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À l'aise, Blaise

Avec les absences conjuguées d’Abou Diaby et Rio Mavuba, Didier Deschamps devrait titulariser Blaise Matuidi dans l’enfer du milieu tricolore. Un mal pour un bien ? « Oui » serait-on tenté de répondre, tant le Parisien progresse à vue d’œil.

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« VERRATTI! VERRATTI! » scande le Parc des Princes, comme un refrain assortissant chaque audace du lutin transalpin. À raison. Exceptions faites de sa prestation au Vélodrome et, dans une moindre mesure, de sa dernière copie rendue en Ligue des champions, le quarterback du PSG distille le jeu, fait courir l'adversaire, et envoie régulièrement ses receveurs au touchdown avec une insolante facilité. Mais s'il peut se permettre d'insuffler du style à chacun de ses gestes, Marco Verratti ne le doit pas uniquement à son accent et ses grands yeux bleus. Devant lui, deux hommes besognent sec, ratissent large, et annihilent toutes velléités adverses de sacker la rampe de lancement parisienne. Le néo-Bleu Clément Chantôme depuis peu, et surtout Blaise Matuidi.

De Matuidi la fourmi...

En Italie déjà, à l'époque de son grand Milan, Carlo Ancelotti avait eu cette idée de génie. Placer Pirlo en maître-chien du milieu de terrain, avec l'abattage d'Ambrosini et la hargne de Gattuso au bout de la laisse. Le labrador et le pitbull. L'amour et la violence. Pour des raisons capillaires évidentes, le « mister » a donc choisi de faire courir Chantôme devant Verratti, laissant Matuidi s'épanouir petit à petit dans le rôle du chien d'la casse. Celui qui aboie, mord et ne lâche rien. « Je ne fais pas de sacrifices, c'est mon job. Dans le foot, il y a les ouvriers et les artistes. Moi, je suis plutôt à ranger parmi les ouvriers. C'est pour ça que Paris m'a recruté. C'est normal que les joueurs offensifs défendent moins que des joueurs de mon profil. Si on me demande de dribbler deux ou trois adversaires, ça va être plus compliqué que pour eux. Ce sont leurs qualités, c'est normal qu'ils le fassent plus que moi, ce n'est absolument pas frustrant. Et puis mon rôle me plaît, c'est comme ça que je m'épanouis » , lâchait-il quelques mois après son arrivée au club, comme un terreau propice à l'effet « Carletto » .

Car en cette année 2012, l'enfant de Fontenay-sous-bois (94) se sent pousser des ailes. Mieux, il ne se contente plus de duels, d'interceptions et de passes latérales comme lors de ses premiers pas avec Antoine Kombouaré. Désormais, Blaise prend des risques payants et rayonne au delà des phases défensives. Bafé Gomis, son grand pote des années troyennes et stéphanoises, tend à confirmer les progrès de son « Blaisou » : « Son jeu est beaucoup plus mûr. Cet été, quand on s’est retrouvés en équipe de France, il m’a dit qu’il avait conscience d’avoir beaucoup progressé au contact des grands joueurs qu’il côtoie à Paris. Il sentait qu’il avait gagné la confiance de Carlo Ancelotti. À la perte du ballon, Paris se retrouve souvent coupé en deux et Blaise compense bien. Avec Marco Verratti, il défend en avançant. Du coup, il n’est pas étonnant de le voir parfois en avant-dernier passeur sur certains des buts de son équipe. Sur un plan tactique, il a toujours eu soif d’apprendre… » . Et comme tous les anciens pensionnaires du camp des loges, Matuidi a naturellement coché l'italien en LV1.

…à Blaise la cigale


« Il progresse très vite et fait preuve de beaucoup de continuité et d'agressivité. Il a trouvé une bonne position sur le terrain, un peu à gauche, et combine bien avec Verratti et Chantôme. Il a de plus en plus confiance en lui et je pense qu'il peut-être encore meilleur » , distille le maître transalpin, comme des encouragements sur un carnet de notes. Une marge de progression dont son disciple semble, lui aussi, avoir parfaitement conscience: « On me demande souvent de dépasser mon rôle défensif car, à mon poste, c'est ce qui fait la différence entre les bons et les très bons joueurs. Avec Saint-Étienne, je sais que je parcourais douze kilomètres en moyenne par match. Là, je ne sais pas encore mais mes distances ne doivent pas être plus élevées parce que je joue dans une équipe qui a plus souvent le ballon. J'essaye de balayer tout le terrain, mais peut-être que je devrais me canaliser un peu pour être plus efficace dans mes passes vers l'avant. Il m'a fallu un temps d'adaptation, c'est vrai que j'ai eu des débuts compliqués, mais là je me sens vraiment bien dans cette équipe. Il ne me reste plus qu'à trouver plus vite les joueurs offensifs et progresser dans mon jeu long » . Lucide, mais peut-être un poil trop humble le Blaise.

Car déjà dans le Forez, le Franco-angolais tenait seul le radeau vert à flot. En plus d'en être le principal moteur, il se muait aussi en gouvernail et orientait le jeu où bon lui semblait. Le Verratti de l'ASSE, c'était lui. « Blaise, c'est du pain béni pour un entraîneur. Il est très à l'écoute, très intelligent jusque sur le terrain. Il comprend et lit le jeu deux fois plus vite que tout le monde, et possède un rayon de destruction du jeu adverse très important ainsi qu'une grande capacité à jouer en profondeur » , résume Jean-Marc Furlan, l'homme qui a façonné le diamant formé à l'ESTAC. Et c'est sans doute parce que son milieu de terrain aura besoin de toutes ces qualités pour se sortir de la toile tissée par Xavi, Iniesta et consort, que Didier Deschamps devrait, lui aussi, se laisser séduire pour les deux matchs à venir. Avec le Japon pour trouver ses marques et monter en régime, mais surtout l'Espagne pour se dépouiller bien comme il faut, Blaise Matuidi n'a plus que deux marches à gravir pour être élu meilleur ouvrier de France.

Par Paul Bemer
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