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À la poursuite de Cuadrado

Il va vite, souvent trop vite. Peut-être aussi parce qu’on lui a trop demandé d’attendre. Mais définitivement, Juan Guillermo Cuadrado sait se rendre indispensable. Mercredi soir, alors que Paulo Dybala s’installera avec les supporters de la Juve en attendant la fin de sa déchirure, le Colombien pourrait même se retrouver devant avec Higuaín. Autant en profiter.

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Et soudain, tout le monde a tourné son regard vers l’homme en costume. Ce soir-là, ils sont un peu plus de quarante mille. 41 409 précisément, à se demander comment le professeur Massimiliano va répondre à un coup qu’il n’avait pas prévu. Il est assez rare de voir la belle gueule de Livourne fléchir. D’ailleurs, il ne le fait pas. Pas cette fois, car il sait et c’est sa force : Allegri calcule tout et peut reproduire les mêmes coups contre n’importe quel adversaire. L’art de la maîtrise, l’art du coaching aussi. Depuis trente-neuf minutes, il a refusé de s’asseoir. Un match se vit en homme actif, c’est comme ça. À ses côtés, quelques mètres plus loin, Maurizio Sarri laisse apparaître un rictus de confiance. Le duel est tactique, trop pour beaucoup, mais juste parfaitement maîtrisé pour voir Allegri en difficulté, pris à la gorge par le pressing millimétré des Napolitains. Et Chiellini, l’intouchable, vient de tomber. Impossible. Pas maintenant, pas comme ça. Allegri ne bouge pas, mais il a décidé. Mehdi Benatia ? Trop simple. Dani Alves comme contre la Sampdoria ? Trop risqué. Ce sera Juan Guillermo Cuadrado, en faisant reculer Lichtsteiner. La Juventus a besoin de respirer, voilà la bonbonne. Un peu plus d’une heure plus tard, Allegri peut savourer. Maurizio a rendu les armes. De la plus belle des manières. Un 2-1, un pétard d’Higuaín, celui qui câlinait Sarri quatre-vingt-dix minutes plus tôt, et des allers-retours majestueux de l’homme au visage de Tao. Marchisio a aussi eu son importance en remplaçant le tout mou Pjanić, mais le boulon essentiel est bien colombien. Et ça fait déjà trop longtemps que ça dure pour ne rien dire.

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Pourquoi partir ?


La question que tout le monde se pose est évidente : comment peut-on jouer avec le respect de la sorte ? Comment peut-on utiliser la notion d’adaptation comme justification pendant si longtemps ? Non José, pas toi. Tu sais que tu as raté ton coup et l’histoire semble avoir envie de te le rappeler de temps en temps malgré tes succès passés. C’est désormais définitif : Cuadrado n’aura fait qu’une erreur dans sa vie. Partir. Heureusement, il est revenu, en Italie, là où tout le monde le regarde comme il le mérite et là où tous ses potes colombiens ont décidé de foutre le bordel cette année, que ce soit Carlos Bacca à Milan, Carlos Sánchez à Florence ou Luis Muriel à Gênes. La Colombie s’amuse en Serie A et elle le fait bien. Juan Guillermo, lui, a même décidé de faire taire le Parc OL il y a quinze jours. Sur un missile. Oui, sur le coup, ça surprend, mais ça a quand même une sacrée gueule. Mais, au fond, c’est pas grand-chose. Simplement un truc de plus tant Cuadrado marche avec autorité sur son couloir droit depuis plusieurs semaines : un match magnifique contre la Sampdoria (4-1), un tacle modèle avec fesse à l’appui face à Naples et la preuve terminale que c’est en Italie qu’il doit être. Même Conte n’aura pas réussi à le faire rester en Angleterre où il n’aura passé sa tête sur un terrain qu’une quinzaine de fois. Et il se raconte même que le Barça aurait envie de lui filer son couloir droit. Parfait et dans la juste lignée de sa saison dernière. Munich n’a pas oublié.

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Le joueur de plage et le stakhanoviste


Et pourtant, le 25 août 2015, lorsque la Juve a annoncé avoir récupéré en prêt un mec qui joue avec ses tresses sur une banquette anglaise, tout le monde s’est demandé pourquoi. La réponse n’a pas tardé et, avec lui, c’est souvent le cas. Il gesticule et harcèle, il peut jouer partout et n’importe où, et voilà rapidement revenu le Cuadrado florentin, celui capable d’éliminer en créant. Peut-être aussi un peu celui qui a toujours dû prouver plus que les autres. Celui à qui on disait gosse qu’il n’était pas assez grand, ni assez gros. Celui qui a perdu son père, abattu dans une fusillade, à l’âge de cinq ans. Celui qui joue sur un terrain avec la facilité d’un joueur de plage. Celui qui aime le contact. Mais aussi celui qui a mangé du banc à l’Udinese avant de rebondir à Lecce. Celui que l’Italie a adopté pour vouloir le récupérer pour le meilleur. Et puis celui dont on se demande parfois si ce n’est pas un sacrifice de s’en priver autant par moments. Trente minutes est en ce moment un régal, quatre-vingt-dix minutes un plaisir pour tous les supporters de la Juve. Alors, il faut en profiter. Définitivement. Ce serait trop con.



Par Maxime Brigand
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