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  1. // CAN 2017
  2. // Quarts
  3. // Sénégal-Cameroun (0-0, 4 TAB à 5)

À l’expérience, le Cameroun s’offre l’ogre sénégalais

Au terme d'une rencontre crispante et indécise, le Cameroun, dominé par une sélection sénégalaise joueuse, mais imprécise dans le dernier geste, a su tenir le coup pour emmener son adversaire aux tirs au but. Une épreuve où échoue Sadio Mané, là où aucun autre tireur n'aura tremblé. Les Lions indomptables s'offrent leur première demi-finale de CAN depuis 2008.

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Sénégal 0-0, 4 TAB à 5 Cameroun



Le poids de l’histoire était peut-être trop lourd. Globalement dominé par une talentueuse sélection sénégalaise, le Cameroun a fait le dos rond. Et s’est imposé, malgré son football tendance minimaliste. À l’expérience. En géant du foot africain, qui, avec quatre CAN à son actif, reste imprégné par la culture de la gagne, même en jouant sans panache. Le Sénégal, malgré ses individualités et ses occasions, est tombé droit dans le piège tendu par Hugo Broos, le sorcier blanc des Lions indomptables. Et a dû s'incliner aux tirs au but, alors que Vincent Aboubakar propulsait les siens dans le dernier carré de la CAN après que Sadio Mané a raté sa tentative.

La trouille camerounaise, la maîtrise du Sénégal


L'opposition de style qui existe entre les deux équipes transparaît dès les premières minutes. Le Sénégal, flamboyant depuis le début de la CAN, déroule un football propre, construit et cohérent. Le Cameroun, qui s'est qualifié pour les quarts sur la pointe des pieds, ne peut rien faire d'autre que bétonner, en espérant miser sur une fulgurance de son homme providentiel, Benjamin Moukandjo. Pas évident face aux vagues d'attaques successives des hommes d'Aliou Cissé, particulièrement dangereux sur les ailes notamment grâce à Keita Baldé, complètement intenable. Le Laziale ainsi que les latéraux sénégalais, très offensifs, ne cessent de créer le danger sur les cotés, mais Kouyaté comme Mame Biram Diouf manquent de précision dans la finition. Ce dernier, pressé de marquer, envoie même sans le faire exprès un high kick dans les jambes de Fabrice Ondoa, le portier camerounais, en voulant tenter une reprise acrobatique. Pour respirer un peu, le Cameroun est obligé de la jouer malin, en multipliant les fautes tactiques. Et finit même pas émerger un peu en lançant en profondeur Moukandjo, repris de justesse par Koulibaly dans la surface.

Moukandjo taille patron, le raté de Mané


Le second acte débute sur des bases strictement identiques au premier. Le Sénégal déroule son jeu collectif, fait de passes à ras de terre et de combinaisons, tandis que le Cameroun serre les dents derrière. Et doit même s'en remettre à son faiseur de miracles, Fabrice Ondoa, qui capte une tête à bout portant de Mame Biram Diouf, à la conclusion d'un caviar délivré par Sadio Mané. Mais les Lions indomptables, qui continuent de s'appuyer sur un jeu très vertical, restent dangereux en contre. Aliou Cissé, qui se rend bien compte que les Lions de la Téranga manquent de mordant devant, sort Diouf pour Moussa Sow, son joker de luxe, qui a déjà frappé dans cette CAN en phase de poules face à l'Algérie. Mais c'est bien le Cameroun qui prend confiance et défie enfin sans complexe l'arrière-garde sénégalaise. Moukandjo, omniprésent, récupère une frappe écrasée de Bassogog, et est à deux doigts d'ouvrir le score pour les siens, mais voit sa frappe captée avec autorité par Diallo, le gardien sénégalais. Le piège camerounais semble se refermer implacablement sur les coéquipiers de Kalidou Koulibaly. Pourtant, les Lions de la Téranga mitraillent allègrement le but adverse, mais pêchent systématiquement dans la finition. Un manque de réalisme qui condamne les Sénégalais à affronter les incertitudes de la prolongation, face à des Camerounais tenaces, à défaut d’être vraiment intéressants dans le jeu.


Une prolongation copiée-collée du scénario des deux premiers actes. Le Sénégal domine et met le feu dans la surface adverse, mais tout le monde commence à connaître la chanson. Le Cameroun continue, lui, de se montrer dangereux par séquences. Diallo doit même dégainer une nouvelle parade décisive pour sortir une frappe de Jacques Zoua, bien servi par Moukandjo dans la surface. Fin du spectacle, place au suspens : les tirs au but peuvent commencer. Une séance où les snipers sont de sortie. Quatre tentatives réussies de chaque côté au moment où Sadio Mané s'avance. Sa frappe, trop axiale, est stoppée par Ondoa. Derrière, Vincent Aboubakar ne tremble pas pour plonger les siens dans l'extase. Le Cameroun verra les demi-finales de la CAN. Et s'impose face aux Sénégalais, aux tirs au but. Exactement comme en 2002, où les Lions indomptables étaient venus à bout des Sénégalais selon un un scénario identique. Le poids de l'histoire, toujours.

Par Adrien Candau
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