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A l’aile Theo

Avec un début de saison tonitruant, Theo Walcott vient de sortir de la boîte dans laquelle on range les espoirs qui ne confirment pas. Le numéro 14 ne se contente plus de courir, il perfore et frappe fort.

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L’avantage, quand on commence le football très jeune, c’est que lorsqu’on se perd en chemin, il reste quelques années pour retrouver le bon. Theo Walcott le sait bien. C’est la septième saison où le monde du football entend parler de lui. Le 20 janvier 2006, lorsqu’il passe de Southampton à Arsenal pour rejoindre son idole Thierry Henry contre un chèque de 15 millions d’euros, pas une personne au royaume d’Albion n'imagine que près de six ans plus tard, l’attaquant supersonique ne fait toujours pas parler de lui dans la liste des candidats au Ballon d’Or. Au vrai, s’il s’est passé beaucoup de choses dans la vie du bambin, il confirme à peine. Mais c’est pas grave, il est largement dans les temps, il n’a quand même que 21 ans.

Le malheureux fossoyeur de Jermaine Defoe

Parce qu’à bien y regarder, la carrière de l’Anglais originaire de la Jamaïque (d’où la vitesse) a tout pour se crasher entre celle de Lamptey et celle de Yahiaoui. Emmené à la Coupe du monde 2006 alors qu’il n’a pas encore joué un match de Premier League, le benjamin subit indirectement les foudres d’un groupe qui ne comprend pas l’absence de Jermaine Defoe. Derrière, ses débuts en Premier League sont timides, il s’illustre avant tout en Carling Cup. Quand il ouvre le score en finale contre Chelsea en 2007, il se voit bien ramener tout seul un trophée à l’Emirates. Mais Drogba plante un doublé. Les Blues n’ont pas mis leur équipe de juniors. A ce moment-là, les observateurs ne sont pas inquiets. Les ennuis vont commencer l’année suivante. A la fin du mois de janvier 2008, Arsenal, jusqu’alors irrésistible, se fait chahuter sur le terrain de Birmingham. Eduardo en perd même sa cheville. Mais Walcott fait comme si de rien n’était et plante un doublé. Sur le coup, Wenger se dit que son remplaçant en attaque aux côtés d’Adebayor, il l’a. Mais à la fin, Clichy se manque, Gallas pète les plombs, et Theo s’avère trop léger. Les Gunners s’effondrent. Un scénario qui va avoir tendance à se répéter.

Pas de mental

Pour Walcott, c’est la même. Depuis l’été 2008, Arsenal joue en 4-3-3. Walcott est censé être ailier droit. Si Guardiola le gratifie d’une belle formule - « Il vous faut un pistolet pour l’arrêter » - si Messi le présente comme un des adversaires les plus redoutables qu’il n’ait jamais affrontés, au vrai, Walcott n’est jamais vraiment dangereux. Il est toujours dans la catégorie des joueurs les plus rapides mais il se contente de rester sur son aile : pas de sens de but et surtout pas de mental. Lorsqu’il arrive l’an dernier à obtenir un penalty précieux à la 97e minute d’un match de Cup en plongeant dans la surface, il ne confirme pas derrière, comme le reste de son équipe, quand la possibilité de gagner un titre devient réelle.

Un transfert vers le Barça

Autant dire que cet été, en voyant que Walcott était le seul postulant à l’aile droite avec Archavine, les fans d’Arsenal ont paniqué, demandant du renfort à tue-tête. Si Wenger a finalement acheté cinq joueurs dans les dernières heures du mercato, il n’a pas pris d’ailier. L’Alsacien avait déjà vécu le sprint de son attaquant conclu par un but sur le terrain d’Udine pour la qualification en Champions. L’Anglais sort de trois mois pleins, où il a non seulement montré une vraie complicité avec Van Persie, mais aussi une faculté à se servir de sa vitesse à bon escient. Ashley Cole et Morel, qui se sont mangés des grands ponts récemment, peuvent en témoigner. « Avec notre manière de jouer, on pense qu'on peut battre n'importe qui. On sent qu’à chaque fois qu’on s’élance vers le but, on peut marquer » lâchait-il, euphorique, après la victoire contre Chelsea samedi. En fin de contrat en 2013, Theo est déjà envoyé à Barcelone. Mais Wenger ne s’inquiète pas. Son joueur sait qu’il a le potentiel pour écrire l’histoire du club londonien. Après tout, Henry n’est venu à Arsenal qu’à 22 ans…

Par Mario Durante
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