

Borussia Mönchengladbach. La forme de Gladbach dépend essentiellement de deux joueurs: Dante derrière, et Marco Reus devant. Si l'un des deux ne venait à ne pas se trouver sur la pelouse, les Fohlen perdent de façon quasi-systématique. Le technicien suisse Lucien Favre doit donc prier très fort pour qu'aucun des deux ne se fasse bobo. Car les autres joueurs majeurs (Bradley, Arango, Bobadilla, De Camargo) brillent de façon trop inconstante. Par contre, on pourrait assister à la naissance d'un prodige, en la personne de Marc-André ter Stegen. Si le portier sauve son équipe, il pourrait se retrouver sur le banc à l'Euro...

1.FC Nuremberg. Ekici est parti, Gündogan est parti, Schieber est parti. La jeunesse ayant pris la poudre d'escampette, que reste-t-il à Nuremberg ? Rien, ou presque rien. Même les murs partent en sucette: le capitaine Wolf est parti, ainsi que Marek Mintal, l'idole du Club. Une saison difficile pour Dieter Hecking. En même temps, il s'est mis tout seul dans la merde: faire de Markus Feulner son fer de lance alors que le joueur ne s'est jamais imposé dans les grands clubs où il a joué (Bayern et Dortmund), faut vraiment être maso...

1.FC Cologne. Huitième de finaliste l'an dernier avec le FC Copenhague, Stale Solbakken a décidé de venir jouer les bonhommes dans un club qui a du potentiel mais qui adore se tirer des balles dans le pied. Et dès son arrivée, Solbakken a décidé de se plier aux coutumes de la maison, en engageant un joueur d'expérience en la personne de Sascha Riether, tout en se tirant une balle dans le pied en retirant le brassard à Poldi. Encore une saison qui s'annonce difficile.

CELUI AUQUEL ON NE CROIT PAS DU TOUT

FC Augsburg. Un recrutement de seconde zone, avec des mecs de deuxième division. En même temps, que peut espérer de mieux le club bavarois, quand sa recrue phare est Lorenzo Davids, cousin de? Néanmoins, le coach Jos Luhukay a de la chance: son employeur, Walther Seinsch, lui a promis de rester en poste quoi qu'il arrive. Mais la logique veut qu'au bout d'un moment, si ça ne marche pas, le coach saute. Luhukay n'a plus qu'à espérer que son attaquant Michael Thurk lui mette pas mal de têtes...

Ali Farhat

Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Ca fait vraiment ch.ier cette exclusivité Orange Sport pour la Bundesliga. Encore une saison où on va devoir se taper les vieux streaming d'eurosport Roumanie.
General, ce soir le match d´ouverture (BVB-HSV) est peut-être diffusé sur ARD, ZDF ou DSF et donc sur leur site internet.
Ah bon ? Je zapperai brièvement sur ZDF et Sport 1 pour voir mais ça m'étonnerait vraiment.
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
Article suivant
De but en banc...
0 4