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À Formentera, le foot aussi est roi

Connue pour ses plages paradisiaques et sa nature reine, l'île de Formentera est une ode aux cartes postales. Plus que ses touristes et ses amoureux, elle compte également sur un club de football. Au troisième échelon régional, le SD Formentera tente de déjouer les incommodités de son territoire pour continuer à rêver. Ce qui passe par un parcours homérique en Coupe du Roi.

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Juxtaposée à sa grande sœur d'Ibiza, l'île de Formentera complète l'ensemble des îles Pityuses. Plus sauvage et plus calme que sa voisine dédiée à la fiesta, plus étroite que n'importe quelle des quatre îles des Baléares, elle forme un havre de paix en plein milieu de la Méditerranée pour touristes en quête de repos. Des touristes qui peuvent jouir d'une faune rare, d'une flore dense, d'une eau turquoise ou encore d'un ciel azur en permanence. De même, ils peuvent se rendre à l'Estadio Municipal, également baptisé Sant Francesc Xavier de Formentera. Situé en plein cœur de la commune, « il vient d'avoir une toute nouvelle pelouse synthétique » , se félicite le président du club. Felipe Portas Ribas, Formenterer de naissance, ne cache pas sa joie à l'idée d'évoquer son bébé. Et pour cause, le SD Formentera, qu'il a repris il y a de ça huit saisons, connaît une croissance rectiligne depuis sa reprise en main. Aujourd'hui en troisième division régionale, il s'apprête à aller défier Alcoyano lors du premier tour de la Coupe du Roi. Une compétition qui, à défaut d'offrir une chance de succès aux insulaires, leur donne le droit d'exister sur le plan national.

Des copains d'abord à une équipe de semi-pros


« Le football est présent depuis toujours à Formentera, s'amuse d'emblée Felipe Portas. Notre club a lui été créé en 1973. Depuis sa création, il n'avait évolué qu'au plus bas niveau du football espagnol. Sauf lors de la saison 1980-81, lorsque l'équipe avait évolué en troisième division régionale. » Cette troisième division régionale - ou quatrième échelon national, soit la CFA espagnole -, le SD Formentera la retrouvait il y a de ça quatre saisons. Une remontée qui permet au club de mettre en place un nouveau projet basé sur trois pans : le sportif, le social et l'économique. « La première chose a été de faire passer ce club exclusivement composé d'amis vers un club de semi-pros » , poursuit le président. De fait, il ne reste plus qu'un seul local de l'étape en équipe première. Aujourd'hui trentenaire, Oscar Mayans fait donc figure d'exception : « Dans l'équipe, il y a deux joueurs qui viennent d'Ibiza. Sinon, tout le reste vient du reste de l'Espagne et même d'autres pays, comme la Roumanie. » Pour attirer du manieur de ballon, la direction mise sur un cadre de vie pas vilain, quelques entraînements sur la plage et se démerde pour « trouver des boulots aux recrues » .

Cette politique ambitieuse est déjà un succès auprès des tribunes du modeste stade Sant Francesc Xavier de Formentera. « C'est notre réussite sociale, sourit Felipe Portas. Avant, il n'y avait qu'une quinzaine de spectateurs à chaque match. L'an dernier, au moment des playoffs, nous avons atteint les 1500 spectateurs. Ça représente tout de même 10% de la population de l'île ! » Cette affluence en hausse ne suffit pourtant pas à transformer ce club amateur en équipe semi-professionnelle. Pour ce, il faut de l'argent. Et il y a de ça dix ans, le SD Formentera n'en avait pas en poche. Le président, toujours : « Avec l'aide des entreprises et de la population, nous avons réussi à faire disparaître une dette de quelques dizaines de milliers d'euros. Et puis la municipalité nous prête toutes les installations sans que nous ne déboursions rien. » Pour Oscar Mayans, la faiblesse de Formentera est également sa force : « Nous sommes la seule équipe de l'île. Du coup, toutes les entreprises d'ici nous sponsorisent. Alors que sur l'île de Majorque, il doit y avoir une quinzaine de clubs qui se bagarrent pour trouver des partenaires. »

Des subventions, mais pas de téléportation


Seul sur son île, le SD Formentera doit donc se farcir des voyages de longue haleine. Pensionnaire de la quatrième division nationale, il se balade à travers les quatre îles de l'archipel des Baléares. Ainsi, pour se rendre à Minorque, c'est un véritable périple qui attend la quinzaine de joueurs ainsi que l'entraîneur et le délégué. « Pour s'y rendre, il faut d'abord prendre le bateau jusqu'à Ibiza. De là-bas, on prend le bus jusqu'à l'aéroport. Ensuite, il faut prendre un premier vol jusqu'à Majorque, puis un second jusqu'à Minorque avant de prendre un dernier bus pour se rendre jusqu'au stade. Et c'est pareil pour le retour » , confirme Felipe Portas. Ce programme les attend tous les 15 jours. Pour Oscar Mayans, les problèmes sont plus pratiques que d'ordre financier : « En Espagne, les clubs insulaires disposent de subventions pour tous les déplacements. Pour la bouffe et l'hôtel, ce sont nos sponsors qui règlent l'addition. » Pour leur entrée en lice en Coupe du Roi, ses coéquipiers se déplacent dans ces conditions à Alcoyano. L'occasion de s'éclater pour ce qui s'apprête à devenir leur deuxième participation en Coupe du Roi.

Par Robin Delorme, en Espagne
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